Pourquoi faut-il que durent nos Querelles.
   Par Eric E.G. NOGARD  Â
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Nous tâcherons d’être assez simple pour ne pas mériter une fois de plus le reproche qui nous est toujours fait d’être d’une lecture beaucoup trop difficile, comme si notre écriture tenait, ou bien du Sanskrit, ou bien du surréalisme… ou bien du… taisons-nous là -dessus.
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Nous nous risquerons aujourd’hui à dire que nos Victoires contre le Colonialisme, victoires dont chacun sait qu’elles ont fait la première République Noire du Monde – celle de Haïti – pour Glorieuses qu’elle fussent, n’ont pas tenu seulement qu’à nous, mettons donc un discret Bémol à la Gloire que nous en tirons, dans la mégalomanie de nos Transports Patriotiques.
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Et, pour peu que nous nous trompions dans ce qui va suivre, que nos Historiens fassent résonner leurs trompettes, clairons et cornets à piston, pour enfin nous passer au fil de leur baïonnette au motif de notre antipatriotisme de cancre.
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Car, nous avons des Historiens, et de grands Historiens dont la réputation est mieux assise encore que Bouddha sur son séant.
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Sans compter qu’ils savent, O combien, faire raisonner les faits historiques au mieux de la renommée de la « NASYON’MATNIK », mondialement, universellement connue pour les Exploits Guerriers dont elle s’Honore à Juste Titre, pour son Oriflamme Rouge-Vert-Noir, comme pour sa Carte d’Identité qui fait FÜHRER, qui fait LOI, aux dires de plus d’un connaisseur.
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Victoire des Nègres Haïtiens sur la Grande Armée Napoléonienne.
Victoire du 22 Mai et lesquelles encore, des TROUP’MATNIK…
Victoire de Lilliput sur Gulliver en Mer des Caraïbes…
Glorieuses Victoires à Célébrer en notre Champ-de-Mars de Trénelle.
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Mais quand même un Bémol, les Troupes Françaises n’étaient pas là  !..
Imaginez ! L’ombre Omniprésente du Vaisseau Amiral d’Horacio NELSON vainqueur de la Flotte Française à ABOUKIR en 1798 et vainqueur de la Flotte Franco Espagnole à Trafalgar en 1805.
Imaginez ! L’omniprésence de la Perfide Albion, Maîtresse des Mers, dompteuse de l’Invincible Armada…
Imaginez ce Cauchemar pour Napoléon, lui-même Maître de l’Europe.
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Il va sans dire, la Présence Défensive Française s’en étant trouvée réduite à l’insuffisance extrême dans les Colonies, la moindre insurrection avait des chances d’aboutir, il suffisait d’y penser, il suffisait d’oser… et les mulâtres y ont été pour quelque chose.
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Rappelons que l’Angleterre, ayant aboli chez-elle et fait admettre en 1807 par la voix de Thomas CLARKSON l’Abolition de la Traite Négrière comme de la pratique de l’Esclavage, elle n’a eu de cesse de pourchasser et de contrôler les Navires Français de par toutes les Mers et particulièrement dans la Zone Caraïbe où le Vaisseau Amiral au Blason de NELSON était pour le moins redouté. D’ailleurs, ne s’appelait-il pas le Redoutable.
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Comme on le voit – si on veut bien le voir – des Glorieuses Victoires de nos Héros Caribéens, de nos compatriotes Caribéens, il convient de faire la part des choses, la part des Circonstances, la part du Bon Droit enfin reconnu, la part des Institutions de notre République Française en perpétuelle évolution, celle de la Providence, Bref, la part du Destin.
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Mais nous n’en sommes pas là , nous n’en sommes plus là depuis belle lurette, au point qu’il y ait de l’anachronisme de ces faits à nos jours. Ces faits sont à l’Histoire… au passé.
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Notre propos n’ayant pour but que de tempérer certaines exaltations tellement impropres à une saine compréhension mutuelle, à la Paix Sociale et à la Prospérité de notre MARTINIQUE.
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A quoi bon se haïr et même… à quoi bon se quereller,
Quand on peut si bien se comprendre et s’entendre de façon harmonieuse et aimable.
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Que gagne-t-on à se Haïr et que gagne-t-on à s’aimer,
Faisons la différence… et Faisons notre choix…
Faisons le sans retour. Â Â Â
 
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