Montréal

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En cas de Casse, qui va Payer

30-10-2012

En cas de Casse, qui va Payer.

                 Par Éric E.G. NOGARD              

 

Le traitement du bananier pose problème en Martinique, tant du point de vue des molécules phyto-sanitaires utilisées à cet effet, que des procédés d’épandage mis en place.

 

Cela pouvant se comprendre, le planteur n’étant pas Chercheur-Biologiste-Vulgarisateur des substances mises sur le marché, pas plus qu’il n’est ingénieur en mécanique de pulvérisation, ni urbaniste distributeur de lopins à bâtir au milieu des champs d’un pays grand comme le creux de la main, avec une densité de population digne du podium, aux côtés de Hong-Kong et Singapour.

 

Néanmoins, le fléau est omniprésent et consiste en un éventail de parasites ravageurs du bananier, peu important de savoir comment ils se nomment ni comment ils procèdent.

 

L‘important est d’y faire face, vu que la Martinique n’a guère que la Banane comme ressource intrinsèque, tant pour le pauvre que pour le riche.

 

La situation pouvant se résumer par l’équation :

 

Martinique Moins Banane égal Mendicité.

 

 

Dès-lors, en attendant que soit trouvé, ou une solution à la situation qui justifie nos actuelles préoccupations (ce qui est de la compétence des chercheurs), ou une autre alternative que la Culture de la Banane (ce qui interpelle les autorités compétentes, administratives ou politiques) deux impératifs sont en cause :

 

  • La Santé Publique, et cela va de soi.

 

  • L’économie de la Martinique, l’imagine-t-on privée de la Banane du jour au lendemain.

 

 

Cependant, dans la rage polémique que suscite la question, il est un paramètre qui se joue à ce point en sourdine qu’on le croirait pas joué du tout.

 

Qui paierait la Casse si, les Planteurs se conformant aux directives de l’Autorité Publique, nos Bananeraies passaient de vie à trépas.

 

Car, dans la mesure où les Bananiers ne poussent pas « tout seul ».

 

Car, dans la mesure où pour la Martinique, la Banane est bel et bien d’Utilité Publique.

 

Serait-il de bonne justice que le Planteur s’investisse « Corps et Capitaux » suivant des Directives Imposées et à leurs seuls Risques et Dépens.

 

 

Dès-lors, cette affaire ne serait-elle pas à inscrire dans le Domaine de la Collectivité Publique.

 

Sans compter que, si la Banane venait à nous manquer comme l’ont fait les Oursins, au point de nous coûter au jour d’aujourd’hui QUATRE VINGTS EUROS le Kilo, nous pourrions tous, dès à présent, nous mettre à chanter :

 

« Tout va très bien Madame la Marquise »

 

A moins de siffloter, pourquoi pas, le

 

« Y’a d’la joie » de Charles TRENET.

 

Deux airs guillerets dont on sait que dans un cas et dans l’autre, tout ne finit pas de la même façon.

 

En cas de Casse, qui va payer.

 

Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.