Éloge de la platitude (2)
(Ou : le sens spirituel de la vie)
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      Par Michel Frankland
Nous avons considéré, dans la première partie de «Éloge de la platitude», comment l’ensemble de la population, malheureuse sans trop le savoir de ne croire en rien de vraiment spirituel, fuit dans les distractions de toutes sortes. Je considère dans ce sillage les portails médiatiques, Facebook, Youtube, Twitter, et les HiPads. Je ne mets aucunement en doute l’utilité de ces carrefours électroniques ; simplement, il m’apparaît qu’ils sont souvent employés pour de mauvaises raisons. Ce sont, chez plusieurs, l’occasion de décrocher d’avec avec soi-même.
Une des manifestations les plus employées pour se reconstruire une personnalité en dehors de soi consiste dans le tissage d’un réseau abondant sur un des portails. Le «Je pense, donc je suis» devient «Je suis en relation virtuelle, donc je suis». On pourrait préciser : «Donc, je suis virtuel» !  L’image que je me projette à moi-même de ce que je suis se fonde dans ce cas sur un catalogue électronique. Des 287 personnes inscrites sur mon compte-toile, combien j’en connais pour vrai ?
Il y a une autre façon moins connue  de se fuir soi-même qui consiste à «participer» à tout prix. Je mets ce verbe entre guillemets parce qu’il a une connotation toute extérieure. Par exemple, s’il s’agit de théâtre au secondaire, il faut absolument en «faire». On aurait autant sinon plus besoin d’une autre participation : voir une pièce jouée par des professionnels. On dirait que cet état réceptif cesse d’être une «action» parce qu’une telle relation à la pièce, connotant une introspection, parce que réception, nous rapproche trop de nous-mêmes.
J’estime dans la même perspective l’effort gouvernemental d’encadrement de l’enfant dès la maternel. Il doit se conformer à un modèle standard, avec un cours ECR qui l’éloigne de ses racines chrétiennes. L’empêcher de se trouver personnellement, dans cette zone inatteignable par la bureaucratie ou par les crédos politiques.
Le commun dénominateur à ses fuites hors de l’âme consiste dans le dogme matérialiste. Le docteur Charbonier, chirurgien, vient de produire un livre[1] sur lequel on l’a interviewé à Nouvelles LCN. Plusieurs fois, ce chirurgien a vu sur la table d’opération des cœurs s’arrêter pendant quelques minutes. Zéro ondes sur l’écran. Mort clinique. On ramène exceptionnellement à la vie ces «trépassés». Bon nombre d’entre eux nous relatent les étapes dont Moody avait déjà pris note de ses patients : vision de la salle d’opération, le long tunnel, la lumière. Mais aussi, le témoignage d’éléments que le malade ne peut absolument pas connaître. Le papier de barre de chocolat enfoui sous une tringle du haut de la chambre, le numéro matricule du lit, les paroles précises que des membres de sa famille ont exprimées dans la salle d’attente. Et ainsi de suite. Le dogme matérialiste rétorque « éblouissement du cerveau lorsqu’il manque d’oxygène». Ce qui est doublement absurde. Un cerveau «cliniquement mort», sans aucun signe vital, ne peut générer de la représentation. De plus, les connaissances précises et forcément ignorées du patient en état de décorporation défient  les limites doctrinales, et particulièrement intolérantes, du matérialisme.
Un certain nombre d’astrophysiciens aussi entendent extirper nos racines spirituelles. Le Big Bang, communément admis par la communauté scientifique, constitue une preuve absolue de l’existence de Dieu. Les philosophes grecs avaient exprimé un axiome découlant du bon sens élémentaire : «De rien, rien ne peut sortir.» Le Big Bang postule qu’il n’y avait rien avant le Big Bang. Ergo ! Et pourtant, Hawkins et d’autre toubibs des constellations se cabrent en pirouettes mentales pathétiques pour fabriquer un semblant de justifications matérialistes.
Dans «Éloge de la platitude (3)», nous creuserons ensemble le sens de la conscience et des richesses qu’elle recèle. En attendant, je vous laisse sur ce très beau poème de René Char. Ce grand gaillard, héros de la Résistance, prend le chemin le plus naturel vers soi-même – le même que celui vers l’amour. Il ne se complait pas dans «l’imagination toute ronde» que nous avons dénoncée plus haut. Le poème s’intitule «La compagne du vannier».
Je t’aimais.
J’aimais ton visage de source raviné par l’orage et le chiffre de ton domaine enserrant mon baiser. Certains se confient à une imagination toute ronde. Aller me suffit. J’ai rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu’on a pu le tresser en osier.
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