Montréal

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Nos ainés méritent mieux.

05-07-2011

Nos ainés méritent mieux. (2ième partie)

Par Claude Snow

La première partie de ce commentaire sur la sensibilisation aux abus envers nos aînés se terminait sur les questions suivantes : «Vers qui se tourner pour inverser un manque de compassion?».

Le gouvernement prétend qu’il ne peut tout faire. En réalité, il démissionne. Comme s’il avait perdu son pouvoir de taxation, de législation, de réglementation, d’intervention et de contrôle. Le gouvernement aime faire pitié et passer pour la victime.

Pour nous faire croire qu’il nous a bien compris, il fait appel aux lignes d’écoute, publie trousses et répertoires, planifie des mesures inefficaces : c’est beaucoup  de pédalage sur un vélo stationnaire. Cela évite d’exiger des changements dans les attitudes qui devraient tendre vers le contact personnel, les lignes uniques de référence et surtout la rémunération des proches aidants.

Les intervenants subissent le contrecoup des coupures. Les laisser seuls à surveiller tous les résidents d’un étage durant la nuit, fractionner les heures de travail, tout faire pour sauver un sous, c’est les épuiser. Souvent les organismes communautaires ou les avocats qui défendent les dossiers de ce milieu se heurtent à la loi sur la confidentialité, et peuvent être facilement neutralisés.

Les familles trop présentes ou soucieuses du bien-être de leur proche sont mal venues. Le système n’aiment pas être observé et être l’objet de plaintes ou de dénonciation. Donc, bien des abus ne sont pas dénoncés. Bien sûr, on peut craindre des répercussions mais surtout les embûches sont évidentes pour des personnes qui aimeraient porter à l’attention de la population les abus dont sont victimes leurs parents.

Soins à domicile : la solution?  Si les proches aidants étaient rémunérés, et que le nombre d’heures de soins étaient augmentés, la plupart des ainés pourraient vieillir chez eux. Le gouvernement a le pouvoir d’enlever les obstacles pour permettre à nos pères et mères  de vivre une vieillesse plus confortable.

Oui… il faut plus de professionnels. Oui, il faut que le public soit informé. Oui, il faut dénoncer les abus. Oui, il faut une bonne politique sociale pour nos ainés. Ils méritent notre respect.

On dit qu’un vieux pommier donne aussi de bonnes pommes. Nos amis africains disent que dans chaque tête blanche se trouve toute une bibliothèque.

Ne laissons pas mourir cloitré ces connaissances, ces vécus, cette sagesse.