Montréal

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Autre Temps… Autres Règles du Jeu.

13-07-2011

 

Fort-de-France, le 28 Juin 2011

Autre Temps… Autres Règles du Jeu.

Par Eric E.G. NOGARD

 

Du BAMBARA au Surréalisme FRANÇAIS, quelle GYMNASTIQUE dès le Berceau.

 

 

Dans ce que nous nous proposons de dire aujourd’hui, il ne s’agit pas d’Aimé CESAIRE en soi, Aimé CESAIRE n’est pas notre Idée Fixe pas plus qu’il n’est notre préoccupation.

 

Parler de CESAIRITE, nous aventurer sur le Terrain de la Pédagogie, dans quelle mesure serait-ce alors de parler de CESAIRE, de l’Enseignant qu’il fut, donc, du Pédagogue qu’il a été.

 

Car, c’est bien de CESAIRITE AIGUË au Plan Pédagogique qu’il va s’agir dans notre Propos… donc si peu de CESAIRE.

 

 

De nos jours, tout le Monde est Pédagogue et, chaque Pédagogue, du Haut de sa Pédagogie ne voit plus dans son Enseignement que Césaire à Enseigner, à l’Enfant, depuis qu’il est à la mamelle, sans exagérer de trop, voire pas du tout.

 

Mais attention que tant de zèle et de précocité ne fassent l’effet de l’herbe amère dont on frotte les tétins et ne rebutent les Disciples Prématurés comme sont sevrés les nourrissons ainsi « repoussés » par le sein maternel.

 

Il est vrai qu’à enseigner le CORAN on s’y prend de la même façon, sauf que le CORAN est de l’arabe pour des Elèves Musulmans, de quelque côté du SAHARA qu’on considère, l’Atlantique mis à part.

 

 

Faire ingurgiter du CESAIRE comme des oies qu’on gave à ceux qui – le sont-ils ou pas – seraient encore peu ouverts à la Petite Fadette, à la Mare au Diable, aux Pêcheurs d’Islande, à Vingt Mille Lieux sous les Mers… le Français n’étant pas « leur Langue », prétend-on, le Français ferait d’eux des « Tèbès ».

 

En tout cas, qu’ALAIN nous le dise, et Madame MONTESSORY aussi :

 

  • Voilà des enfants qui, disent leurs Défenseurs-Protecteurs, sont handicapés par le Français, et qui ont besoin du Créole pour s’épanouir, le Français étant leur langue d’adoption quand le Créole, comme chacun sait, est leur Mother Tongue From Africa.

 

Va donc pour le Créole en espérant qu’ils maîtriseront un jour le Français.

 

  • Et voilà que nos Pédagogues cherchent à tout prix à faire « s’approprier » les Å“uvres de CESAIRE aux petits apprentis du Français…  quand il y a Français et Français, du Français du Terroir au Français d’André Breton.

 

  • Quand, même en Pays Franco-Francophones – il y en a – l’Etude de Certains Auteurs se fait attendre et entendre en Explication de Texte, avec Modération et Mesure, comme les Humanités aux alentours du Baccalauréat.

 

N’y aurait-il pas un tantinet d’anachronisme dans cette rage à enseigner le BAMBARA.

 

Au vu des conséquences de cette maladie Idéologico-Politico-Messianique dont CESAIRE – puisqu’il n’est plus – se trouve être l’Objet plutôt que l’Auteur, qui osera dire comme le Crabe qui en porte le nom : çé ma faute.

 

Dès lors, pourquoi prendre le risque, aux dépens des jeunes, de cette Erreur de plus, quand nous en avons déjà tellement commises.

 

De quelle faute les Jeunes sont-ils coupables pour que, à tous les coups, nous les lâchions dans la Fosse aux Bêtes Féroces que sont notre Imbécillité et l’idée fausse que nous nous faisons de nous dans trop de domaines.

 

Pourquoi faut-il que toujours les jeunes soient Immolés sur l’Hôtel des Cancres… des Fausses Compétences.

 

Pourquoi prétendre les aimer quand l’Holocauste à la Bêtise les Sacrifie chaque jour sans Merci. Combien d’entre-eux maîtrisent Vocabulaire, Grammaire et Orthographe à leur sortie du Bac, ne le voit-on pas assez.

 

 

C’est qu’hier, l’Instruction était l’Affaire de Gens Doués, Formés, Maîtres de leur Chaire, n’ayant de Comptes à rendre qu’à ceux de leur Hiérarchie.

 

De nos jours, qui n’entend mettre la main à la pâte et son génie comme du crin à la patte des Affaires de l’Ecole.

 

De nos Jours, qui ne voudrait foutre une Baffe à la Maîtresse d’Ecole.

 

Autre Temps !.. Devons nous dire.

 

 

 

N.B. :

 

ü    Bambara =   Tribu du Haut Sénégal dont Aimé CESAIRE se réclame.

 

ü    Tèbè =         Néologisme du Créole Martiniquais désignant l’idiot.