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SOINS À DONNER EN FIN DE VIE ET CONDITIONS ENTOURANT LE DÉCÈS

19-02-2016

SOINS À DONNER EN FIN DE VIE ET CONDITIONS ENTOURANT LE DÉCÈS


par Claude Snow
La mort est l’achèvement de l’existence. La fin de la vie n’est pas seulement un acte biologique où les fonctions corporelles cessent de fonctionner; elle est aussi un acte qui doit s’harmoniser avec les croyances eClaude Snowt les convictions les plus intimes de l’individu.

Dans certains cas, le corps s’affaiblit graduellement jusqu’à cesser complètement de fonctionner, alors que dans d’autres cas, la souffrance s’installe.

Peu de gens souhaitent être maintenus en vie artificiellement quand tout espoir de régénérer est médicalement impossible. Ils ne veulent pas non plus que leur vie se termine dans la souffrance, l’angoisse et les tourments, si cela peut être évité.

Ils veulent qu’on évite de les maintenir en vie par des moyens artificiels et démesurés quand il n’y aura plus d’espoir de guérison. Ils refusent de se faire nourrir par sonde ou par intraveineuse, de se faire réanimer, de se faire administrer de la chimiothérapie ou de la radiothérapie contre leur gré, ou d’être branchés à un respirateur artificiel.

Ils désirent cependant qu’on leur administre les médicaments nécessaires pour soulager efficacement leurs douleurs, même si leurs jours en seront abrégés.

Ils souhaitent que leur vie se termine le plus sereinement possible et que la nature suive son cours, et surtout que l’on évite de s’acharner à vouloir perpétuer une vie qui cherche à se terminer.

Il n’est pas certain que le moment venu, ils auront une emprise sur leur destin, surtout s’ils sont en perte d’autonomie, car bien des gens en phase terminale sont incapables de réclamer expressément l’aide médicale à mourir. Leur condition physique et psychologique les rend impuissants à prendre une telle décision.

Ils veulent néanmoins que la science fasse son possible pour les aider à se rétablir ou à maintenir une qualité de vie dans la dignité, mais si cela est impossible, et qu’ils n’ont plus aucun espoir de guérir, qu’on leur permette de mourir d’une façon digne et naturelle.

La demande d’aide médicale à mourir devrait donc se faire alors que la personne est lucide et qu’elle peut faire connaître à son entourage ses voeux de fin de vie. Les directives qu’elle donne seront seulement valides si, à un moment donné, elle est en phase terminale et incapable de prendre des décisions. Elle se réserve le droit, à la dernière minute, d’exprimer le contraire. S’il survient un moment à partir duquel elle ne peut plus prendre de décisions par rapport à sa santé et son bien-être, sa famille et ceux qui la soigneront devront respecter ses voeux.