Montréal

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La Plante, ce Professeur d’Épargne.

11-01-2012

La Plante, ce Professeur d’Épargne.

Par Éric E.G. NOGARD             

 

Cette page n’est pas pour les adultes, en ce que, pour rien au monde nous ne voudrions leur faire injure.

 

Cette page n’est pas pour les grands, dans la mesure où ils savent tout, et que dès lors, bien mal venu qui aurait la prétention et même l’impudence de tenter de leur apprendre quoi que ce soit.

 

Cette page est donc pour les enfants, avec nos vœux de scolarité joyeuse et profitable pour 2012.

 

 

La Plante donc, ce Professeur d’Épargne.

 

N’allons pas croire qu’il ne nous parle pas, ce discret et merveilleux Professeur qu’est la Plante.

 

Un Professeur qui nous parle tout simplement par les nombreux exemples qu’il nous donne sur nos raisons de développer notre sens de l’Épargne : Exemples auxquels tant d’Adultes devraient se montrer attentifs.

 

En effet, la Plante n’épargne-t-elle pas pour elle-même comme pour la conservation de son espèce, en même temps que pour les sujets de toutes les espèces qui se trouveraient dans le besoin.

 

Et, dans la mesure où épargner revient à « mettre de côté », ne met-elle pas son épargne dans ses racines, dans sa tige, dans ses feuilles, autant que dans sa fleur, dans ses fruits et dans sa graine, selon l’espèce.

 

 

La Plante épargne pour elle-même. N’est-ce pas ce que font l’Agave et le Cactus qui, dans le désert le plus aride se gorgent de la moindre goutte de serein qui leur tombe du ciel.

 

La Plante épargne pour la conservation de son espèce. Qu’est-ce donc que la graine – du haricot par exemple – si ce n’est une petite plante (la plantule) avec son garde manger (les cotylédons) jouant le rôle de mamelles jusqu’à ce que la jeune pousse puisse subvenir elle-même à tous ses besoins et perpétuer  l’espèce.

 

La Plante épargne aussi pour toutes les espèces qui seraient dans le besoin, du plus petit encore que la souris à l’aussi gros que l’éléphant, des invisibles à l’œil nu aux plus grosses qui soient et, à l’Homme surtout, qui d’ailleurs la cultive pour lui prendre ses réserves, donc son épargne, ses économies.

 

 

La Plante met en réserve dans sa racine, dans son tubercule.

Ainsi le font le radis, la carotte, la pomme de terre… et encore, et encore.

 

La Plante met en réserve dans sa tige et même dans son écorce !

Ainsi le font le cactus, la canne à sucre et tant d’autres comme la cannelle.

 

N’épargne-t-elle pas aussi dans ses feuilles.

N’est-ce pas ce que font le chou, le thym, la menthe…

 

N’épargne-t-elle pas aussi dans sa fleur.

L’abeille butineuse, les fabricants de parfum, nos thé et infusions n’en sont-ils pas témoins. Et si non, d’où nous viendrait le miel ?

 

C’est qu’elle épargne aussi dans ses fruits, et cela nous le savons, nous qui aimons tant plonger les dents dans une pomme, dans une banane et plonger le doigt dans le pot de confiture d’abricot ou de gelée de goyave.

 

C’est qu’elle épargne aussi dans sa graine ! Rien que dans la noix de coco nous avons de l’eau, du sucre, de l’huile et puis encore !

 

Et dans l’amande, et dans le maïs ! Sans parler de l’orge.

 

 

En vérité, la Plante est une Grosse Épargnante en même temps que le meilleur des Professeurs d’Épargne qu’on puisse imaginer, son Cours se faisant juste par l’exemple qu’elle nous donne, par l’invitation qu’elle nous fait à nous montrer curieux de vérifier le bien fondé de ce qu’elle nous enseigne, et surtout, à nous rendre compte que l’Épargne est possible, même à partir de rien, comme nous en donne la preuve le majestueux Cactus qui pousse en plein désert.

 

Que mes petits amis me pardonnent le manque d’illustrations et qu’ils me permettent de laisser à leur aimable contribution, tant des exemples à trouver que les dessins d’illustration dont son capables leurs petits doigts d’artistes.

 

Amicalement, et encore, Bonne Année Scolaire studieuse et dans la joie.