Montréal

Nouvelles

DROIT DE L HOMME(14)

20-12-2011

DROIT DE L HOMME

L’information reçue

par Lam Cham Tho

 

Répresson des manifestations des minorités ethniques sur les Hauts Plateaux du Centre

Le 14/8/2008, plus de 8000 personnes de la minorité ethnique de Jarai, commune de Lgia To du district Chu Sê, Gia Lai, les plus nombreux sont à Ia Uor, Cu Drang, Ia Sion, R’Sai, buon K’Nut, de la Commune K’rông Pak avec quelque 7000 personnes, et plus de 1000 personnes de la minorité Ede des communes Duc Co, Cu Sê, Ia Grai, Dak Doa, Gia Le, Ayumpa, Phu Thien, province de Gia Rai, commune Hleo, K’Rông Pawk, K’Rông A Nang, Lac, K’Rông Nô, province de Dak Lak, les districts de Plei Rac, Sa Thay, Honrobang, province de Kontum Buon-Tieu, Buon E-Nao, Chu M’Ngal, E’l Leo, province de Dak Lak se sont rassemblés pour manifester pacifiquement pour exiger la libération de 350 personnes des minorités ethiniques qui ont été emprisonnés en 2001 et en 2004 et la restitution des maisons, rizières, terres qui ont été confisquées par les autorités vietnamiennes et le respect des libertés religieuses. Ces 350 personnes sont en train de se dépérir en prison comme M. Siu Lul, un responsable de l’Eglise Catholique d’origine des minorités ethniques qui est décédé dans les prisons communistes, après de nombreux mois de souffrances, de privations, et de tortures. M. Siu Lul, âgé de 62 ans, domicilié au district de Chu Sê, province de Gia lai, sur les Hauts Plateaux du Centre, a été transféré au Nord dans la prison de Ha Nam depuis 2004.

Les autorités vietnamiennes ont envoyé 1500 troupes de l’Armée Populaire, les forces de police 113, les forces de police mobile, des hommes de main de gangs déguisés dirigés par le Service Secret TC2 , les forces de sécurité locales dirigés par le Commandant Nông Van Luu ont réprimé sévèrement les manifestants. Ils ont utilisé des matraques et des fouets électriques (fournis par la France) pour réprimer sauvagement les femmes et enfants, plusieurs personnes ont été blessées et un certain nombre d’autres décédées.

Liste des prisonniers de l’Association d’Information de l’Eglise Protestante des peuples vietnamiens.

Torture des prisonniers jusqu’à la mort

 

  1. M Vu Tien Dat, l’officier sublieutenant parachutiste, après 1975, a été incarcéré au centre de Trang Lon. Il s’est évadé avec M. Nguyn Tan Loc, ingénieur agronome, ont été fusillé sur place.
  2. Hoang Loc, étudiant en 6è année de l’université militaire a été déporté au camp de travaux forcés de Ka Tum. Sur le chemin lui conduisant aux chantier, il discutait avec des personnes rendant visite aux prisonniers, les gardes lui avaient interdit mais il passa outre, a été tué sur le champ.
  3. Le professeur Ngueyn Vu Khuong a été condamné à mort dans l’affaire de l’église Vinh, sur le chemin lui conduisant sur les lieux de l’exécution, il a été frappé par des gardes avec des crosses de fusil. Il est tombé inanimé sur la route. Le voyant immobile, le sang sur tout le corps, les gardes le croyait mort et l’ont abandonné. Deux jours après, il se réveilla et a été hospitalisé. Son traumatisme crânien lui valu une paralysie partielle, incapable de se mouvoir. Il a rejoint les Etats unis.
  4. Le prêtre Nguyen Cong Minh, dans l’affaireVinh Son, a été condamné à perpétuité, a été transféré au centre de Xuan Phuoc. La famille, lors d’une visite lui a remis clandestinement le «  pain du Christ » a été mis en cellule et battu. Il avait la rate écrasée et meut dans sa cellule avec pieds et poings menottés.
  5. M. Y- Ben Hdok, né en 1979 à buon Bre, canton de Hoa Phu, de la ville de Buon Ma Thuot, Province de Dak Lak, a été kidnappé par les communistes le 26/04/2008 et  torturé sauvagement. Après s’être aperçu que sa vie était en danger, les policiers l’ont hospitalisé mais il succomba le 01/05/2008 au sein de l’hopital de Dak Lak.

Les policiers ont appelé la famille pour récupérer le corps avec une interdiction absolue de ne pas prendre des photographies. La police ont constamment surveillé le corps jusqu’à son enterrement.

D’après le rapport du ministère des affaires étrangères des Etats Unis, «  le 01/05/2008, Y Ben Hdok, un montagnard de la région de Dak Lak est décédé au commissariat de Buon Ma Thuoc. Il a été arrêté le 28/04/2008, interrogé et prononcé une sentence « d’incitation le peuple à manifester ». Les fonctionnaires du gouvernement ont affirmé qu’il s’était pendu dans sa cellule lors d’une pause de l’interrogatoire mais la famille a signalé qu’il était couvert de bleus sur tout le corps. Le gouvernement n’a pas enquêté sur le décès et la famille avait demandé une autopsie mais a été refusé par celui-ci. »

Régime carcéral inhumain et barbare