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Stéphane Gobeil : une bombe !

03-07-2012

Stéphane Gobeil : une bombe !

Par Michel Frankland

L’intoxication politique, comme dans les autres anfractuosités qu’emprunte l’espionnage, se révèle souvent d’une efficacité redoutable.

Le déficit du Québec, quoiqu’en disent les chantres illuminés, se révèle périlleux. De là à conclure que nous ne savons pas nous administrer, il n’y a qu’un pas vite franchi. Où crèche alors l’intoxication ? Dans ce qui la définit dans le monde du renseignement : un spin subtil, et d’autant plus crédible. Cette intox se formulerait ainsi :

Effectivement, vous, les Québécois, êtes meilleurs dans les arts que dans votre capacité à vous administrer. Une preuve corollaire : le Bloc ne cesse de quémander à Ottawa. Incompétents à vous gérer, vous compensez par les demandes incessantes au fédéral pour éviter de trop glisser dans vos dettes collectives.

Si bien que plusieurs indépendantistes, le courage dégonflé par ces «faits», ont laissé dériver la barque de leur perception politique vers l’ADQ ou un parti fédéral. Car l’autre variable sous-jacente, et que le PQ n’a pas eu l’heure de saisir, c’est l’incompatibilité de son orientation de centre-gauche et des indépendantistes de droite. L’intoxication s’est donc avérée naturelle à gober pour les indépendantistes de droite. Mal à l’aise au PQ pour cette raison, ils tombaient à pieds joints dans les filets de cette intox. Ce parti présentait une seule avenue souverainiste, celle du beau rêve chromé où l’on ne demande jamais combien ça coûte. D’où le déficit assez indigeste. Bref, l’équation était simple : INDÉPENDANCE = PQ= RÊVE = GAUCHE = DETTES INCONTRÔLABLES.  La droite indépendantiste avala l’intoxication fédéraliste avec l’hameçon jusqu’aux tripes !

D’où la  bombe de Stéphane Gobeil : NOUS NE SOMMES PAS LES ENFANTS GÂTÉS DE LA FÉDÉRATION ! NOUS PERDONS 7,5 MILLIARDS ANNUELLEMENT PAR RAPPORT AU COÛT  ANNUEL D’UN QUÉBEC INDÉPENDANT !

Gobeil a été pendant plusieurs années au service de recherche du Bloc Québécois. Il a fait dans son ouvrage explosif [1]un travail de moine. Comptes publics par comptes publics, ministère par ministère, postes budgétaires par postes budgétaires, il a tout compté. Scrupuleusement. Méthodiquement. Il a tenu compte de la péréquation, de la juste part de la dette fédérale que nous devons assumer. Il a symétriquement calculé, et souvent à la hausse, par bonne mesure, les frais annuels d’un Québec indépendant. Bref, il évente l’intoxication.

Des personnes haut placées dans la sphère indépendantiste m’assurent que le livre sera utilisé à bon escient.  Pourtant, alors que cette étude prouve de façon magistrale que l’indépendance sera nettement plus rentable que notre appartenance fédérale et devrait rallier les personnes atteintes par le virus de l’intox… je n’entends pas de clameurs médiatiques.

Un épisode de l’émission Sixty Minutes nous fait comprendre pourquoi. Leslie Stahl, femme moderne et distinguée, était naturellement démocrate. Or, Reagan vient de commettre une bourde évidente et il va tenter l’impossible : s’expliquer dans une rencontre publique. Madame Stahl tient la mise ! Elle insiste lors de l’émission pour rappeler que le président traitera d’un sujet dont tout le monde a entendu parler. Elle fournit les coordonnées. Effectivement, la popularité de Sixty Minutes majore la présence à la réunion républicaine. Le lendemain  de l’événement, elle reçoit un coup de fil d’un des organisateurs républicains. Elle «sait» qu’elle va se faire engueuler : de quel droit laisse-t-elle entendre que Reagan va difficilement répondre à ses décisions malencontreuses… Mais non, le téléphone est tout à fait chaleureux : «Merci, Leslie ! Tu nous as amené pas mal de monde !» Et l’organisateur chevronné lui rappelle  que le quotient moyen est de cent. Les auditeurs n’ont pas trop compris l’erreur du président. Ils n’ont vu que le bon papa de la nation, chaleureux, attachant…

«Les peuples, écrit Céline,  n’ont pas d’idéal. Ils n’ont que des besoins.»  Le livre de Gobeil est une bombe pour quelqu’un qui pense. Mais Jos Bleau et Janine Bleau  ont un quotient moyen de 100. Un courage moyen de 100. Etc.

On n’écoute que les chefs. Si, effectivement, les leaders souverainistes moussent ce document déterminant en l’expliquant chapitre par chapitre, le troisième référendum sera gagnant.  Monsieur et Madame Bleau voteront oui. Autrement, les Bleau zapperont leurs postes de télé préférés et achèteront quelques vêtements de saison.

Michel Frankland
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Henri Cohen
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