DROIT DE L HOMME


L’information reçue
par Lam Cham Tho
Pour contrer le nombre grandissant de blogueurs vietnamiens qui informent en ligne, le gouvernement vietnamien a ouvert une nouvelle agence gouvernementale (Agence d’administration de la radio, télévision et de l’information électronique) et promulgué un décret destiné à restreindre la liberté d’expression en ligne, à censurer des blogs personnels et obliger les acteurs des nouvelles technologies à coopérer avec les autorités.
Depuis la fin 2008, le gouvernement du Viêt Nam a pris de nouvelles mesures pour restreindre la liberté d’expression en ligne en menant systématiquement campagne contre des blogueurs et des activistes en lignes. Au moins 15 blogueurs ont été harcelés et emprisonné depuis septembre 2008.
Le blogueur Nguyen Hoang Hai, condamné à 30 mois de prison le 10 septembre 2008 par le Tribunal populaire de Ho Chi Minh Ville pour « évasion fiscale », avait posté des articles sur Internet contestant les revendications chinoises sur les Iles Paracel et Spratley, et pris part à des manifestations. Compte tenu du caractère « pacifique et légitime » de ses activités journalistiques et politiques « qui n’est pas contesté par le gouvernement vietnamien », le Groupe de travail de l’ONU conclut que sa détention représente « une tentative d’étouffer l’exercice de ses droits à la liberté l’opinion, d’expression et d’assemblée pacifique ».
le blogueur Nguyen Ngoc Nhu Quynh (nom de plume Me Nam, “Mère des Champignons”) a été arrêté à Nha Trang pour « abus des libertés démocratiques pour porter atteinte aux intérêts de l’Etat » (article 258 du Code pénal). Le 25 août, le journaliste Huy Duc a été limogé du journal Saigon Tiep Thi après que le Parti Communiste s’est plaint de son blog « Osin ». Les jours suivants (27-28 août), le blogueur de Hanoi Bui Thanh Hieu (nom de plume Nguoi Buon Gio, “Marchand de Vent”) et Mme Pham Doan Trang, rédactrice du célèbre site VietnamNet (nom de plume “Trang le Ridicule”) ont également été arrêtés, comme l’article 258 du Code pénal « qui fait de « l’abus des libertés démocratiques pour nuire aux intérêts de l’Etat » un crime , « incompatibles avec tous les droits et libertés garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte international relatifs aux droits civils et politiques auxquels le Vietnam est Partie ». Tous avaient critiqué l’attitude pusillanime du Parti Communiste face à la Chine sur les questions de souveraineté territoriale, notamment les revendications chinoises sur les îles Spratley et Paracel, ainsi que sur le soutien du gouvernement au projet très controversé d’exploitation de la bauxite sur les Hauts-Plateaux du Centre par une société chinoise.
. Manifestations à Saigon et Hanoi contre la corruption et la confiscation des terres : répression policière brutale avec 100 morts et 200 arrestations
3.1. Depuis des années, des habitants des provinces viennent à Hanoi et Saigon pour réclamer la restitution de leurs terres confisquées par les ‘chefs locaux du Parti communiste vietnamien’ et dénoncer la corruption de ces responsables locaux, évidemment sans succès… Ces manifestations pourraient faire croire qu’une certaine « liberté d’expression » est tolérée au Vietnam actuel. Il n’en est malheureusement rien… En effet, la réalité est plus … subtile : si ces manifestants n’ont pas été réprimés, c’est simplement parce que ce sont tous des parents ou enfants des « martyrs de la Révolution’. ..
3.2. Ces manifestations ont pris une plus grande ampleur depuis le 22 juin 2007 devant le 2e Secrétariat Permanent du Parlement, à Saigon avec plus de 1300 habitants de Tien-Giang, manifestant pacifiquement depuis plus de 4 semaines. Ils ont reçu la visite du Vénérable Thich Quang Dô de l’Eglise Bouddiste Unifiée du Vietnam (79 ans, lauréat du prix Rafto 2006 des défenseurs des droits de l’homme), le 17 juillet 2007. Le 19 juillet 2007, à 3 heures du matin, après avoir isolé le quartier avec des blindés, la police communiste a mobilisé 1000 agents de sécurité, avec auto-pompes, gaz lacrimogènes et matraques pour disperser la foule, avec une brutalité sans précédent : 100 morts et 200 arrestations !
MESSIEURS ET MESDAMES LES REPONSABLES POLITIQUES,
AVEZ-VOUS REAGI A CES CRIMES ?

3.3. le 26 juillet 2007, à Hanoi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le n° 110, Câu Giây pour les mêmes raisons et toujours sans réponse de la part du gouvernement communiste vietnamien






