La Messe du Père LUREL.
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                   Par Éric E.G. NOGARD             Â
Voilà que nous vient la Messe du père LUREL après bien entendu, qu’Aimé CÉSAIRE nous ait gratifiés de sa grimace.
« Alors ! Serrons-nous la main et allons-y ! »,
Une grimace dont notre marc de café n’a pas été long à nous mettre dans la tête qu’une grimace est une grimace et qu’il ne suffit pas d’une grimace pour réussir là où des siècles ont échoué.
Ce qui nous a conduit à penser qu’une partition de l’île, avant qu’il soit trop tard, serait le mieux que nous puissions espérer.
Eh bien, notre avis, le voici. Comprenne qui voudra.
Sans compter que pour nos Eliot NESS dont on sait la mission, pas l’ombre d’un Capone ni d’un Luciano dans les rangs de « tutti li capi » dont-ils espèrent avancement, médailles, prébendes et sinécures.
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Nonobstant la réalité qui veut que la Géographie de l’Économie Politique soit assez comparable à la Géographie Terrestre : quand ça monte ça monte, quand ça mouille ça mouille et quand ça chute ça chute.
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Abstraction faite enfin de la volonté de Monsieur Nicolas SARKOZY de mettre un peu d’ordre dans le bazar, ce pour quoi tous les « AMIS du PEUPLE » se sont mis en bandes pour lui barrer la route aux dernières élections.  Â
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C’est bien qu’un Chef d’État annonce qu’il mettra son Pays sur le Droit Chemin.
Cependant, faut-il que sur ce « Droit Chemin » le citoyen ne soit pas « aplati » comme le crapaud sous la roue d’un rouleau compresseur, d’un bulldozer si on préfère.
Or, pour les Français aplatis de semblable façon, les bulldozers ne manquent pas, ce n’est pas là le drame.
Le tout étant de savoir et de s’avouer qui sont ces bulldozers, même pas, car on sait qui ils sont et même dans l’hémicycle, qui oserait seulement les pointer du bout de la langue.
Car nos faiseurs de lois ne sont pas ce qui nous fait défaut, pas plus que nous font défaut toutes les lois qu’ils font.
Histoire de se cogner les pectoraux comme sait si bien le faire le gorille, chacun de nos faiseurs de lois ne fait-il pas en sorte qu’une Loi porte son nom.
Quant à savoir à quoi sert cette Loi, la question n’est pas là .
Et c’est ce qui nous tue.
Trop nombreuses sont nos Lois qui Conduisent au Bordel, pire, à notre anéantissement, du moins, du moins dans l’idée que nous nous faisons de nous mêmes.
Ainsi.
Cherchons-nous à réaliser le danger que représentent pour nous nos Lois et nos Décrets en ce qu’ils ont d’incitatif pour l’Étranger, le moins souhaitable peut-être, même si tout le monde se ressemble.
Cherchons-nous à savoir dans quelle mesure ils incitent à entrer chez-nous, ceux qui se foutent le plus de nous.
Car une fois l’assiette vide, qu’a-t-on à foutre de la vaisselle, une fois la nuit passée, qu’a-t-on à foutre de la chambre, une fois les cerises englouties, qu’a-t-on à foutre du cerisier, au contribuable d’y voir clair.
Ainsi.
Avons-nous la maîtrise de cette Pléthore d’Associations et d’organismes qui nous vident de notre sang sans rien nous apporter qui nous soit profitable, mis à part et encore, quelques bulletins de vote.
A avoir trop de tiques, quelle vache ne succombe.
Or, ne semble-t-il pas que dans notre société, les tiques soient devenues la panacée sous son costume de Plan Marshall au service des Dalton plus prolifiques que les rats.
Marshall, Oui. Dalton, Oui. Lucky Luck combien.
Car nous avons des Lucky Luck ! Autrement, les Eliot des Contributions Directes, Indirectes et Domaniales seraient pour quoi faire.
Quant aux Marshall, toujours les mêmes, les « Profiteurs-Voleurs » et les Couillons de Contribuables.
Comme si la démonstration n’avait pas été faite, à considérer le nombre d’entreprises artisanales et industrielles que comptait la Martinique… Et la France aussi, de l’essor promu par Napoléon III à l’ère de la Gauche généreuse et dispensatrice de prospérité que nous vivons.
Que les Collectivités et les Syndicats continuent de ponctionner le Patronnat et le Contribuable pour Hausser les Salaires et faire baisser les prix et leur but sera atteint avant longtemps : finie l’entreprise pour cause de Vampirisme et fini le Contribuable pour cause de mamelle rendue étique tarie à tout jamais et… tout le monde sera content.
         Finis les riches qui font envie, ces profiteurs-voleurs.
         Finis les pauvres car chacun aura à zéro sa feuille d’impôts.
         Bonjour la galette de terre comme en Haïti.
         La messe du Père LUREL à nos gens de la gauche sera dite…
                   Ite misa est.
A moins que les Collectivités se contentent de ce que peuvent leur donner l’Entrepreneur et le Contribuable car, nul autre qu’eux n’apporte un centime, pas un centime à la Caisse Commune.
A moins que les Collectivités n’apprennent à se serrer les cordons de leur bourse en fonction de ce qu’elles peuvent avoir raisonnablement comme budget, car on doit pouvoir faire avec le peu qu’on a.
Aucun Plan Marshall, fut-il l’autonomie, fut-il l’indépendance, fut-il le Corps Syndical, fut-il Madame MERKEL n’y pourra rien, voire l’Abbé LUREL.
Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.
Pour « Martinique Province Française »,
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