Montréal

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Les Jours de la Banane sont Comptés.

22-08-2012

Les Jours de la Banane sont Comptés.

                         Par Éric E.G. NOGARD                                             

 

Comme le dit la chansonnette, c’était bien autrefois, au bon vieux temps des crinolines.

 

So, so many Years ago.

 

Il y avait en Calabre Cent bandits mâlins qui avaient tous un poil dans la main.

 

Calabrais, bandits, paresseux, Oïl, Oïl, Oïl, c’est pas banal, mais pas banal du tout.

 

Et, ce qu’il y a de moins banal, dans tous leurs mauvais coups, au lieu d’une Carabine, ils portaient une mandoline autour du cou.

 

Quelques accords qui vous faisaient rêver et votre poche était faite.

 

 

Si, dans notre guèguerre contre l’épandage de Pesticides dans nos Champs, guéguerre dont rien ne dit qu’elle soit sans risque de virer à la lutte armée, nous nous inspirions de ces bandits Calabrais, peut-être l’emporterions-nous sans nous haïr au point de nous flinguer.

 

Dans notre Péi a cé ta nou, ne serait-il pas bon que nous nous dépêchions d’accorder nos mandolines, ce qui serait pour nous une clause de précaution pas plus mauvaise qu’une autre.

 

Ainsi :

 

  • Sans épandage de pesticides, pas un bananier debout, c’est vrai.

 

  • Sans la prohibition des pesticides, pas une prostate qui tienne, c’est vrai.

 

Cependant :

 

  • Sans les pesticides, est-ce à l’arbalète ou est-ce à la sarbacane que nous combattrons les ennemis de nos cultures, et, la banane pas plus que les autres, étant donné que les rats aussi sont combattus à coups de pesticides.

 

Et, faute de bananiers et de canne à sucre, cercosporioses, charançons et souris ne se rabattront-ils pas pour survivre, sur tout ce qui cherche à pousser sur la terre de Martinique.

 

  • Le maintien des pesticides verra notre fin à tous avant celle des bestioles qui, elles, ont certainement de meilleurs moyens que nous de l’emporter au bout du compte.

 

Alors que faire :

 

  • La guèguerre entre-nous ce qui n’est pas de nature à déranger nos ennemis communs.

 

  • Accorder nos mandolines pour trouver au plus vite une économie de rechange qui puisse assurer notre survie.

 

Car, il nous faudra bien, un de ces jours, dire adieu à Aides et Subventions comme hier nous l’avons fait à Madras et Colliers Choux.

 

  • Nous mettre à entonner le Chant des Trépassés comme le firent hier encore, Équipage et Passagers du Titanic, après avoir défié le Destin tant qu’ils ont pu, eux qui se croyaient insubmersibles… incoulables, imbattables.

 

En tout cas :

 

Quitte à ce qu’elle se fasse rire au nez, « Martinique Province Française », trouvant que l’Heure est grave et même Gravissime, se creuse les méninges à la recherche d’une alternative :

 

–       La Forêt, mais quelles essences et quelles applications, pour quel salariat et pour quel bien public.

 

–       Le Maraîchage et les Fleurs, pour quelle clientèle.

 

–       L’Élevage mais lequel. Bovin, Porcin, Aviaire et quelles industries collatérales.

 

Car de toute façon, les jours de notre banane sont comptés.

 

Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.

Pour « Martinique Province Française »,

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