Montréal

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Ne nous méprenons pas !

25-02-2014

Ne nous méprenons pas !

     Par Éric E.G. NOGARD                           

Fig. 1: All for one Caribbean.

 

« Sans compter qu’à vouloir se donner pour le Prince du Camp aux Draps d’Or, qui et quoi espère-t-on attirer dans son douteux et provoquant décor ».

 

***     ***     ***

Il arrive qu’on se réveille d’un sommeil profond et, qu’ayant ouvert les yeux, on s’écrie étonné :

 

« Où suis-je » !.. de peur de se méprendre.

 

N’est-il pas temps pour nous d’en faire autant, de peur d’une méprise.

 

 

En quel Pays sommes-nous.

 

Sommes-nous en France ou pas.

 

Sommes-nous bien en Martinique donc en Terre de France.

 

Nous qui sommes Français et qui croyons n’avoir de comptes à rendre, une fois le pied posé en Terre Française, qu’à la France et aux Français.

 

Nous qui sommes Français pour l’être naturellement, pour y avoir consenti, ou pour avoir demandé librement à le devenir, où sommes-nous quand nous sommes en Martinique.

 

 

Y sommes-nous en France, ou en Césairie, en Mémésie, au Pays des Nègres Fondamentaux, ou serions-nous soudain sujets à une Césairite aigüe à virulence exacerbée.

 

Que devons-nous comprendre par ces mots dont est témoin l’illustre quotidien des Antilles-Françaises du lundi 21 Octobre dernier :

 

          « Lorsque le bateau passait et distribuait des gens…

          On a les mêmes codes génétiques…

          Nous aurions bien pu être Haïtiens… ».

La question qui se pose à nous, Martiniquais.

 

  • Est-elle de savoir notre « Code Génétique » pour bien nous assurer que nous sommes Nègres-Fondamentaux ou pas, si nous pourrions être Haïtiens ou non.

 

  • Ne nous suffit-il pas de savoir que la Martinique est Française.

 

Que tous, tant que nous sommes, blancs, jaunes, noirs, rouges et de toutes les déclinaisons de ces couleurs et de ces races, nous y sommes en France et pas en Césairie, à moins d’une Césairite aigüe, ni en Mémésie, à moins d’une mauvaise mémésite, pas plus que nous ne sommes des nègres fondamentaux.

 

Auquel cas, Hurry up ! Fetch a Doctor at once ! et dans l’attente, une Compresse froide sur le front, la fièvre peut vous prendre de délire, vous faire perdre la raison.

 

Or, la Césairite est la fièvre des fièvres… où nous savons.

 

 

En tout cas, nous tous qui y sommes, à l’exception des rares Caribeens qui y subsistent, nous ne sommes pas aborigènes de la Martinique,

 

–       Comme les Canaques le sont de la Nouvelle Calédonie.

–       Comme les Malgaches le sont à Madagascar.

–       Comme les Comoriens le sont peut-être des Comores.

 

 

Nous y sommes tous Français en Martinique, soit que nous y soyions :

 

  • Venus de France, la Martinique ayant été acquise de la Compagnie des Indes Occidentales et devenue Province Française.

 

  • Venus d’ailleurs, à la demande de la France comme travailleurs libres ou pas, puis devenus Français par consentement réfléchi de nos ancêtres.

 

  • Immigrés reçus et naturalisés sans condition de couleur ou de race, comme le veut notre Constitution.

 

  • Bénéficiaires du « Droit du Sol », généreux et noble héritage de notre Révolution de 1789… un héritage de plus de deux cents ans.

 

 

Dès-lors, de quelque couleur soyions-nous en Martinique, nous y sommes Français, en France, et pas des « Nègres Fondamentaux » fantasmant de Césairie, de Mémésie, dans la fébrilité de leur Césairite ou autre paranoïa qui vous monte à la tête.

 

 

C’est du moins ce à quoi nous croyons et que nous prétendons sereinement.

 

Peut-être nous trompons-nous grossièrement.

 

Si tel était le cas, pourquoi ne pas nous rétablir dans ce qu’on se donne pour vérité d’évangile, d’icône idolâtrée.

 

Nous qui sommes de toutes les couleurs et de toutes les races, ne nous méprenons pas.

 

Nous ne sommes ni de Césairie, ni de Mémésie, pas plus que nous ne sommes des « Nègres Fondamentaux », voire des « All for One » comme on nous le donne pour de l’argent comptant.

Fig. 2 : Sans aller jusque là !..

 

Stop à notre Mégalomanie de Nation Souveraine.

Nous sommes Martiniquais, Français, as long as it will please God and nothing else, of course.