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La Lâcheté, serait-elle devenue notre Mamelle.

25-09-2014

La Lâcheté, serait-elle devenue notre Mamelle.
Par Éric E.G. NOGARD

Depuis un bout de temps, même, depuis un bon bout de temps, les Établissements de Travail, Publics ou Privés sont devenus dit-on, contrairement à ce qu’ils étaient, même si parfois on y réclamait – ce qui semble compatible, voire inhérent à un processus de bonne santé et d’épanouissement de ceux qui y sont employés – un peu plus de confort, un peu plus de sécurité, une meilleure paie.

D’ailleurs, le Droit de Grève n’a-t-il pas été conçu et institué, depuis le Moyen-âge où ce Droit a été reconnu, non par un quelconque syndicat ou un prétendu parti politique, mais bel et bien par le Roi lui-même, ce bon Roi de France qui prit pour Légitime le Droit de se mettre en Grève afin d’obtenir un meilleur salaire et de meilleures conditions de travail.

Depuis un bout de temps, même, depuis un bon bout de temps, les Établissements de Travail, Publics ou Privés, sont devenus pires que des bagnes, par la faute de ceux-là même qu’on n’ose pas pointer du doigt, tellement on craint de le payer cher, vu qu’ils tiennent le bâton par le bon bout et qu’ils n’y vont pas du dos de la cuillère, leur rôle de cadre ou de dirigeant leur faisant prendre les lieux pour leur bien propre :

    Tout chef, si peu chef soit-il, se croyant plus propriétaire que le Propriétaire lui-même, toujours jouissant de la chose de l’autre tout en se gardant de fonder la sienne… et pour cause.

    Malheur à qui ne leur plaît pas, malheur à qui ne passe pas à leurs moindres caprices, malheur à qui ne succombe pas à leur harcèlement.

    Gare à qui ne se plie aux fantasmes de ces Employés Surprotégés.

Confondant volontiers entre Diriger et Être Propriétaire, ne distinguant pas entre Direction et Propriété, se laissant prendre à la Griserie du Pouvoir ces partis de pas grand-chose, fort souvent, il est vrai que les Diplômes sont devenus une Religion dans notre Pays des Merveilles.

    Ils font de l’Établissement une Galère, pire, un Bagne, pire encore, un Enfer…

    Des Établissements où les cadres sont les Pires Gardes Chiourmes, les Mâtons de la dernière espèce, au point qu’à la seule idée de s’y rendre, on se fait une authentique maladie, les Médecins peuvent en témoigner.

    Des Établissements où la délation, la calomnie et la flatterie, la trahison sont plus infernaux que le baiser de Juda… et sont monnaie courante.

C’est-à se demander à quelle source s’abreuvent tous ces Sortis des Hautes Écoles et Bardés de Diplômes qui ASSASSINENT les Personnels et Établissements qui leurs sont confiés, dont ils ont la charge, mais dont il convient qu’ils sachent qu’ils ne sont propriétaire, ni du Troupeau, ni de la Bergerie, ni du Pré qui les nourrit, ni même du fouet qu’ils font claquer beaucoup plus pour la Terreur du Personnel que pour la Bonne Santé de l’Entreprise.

Seul le Despotisme Absolu comptant pour ces Propriétaires Putatifs, leur Perversité et les Complicités dont ils s’assurent, la complicité faisant qu’ils ont toujours raison de leurs Victimes.

Et c’est ainsi que va l’Entreprise Française depuis que le Personnel est Coupé du Bon Droit par les Bonnes Œuvres du Directeur et de son Staff, ces Propriétaires Putatifs de Malheurs qui font que le Légitime Propriétaire ignore tout de son Bien comme de ceux qui y triment pour le rendre Prospère.

Et c’est ainsi que dans l’Entreprise, qu’elle soit Publique, qu’elle soit Privée, Malheur à qui n’a pas la tête solidement rivée sur les épaules.

Quant aux Preuves, comment les réunir dans un tel système rompu à l’art de ne pas donner prise, de ne pas laisser de traces : en demander de plein droit c’est déjà s’exposer à une mise à la porte.

    On se bourre de pilules pour que tiennent les nerfs… hélas.

    On en arrive à sortir de ses gonds…, deux fois hélas.

    La dépression fait suite au coup de gueule… trois fois hélas.

Et la machine s’emballe, c’est la violence, c’est l’exclusion, avec pour corollaire la faim, la rue, la Prison, l’Aliénation, le Cimetière.

Au point qu’on se demande, s’agissant de ce Phénomène Odieux que nous montrons du doigt,

–    Dans quelle mesure il échappe à nos Marchands de Paradis, gens de si bons conseils.

–    Dans quelle mesure ils n’y seraient pour rien, eux à qui rien n’échappe.

–    Dans quelle mesure ils échapperont eux-mêmes à cette abomination qu’ils tolèrent, qu’ils encouragent ou qu’ils exploitent sans avoir l’air d’y toucher.

La Torture Morale est trop Évidente dans certains Établissements Publics ou Privés pour qu’on l’ignore.

Ses Conséquences sont trop Révélées par les Médias comme par le bouche-à-oreille pour qu’on ne tente pas d’y mettre un frein.

Pour que quiconque soit sensé les ignorer et se taire comme il est devenu d’usage… n’est-ce pas à désespérer de tout.

Dans la mesure où nul ne t’ignore, TORTURE,
Dans la mesure où tu prospères comme c’est le Cas.

La LÂCHETĖ serait-elle devenue notre MAMELLE.

Hier on savait dire « Gare à la Mine ».
Hier on savait dire « Attention ! Un Serpent, Watch it ! »

Impossible de dire aujourd’hui « Gare au Salopard! »
A ce train que nous réserve demain.

Maintenant que le « Misereatur vestri omnipotens Deus et demissis peccatis vestris » de notre vieille Morale chrétienne a cédé la préséance au « Va mon frère et pèche en paix, tant et comme il te plaira » de notre nouvelle morale venue d’Égypte ou de quel Rasta-boum,

LÂCHETÄ–, NE SERAIS-TU PAS DEVENUE NOTRE MAMELLE.   Â