Montréal

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Le choix d’un(e) Président(e) d’Haïti

26-01-2011

Le choix d’un(e) Président(e) d’Haïti

Par Jean Erich René

 

Du berceau jusqu’au tombeau nous sommes marqués par les empreintes indélébiles et inévitables de l’Administration Publique. Nos actes de naissance, mariage, décès etc. sont livrés par l’Etat. que dire de nos titres de propriété, nos diplômes, nos droits civils et politiques. L’échec de la Société haitienne contemporaine est principalement dû à la défaillance de ses dirigeants successifs. L’insécurité, l’analphabétisme, la pauvreté des masses et bien d’autres maux qui nous accablent sont tributaires de la faiblesse et/ou de l’inadéquation des interventions publiques.

En effet, l’inégale répartition des richesses nationales depuis 1804 va à l’encontre des intérêts du Plus Grand Nombre. Le Pouvoir Politique cherche toujours à détourner les activités publiques au profit d’une caste. Il ne faut pas se leurrer, la résolution de l’équation politique haitienne, par la méthode de soustraction ou d’élimination, vise le maintien du statuquo. John Maynard Keynes l’avait si bien compris depuis les années 1930 qu’il avait retenu l’intervention intelligente de l’Etat comme le vecteur de bien-être des classes défavorisées.

Par la création d’emplois au profit du plus Grand Nombre il est opportun de résoudre ou d’atténuer le conflit social en augmentant la richesse nationale. La mixture des activités publiques et privées, dans une proportion dans les limites du raisonnable, est la clé du succès d’une Gestion Etatique Equilibrée. La plus grande difficulté consiste à faire le choix d’un arbitre cohérent et rationnel. Deux caractéristiques importantes qui ont comme prémices des connaissances pointues et éprouvées aussi bien qu’une bonne pratique des dossiers publics.

En matière d’administration publique où la Vie de la Nation est concernée, il n’est pas prudent de s’en remettre à certains néophytes ardents, voire à un quidam sans aucune lecture ni écriture. Vaut mieux emprunter à la Fourmi sa prévoyance et sa persévérance au travail, au lieu de se laisser charmé par le chant de la cigale. Si l’Abeille et la Guêpe, ces insectes sociaux, appartiennent tous deux à la même famille c’est à dire les hyménoptères, la différence est capitale. La première fabrique le miel et la cire, la deuxième est beaucoup plus nuisible qu’utile. St Simon, philosophe et économiste témoin de la guerre de l’Indépendance Américaine et de la Révolution française, nous prévenait déjà contre le parasitisme des frelons en matière de progrès économique et d’avancement social.

La morale de l’histoire c’est que pour le choix judicieux d’un(e) Président(e) il nous faut mettre une sourdine à nos émotions afin d’écouter la voix de la raison. Les mandataires nationaux tels que :

le Président de la République, les Parlementaires et les Ediles influent considérablement le climat politique et l’atmosphère sociale d’une Nation. En ce premier anniversaire du Séisme du 12 Janvier 2010 qui coincide avec la crise post-électorale du 28 Novembre 2010, nous attirons votre attention sur l’impact négatif des politiques publiques haitiennes sur:

– les victimes qui trainent encore sous des tentes infectes

– l’encombrement de nos rues

– les ravages du choléra

– l’accélération de l’insécurité

– le calvaire de la reconstruction d’Haiti avec la CIRH

De tels sinistres représentent autant de motifs qui nous portent à faire certaines considérations afin de placer dans la cabine de commande de la Barque Nationale, un(e) Président(e) qui :

– jouit d’une certaine moralité car l’avenir de Nos Générations en dépend,

– maitrise les dossiers publics,

– témoigne d’une grande compétence académique afin de tracer un itinéraire de parcours fiable. Sans boussole ni l’étoile polaire on risque de ne pas arriver à destination,

– a le sens de la responsabilité diagnostiqué par son cheminement de carrière.

A bas les essayistes, les improvisateurs, les bluffeurs ! Le peuple haitien ne peut pas vivre seulement d’amours et de chansons etc. Il lui faut un Chef d’Etat capable de relever les défis en matière de:

– Distribution des Soins de Santé et d’Eradication des Endémies Majeures

– Reconstruction Nationale

– Logement et hébergement des victimes du séisme du 12 Janvier 2010

– Education

– Sécurité

– Distribution d’Eau potable

– Alimentation

– Assainissement Urbain et Développement Rural

– Revenu et Emploi

– Environnement

– Augmentation de la croissance économique relativement à l’augmentation démographique

– Politique Internationale pour une Nouvelle Image d’Haïti

– Sports et Loisirs etc.

Rendez-moi fou ou sage, ignorant ou savant, de telles prouesses ne sont pas à la portée des amateurs dont les ramages ne se rapportent pas à leurs plumages, sans parlure ni écriture, sans verbe ni attribut, sans comportement ni argument, dénués des Notions de Management et des Principes élémentaires de la Gestion Scientifique. Avec quoi vont-ils diriger? En ce moment crucial où l’existence même de la Nation haitienne est en danger, nous faisons appel au sens de responsabilité des électeurs pour faire le choix d’un (e) Président(e) dont la compétence est certifiée et reconnue nationalement et internationalement. Kalbas pa donnen Joumou.