Les omega-3 (acides gras essentiels) et les troubles du déficit d’attention (TDA) et l’autisme !
Par Abel Claude Arslanian, L.phm
Quand on voit les carences alimentaires de l’aire moderne et le recours trop fréquent au «fast food», on peut mieux comprendre et prendre en considération certaines cause potentielles de cette mauvaise alimentation et leurs relations directes ou indirectes avec la carence en acides gras essentiels, entre autre chez les enfants souffrant de troubles d’attention ou d’autisme.
Comment peut se manifester cette carence en acides gras essentiels et plus particulièrement en huiles de poissons oméga-3. On constate notamment des troubles de coordination, de la sècheresse oculaire et cutanée(peau sèche), des cheveux secs et cassants, une mauvaise concentration, de la fatigue, une diminution de la vision nocturne… Ce dernier symptôme se manifeste également chez les personnes pré;sentant une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Il semble que les omega-3 associés à d’autres antioxydants et vitamines pourraient aider à retarder la progression de la DMLA car l’ADH (acide docosahexaénoïque) et l’AEP (acide eicosapentaénoïque) contenus dans les omega-3 sont essentiels au développement de la rétine et au maintien de sa bonne santé. Rappelons-nous aussi la relation entre le stress, l’anxiété et la carence en omega-3.
L’alimentation moyenne des canadiens ne comporte qu’une portion de poisson par semaine soit 125g. Il faudrait consommer au moins 250g de poisson par jour pour avoir l’équivalent de 500mg par jour d’omega-3 (ADH/AEP). Le cerveau contient beaucoup d’ADH mais cependant l’AEP étant aussi nécessaire, on comprend l’utilité de la combinaison des deux produits. Certaines études soulignent que l’effet de l’AEP peut se faire particulièrement pour stabiliser l’humeur et les émotions.
Plusieurs études sur les omega-3 ont révélé leur utilité pour les troubles du déficit de l’attention et l’autisme. Précisons que les omega-3 (ADH/AEP) sont des composants importants des membranes du cerveau. Récemment une équipe à l’Hôpital Sainte Justine de Montréal a effectué une étude avec les omega-3 sur 26 enfants présentant de différents troubles d’apprentissage. Les résultats ont montré un changement notable avec une amélioration de 7 à 9%. Une autre étude , britannique, effectuée par le Dr A.Richardson (Oxford-Durhem) et portant sur 117 enfants avec des troubles d’apprentissage a révélé, elle aussi, des résultats assez significatifs et notamment une amélioration entre autres, sur le plan de la lecture et de l’épellation.
On peut donc dire que les huiles de poisson omega-3 sont un outil intéressant comme supplément. Les dosages doivent être adaptés selon l’âge et le poids de l’enfant. Ils peuvent dépasser ou sont plus élevés que la dose habituellement recommandée par le fournisseur et peuvent aller de 700mg à 1400mg d’omega-3 par jour.
Il est très important cependant de faire un bon usage de cet adjuvent de traitement comme apport alimentaire supplémentaire et consulter un professionnel de la santé pour se renseigner précisément sur la façon sécuritaire de l’administrer de façon adaptée aux conditions et à l’état de santé de l’enfant .Les oméga-3 proviennent de deux sources :
a-   sources végétales : les huiles de graines de lin, de graines de chanvre, de graines de chia, de graines de citrouilles
b-   sources animales ou marines : les huiles de poissons, l’huile de krill.
Voici donc un bref survol des tenants et aboutissants des causes potentielles de la carence en huile de poisson, de son utilité et son usage pour certaines indications…






