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Élections du 4 septembre 2012 Un second regard

18-09-2012

Élections du 4 septembre 2012 Un second regard

                Par Michel Frankland                 

Je vous ai livré récemment un retour sur les dernières élections. Je concluais à l’inadéquation des deux chefs. Mon jugement sur eux n’a pas changé.  Mais une autre évidence s’impose. Un «second regard», pour rappeler le titre d’une émission dominicale. Mais commençons par rappeler un article qui, bien que juste sous un rapport, se fourvoie sur un élément fondamental.

 

En effet, le coloré Richard Martineau [1] écrit une diatribe contre le triomphalisme  ossifié de la gogauche. Elle a vilipendé Jean Charest et l’a traité de tous les noms. Devant la quasi-victoire libérale, à un pour cent seulement du Parti des purs qui allaient écraser le Pol Pot québécois, il conclut que le peuple respecte Charest bien davantage que ce dont étaient tranquillement convaincu les luminaires de l’artistique et des rêveries platoniciennes.

 

Martineau était sur le point d’avoir raison. Ayant rappelé la suffisance chimérique des idéalistes, il conclut à l’injustice de leur cible. Charest, affirme-t-il, n’était pas ce nain avec une main attachée derrière le dos.

Mais, comme dit le proverbe anglo, «Two wrongs don’t make a right.» Ce n’est pas parce que les Libéraux sont passés à un cheveu de la victoire que la cause de cette remontée soit due à celui que les Québécois continue à n’approuver qu’à 18 % ; cette promotion politique renversante pour les afficionados de la chef péquiste tient à une double raison.

 

D’abord, l’inanité charismatique de Pauline Marois.  Je n’insiste pas, j’ai rappelé dans le retour sur ces élections que l’instinct politique populaire avait senti  le leadership maigrichon de la dame-casserole au carré rouge.  Pourtant, j’insiste quand même. Je n’en reviens pas du caractère cosmétique de ses prises de parole. Et j’ai peine à croire que les applaudissements de ses partisans qui l’entouraient à l’assemblée nationale provenaient tous d’une sincère admiration. J’y sens chez beaucoup, une majorité peut-être, une approbation pour sauver les meubles. C’est comme s’ils se disaient intérieurement : il faut bien l’encourager pour que la défaite à venir, dans ce contexte fort minoritaire, ne soit pas trop couteuse.  Même que Jean-François Lisée,  dont on connaît les dons intellectuels et l’expérience politique, a affirmé qu’on serait agréablement surpris des talents remarquables de Pauline Marois. J’estime qu’il l’a épaulée de sa solide réputation pour ajouter à ce calcul visant à une déconfiture pas trop violente. Je suis convaincu qu’il n’en croit rien.

 

Mais la raison fondamentale de  la performance, surprenante aux yeux de plusieurs, des libéraux tient à bien autre chose. D’abord, je  signale pour mémoire ce qu’ont rappelé quelques commentateurs politiques. Les Libéraux ont une machine politique bien huilée, très concrète, très scientifique également. Elle travaille par sondage chaque comté problématique. Les Libéraux, mieux que n’importe quel parti, ont compris et assimilé la mécanique de la psyché électorale.

 

Mais la performance libérale tient surtout au rejet profond de Québec Inc. Le peuple sent bien l’usure et le caractère astronomique des coûts de cette révolution qui n’a de tranquille que les marécages de la corruption et qui maintient au pouvoir le corporatisme syndical. Une équation simple nous le rappelle : additionnons les votes libéraux et caquistes. L’évidence sereine se dégage d’elle-même. Les électeurs ont voté à droite à 60 % Malgré la faible crédibilité de Charest. Comme m’a confié un membre par alliance  de ma famille :«Je me suis bouché le nez et j’ai voté libéral.» On a voté libéral malgré Charest.

 

Le spectacle tragique de la Grèce, renouant pour ainsi dire avec les Sophocle, Eschyle et autres grands tragédiens hellènes. L’Espagne, le Portugal, l’Irlande. Et la France qui glisse sur la pente savonneuse d’un socialisme systématiquement trop onéreux – voilà autant de signaux clignotants rouge feu qui rappellent la nécessité de la modération économique de l’État. Une équation s’est enracinée dans le bon sens populaire : Québec Inc égale voie vers la faillite. Revenons au bon sens.

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