RIP… Vladislav Kovalev, Dmitri Konovalov.
Dmitri Konovalov et Vladislav Kovalev, agés de 25 ans, auraient été fusillés, après un procès expéditif. Il faut comprendre que les accusés n’ont pas eu de procès équitable : rapidité de l’enquête, absence de preuves matérielles, absence de mobile chez les accusés alimentent une thèse selon laquelle les services de sécurité de la Biélorussie auraient fomentés l’attentat dans le métro de Minsk.

La tentation est forte, connaissant le président Alexandre Loukachenko, d’appuyer cette probabilité qui justifie l’emprisonnement et la répression sévère des opposants à l’autoritarisme de ce gouvernement. M. Loukachenko n’a-t-il pas affirmé, en l’absence de toutes preuves et dès la connaissance de cet attentat que cette explosion était une tentative de déstabilisation du pays.( N’oublions pas que des sanctions diplomatiques et économiques couvrent les rapports tendus de ce pays avec l’Europe et autres pays.)
Le conseil de l’Europe, les ministres dont les dossiers couvrent les partenariats européens, s’insurgent avec insistance l’abolition de la peine de mort. L’Europe et un grand nombre
d’États-Uniens et Canadiens appuient cette demande qui va de soi.
Nous comprenons d’après le rapport de Madame Veronika Dorman de RFI et le texte du Nouvel Observateur, que les mères de ces hommes sont été avisées par une simple lettre… Madame, votre fils a été fusillé et nous ne savons pas où ils ont été enterrés… c’est vrai que l’on ne peut s’attendre à une quelconque compassion de la part de ce genre de gouvernement… je ne sais pas si le terme ‘barbare’ est un qualificatif assez fort.
Nous espérons que la peine de mort sera un jour abolie en Bielorussie et que le système judiciaire sera conforme aux lois occidentales et sortira d’une époque communiste révolue, époque pendant laquelle le KGB faisaient payer la balle qui avait tué le père, le frère, l’oncle ou la soeur d’une famille.
Nous offrons nos sincères condoléances aux familles de ces hommes, nous comprenons leur grande peine.






