Montréal

Nouvelles

L’Instant où tout a basculé

31-07-2012

L’Instant où tout a basculé.

               Par Éric E.G. NOGARD                


 

 «  Nous avons cru longtemps à une grosse fiche de paie et pour la faire grossir toujours davantage, tous les moyens nous ont semblé bon

Sachons désormais que la Course à l’Argent ne fait pas le Bonheur. »

 

***     ***     ***

 

C’est du moins l’idée que nous nous faisons en conscience.

Qu’elle soit bonne, qu’elle soit mauvaise, nous ne jurons de rien.

 

D’ailleurs, qu’est-ce qui est bon et qu’est-ce qui ne l’est pas, Dieu seul le sait.

Nous croyons en tout cas que l’équilibre est une réponse à tout.

 

Point d’équilibre et tout bascule, et tout chavire, ce qui revient à dire que tout réside dans la juste mesure.

 

 

Un jour, il nous a été donné d’entendre cette observation :

 

« Peu m’importe que je sois frustré de mon salaire, je peux crever de faim.

 

En revanche, l’Argent de mes enfants, c’est sacré. »

 

 

Alors, nous nous sommes dit : « quelque chose ne va pas ».

 

Effectivement, le chantage aux Allocations Familiales avait commencé, mettant à Mal, voire en Danger de Mort Notre Société, par le biais de deux valeurs qui l’honoraient le plus, le Salaire et l’Assistance aux défavorisés, aux handicapés aux nécessiteux et aux personnes âgées.

 

 

Chez nos voisins on dit encore : 

 

« Honneur et Respect à celui qui ramène un Salaire ».

 

Et, chez-eux, c’est du salaire que tout dépend.

Tout, de A à Z.

 

Et, chez-eux, c’est le salaire qui fait de la cellule Familiale une Unité Sociale à la fois Hiérarchisée, organisée, viable et digne de considération.

 

Les Progrès de la Science, le Contrôle des Naissances et la Mâturation des Esprits devant conduire à une plus grande valorisation des Salaires, afin que le Salaire puisse assumer son noble Rôle, tout en faisant en sorte que les défavorisés, orphelins, handicapés et personnes âgées soient pris en compte dans le partage du bien commun.

 

 

Chez nos enfants, chacun s’est mis à réclamer :

 

« Ma bourse m’appartient, c’est à moi de la toucher, d’en faire ce que je veux. Je ne dois rien à mes parents, mes allocations pourvoient à mes besoins. ».

 

Et la cellule Familiale, cette Unité Fondamentale de Notre Société a connu ses premières Lézardes, chacun touchant ses sous et, dès-lors, pouvant faire à sa guise, dans la même maison : Le Roi est mort et tout le monde est Roi, chacun fait ce qu’il veut.

 

 

Chez nos Parents, personne ne s’en est ému à haute voix.

 

Chez nos Parents, personne ne s’en est ému à haute voix, tellement le risque était grand de se faire mal juger par ce Juge Souverain nommé « Le Plus Grand Nombre ».

 

 

Chez nos Élus, une seule rengaine.

 

Chez nos Élus, une seule rengaine se fait entendre en manière de Vade-mecum tenant lieu de Programme :

 

« Du Travail pour les Jeunes, de la Culture pour les Jeunes ».

 

  • Sans que jamais aucun d’eux n’ait pu dire à ce jour comment il comptait se prendre pour Multiplier le Pain qu’est devenu l’Emploi, ni ce qu’il comptait ajouter au Bel-air, à la Conque de Lambi, qui, quoi que merveilleux en soi, font Chaussures un peu bout-à-bout pour les Pieds.

 

  • Sans qu’aucun d’eux n’ait jamais eu la moindre velléité de s’adresser aux Jeunes en un dialogue ou oral ou écrit et direct.

 

 

Chez-nous, en somme, on tourne autour du pot, dans l’attente d’un Miracle.

 

Le Safari d’aujourd’hui est à l’encontre des croque-mitaines et des sorcières, ainsi, les  » Restavec »  et les Colons.

 

C’est vrai qu’il y a eu le « Restavec » avec ses Ombres et ses Lumières.

 

Mais, Hélas, les Prisons toujours insuffisantes, n’auraient-elles pas remplacé les « Restavec ».

 

Les Prisons ne seraient-elles pas en passe de déborder de leurs Essaims de Casiers Judiciaires.

 

Tout n’est-il pas en train de Basculer… sans retour… à qui la Faute.

 

Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.