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Élections Québec 2012

11-09-2012

Élections Québec 2012

                             Par Jean-Paul Kozminski

Sommes-nous des consommateurs-électeurs?

Le marketing politique a-t-il pour but de vendre des idées ou des politiciens?

Que consommons-nous? Des rêves? Rêves de vivre en sécurité, d’entrevoir un monde meilleur, moins corrompu? Moins pollué? Plus égalitaire? Avec un accès à notre médecin de famille, un temps limité d’attente pour une opération ou un bilan de santé? Une éducation de qualité avec un déboursé minimal? Des routes sans trous? Des retombées économiques de nos ressources naturelles? Pas de fusil? Une police compréhensive capable de comprendre la loi? Que les riches payent leur juste part d’impôts? Rapatrier les évadés fiscaux? Refouler les demandeurs de citoyenneté illégaux? Moins d’immigrants? Permettre aux entrepreneurs d’entreprendre et de faire leur juste part de bénéfices pour le bénéfice de tous? Et SVP pas de dérangements dans ma cour! Merci!

AH!  J’oubliais… moins d’impôts!

Les différents journaux, médias, rapportent ou transmettent, orientent et guident la main qui dépose SON bulletin de vote pour s’offrir le produit choisi.

Alors nous sommes heureux de choisir, lors des élections libres et démocratiques, le parti  dirigé par un MESSIE ou une NOTRE-DAME du secours perpétuel.

Cela est-il forcément mauvais pour l’intérêt général et la démocratie ? Lisons ce qu’écrivait Edward Bernay en 1928 (oui c’est bien en 1928) qu’il publiait un livre bien nommé : PROPAGANDA. « La manipulation consciente et intelligente des habitudes organisées et de l’opinion des masses est un élément important dans la société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible constituent un gouvernement invisible qui est la vraie force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont forgés, nos goûts dictés, nos idées suggérées principalement par des hommes dont nous avons j’aimais entendu parler. C’est un résultat logique de la façon dont notre société démocratique est organisée. Un grand nombre d’humains doivent coopérer de cette manière dans la mesure où ils doivent vivre ensemble dans une société fonctionnant de la manière la plus fluide possible… Dans presque tous nos actes de la vie quotidienne, que cela soit dans la sphère politique ou commerciale, notre conduite sociale ou notre pensée éthique, nous sommes dominés par une portion relativement petite de personnes… qui comprennent le processus mental et le schéma social des masses. C’est eux qui tirent les ficelles qui contrôlent l’opinion publique… »

Ainsi le marketing politique selon Bernays est utilisé par une certaine élite « bien- pensante » comprenant le fonctionnement de la psychologie des masses pour préserver un climat social apaisé. Mais également, on le comprend, pour s’assurer une place en haut de la hiérarchie sociale.

Mais, si nous sommes conscients de cet énoncé, pouvons-nous voter, malgré tout, selon nos convictions?

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