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Nous applaudissons pour une fois.
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         Par  Éric E.G. NOGARD       Â
« Nonobstant notre intime conviction selon laquelle :
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- L’ « Assimilation » fut dénichée du dictionnaire par un Intellectuel Martiniquais hélas subverti par le Communisme,
- A seule fin de dissuader la Martinique du bénéfice de l’Intégration généreusement consentie par une Grande Nation.
Une Intégration tellement désirée et cependant impitoyablement interdite, au point que la Martinique en soit réduite à l’Ėtat de Bagne où l’on ne peut plus voir que des Gardiens et des Gardés. »Â
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Pour une fois que nous avons entendu un discours qui entre dans notre logique, pourquoi chercherions-nous à réfréner nos chaleureux applaudissements à Monsieur Boris CYRULNIK pour sa Conférence,
« Ni haine, ni repentance à avoir ».
Ce qui n’exclut pas que nous devions garder en mémoire, afin d’assumer notre marche en avant, toute leçon transmise comme toute leçon acquise.
N’est-ce pas cela la Culture, en faisant observer qu’à cet égard, il n’y a de particulier ni Couleur, ni Patrie, ni Culture, nos seuls enseignants étant d’un côté toute l’Humanité, et de l’autre notre seul Ego duquel nous devons chasser le nombrilisme et l’adulation idolâtre, au privilège de l’esprit critique objectif et neutre.
Ceci dit, nous donnons l’assurance que nous ne généralisons pas, comment pourrions-nous nous le permettre quand le Martiniquais en soi est la diversité en quelque sens qu’on puisse le considérer.
Ceci dit, qu’il nous soit permis de faire observer à Monsieur CYRULNIK que, selon nous, le Martiniquais est aussi – et a toujours été aussi – résilient que tout autre.
Mais hélas, son inclination pour les louanges est son Talon d’Achille, il se laisse subvertir pour peu qu’on sache lui passer la main dans le sens du poil.
Le Martiniquais est très loin de manquer de résilience.
Ainsi, qui peut dire que le verre et la faïence ne sont pas durs.
Cependant, laissons tomber sur un caillou un verre ou une assiette et… crac ! Nous voilà devant – ou voilà devant nous – mille tessons ou de verre, ou de faïence !
Nous en concluons que le verre et la faïence n’ont pas de résilience, ils sont fragiles, ils ne résistent pas à la rupture par choc.
En revanche remplaçons le verre par un gobelet en plastique, et l’assiette en faïence par une assiette de papier, de la même façon et sur la même roche pour être rigoureux.
Le gobelet en plastique tout comme l’assiette de papier se déformeront mais ne se casseront pas.
Nous en concluons que même s’ils sont mous, le plastique et le papier sont résilients, ils ne sont pas fragiles.
Ils résistent bien aux forces de rupture par choc.
Fragile et résilient sont antonymes.
Et nul ne peut insinuer que le Martiniquais ne résiste pas aux chocs, que ce soit son SOMA, que ce soit son PSYCHISME, il sait subir les chocs les plus inouïs.
D’ailleurs, comment aurait-il pu, s’il était fragile résister à tous les chocs de sa traversée de la Colonisation, de l’Esclavage, du Post-Esclavage, puis des Guerres Mondiales,  de la Crise du Sucre (Sucre de Betterave), maintenant de la Dette, sans Résilience et, quel que soit son sexe, sa couleur ou son statut ou son âge, lui qui franchit malgré l’épreuve, la barre des centenaires.
Cependant, il se laisse aisément subvertir par quiconque sait s’y prendre.
Le Bolchevisme en sait quelque chose, lui qui a subverti nos intellectuels.
Et, à se laisser subvertir, l’Homme l’est beaucoup plus que la Femme, et l’Adolescent davantage qu’à la fois l’Adulte et l’Enfant.
Et les plus subversibles sont sans conteste les jeunes qui ont de l’instruction mais pas assez de jugement.
Flattez leur amour-propre, ils vous laissent tomber leur fromage, comme le fit Maître Corbeau.
Et puis après, c’est difficile voire impossible… l’amour-propre ayant cédé la place ou s’étant muté en orgueil mal placé, ils ne changent plus jusqu’à en être bornés comme la pire des mules.
Alors, Monsieur Boris CYRULNIK, en ovationnant votre Conférence (France-Antilles Martinique du Vendredi 9 Novembre 2012, page 3, rubrique Conférence intitulée Boris CYRULNIK : « Ni haine, ni Repentance à avoir ») nous vous disons notre Conviction concernant le Martiniquais.
Est-il résilient… OUI, OUI, OUI.
Peut-on le subvertir… Hélas, OUI, OUI, OUI.
Et c’est bien de cela que souffre la Martinique.
A « Martinique Province Française », nous sommes Heureux d’Applaudir pour Une Fois un Conférencier de qualité.
Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.
 






