Sans argent la Croissance n’est qu’une Maladie.
Par Éric E.G. NOGARD               Â
« Elle est souvent aveugle, la Fortune dit-on.
La Bête, le Bon, la Brute, tous soupirent après elle.
Elle peut tout vous donner, jusqu’à la déraison.
Mais à l’effaroucher, on lui donne des ailes. »
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Nonobstant le fait que les intérêts de la Dette Française outrepassent les possibilités de Remboursement de la France.
La Courtoisie entre Présidents et Chanceliers est une chose, la Croissance en est une autre qui, sans Argent, ne peut-être qu’une Maladie.
Son Argent, pas celui des Autres, bien entendu.
Et par les temps qui courent, bien fou qui pourrait croire que la Fourmi soit devenue prêteuse ou que la Petite Poule Rouge apprise sur les Bancs de l’École ait perdu la mémoire au point d’en être Donneuse.
Pas de Croissance sans Argent, sans son Argent à Soi, pas celui des Autres, ils sont Chats Échaudés, ils redoutent l’Eau Froide et même l’Eau tout Court.
Alors, comment faire pour avoir de l’Argent, le prendre où on le cache, c’est ça l’œuf de Colomb.
Et où donc le cache-t-on si tant est qu’on en ait ?
Tout juste sous les yeux, mais il y a des Hics :
Ceux qui jouent à regarder à regarder sans voir, et puis les Aigrefins, et puis les Grandet, et puis, et puis ceux qui n’ont rien.
Comment celui qui n’a rien peut-il prendre part à la Croissance.
Donnez à ceux qui n’ont pas, autrement que de la façon honteuse et humiliante dont on procède et cet argent versé à la base sera mis en mouvement comme le Sang Vital dans le Corps.
Le Sentiment d’être Humilié est Père de bien des Dérives, pour ne pas dire de bien des Vices.
Comment peut-on concevoir qu’un Salarié, si Haut-Perché soit-il – Directeur, Manageur – élevé à son Poste grâce aux Deniers Publics (Bourse d’Études, allocations) puisse engranger plus de Blé qu’un Ministre d’État.
A partir d’un certain Plafond à déterminer, tout excédent de Salaire devrait revenir directement à la caisse Commune.
Comment peut-on concevoir qu’une concurrence puisse être loyale entre Entreprises Concurrentes, dès-lors que les unes sont avantagées par des subventions quand les autres ne le sont pas, quelle qu’en soit la raison, Excommunication ou défaut de Piston.
La Concurrence doit être dans l’effort, dans l’imagination, dans l’Investissement Personnel de l’Entrepreneur, non dans les Subventions Dégradantes qu’il reçoit.
Comment concevoir des Thésauriseurs de Fortunes qui se contentent de faire Chanter leurs Louis, sans participer si peu que ce soit à la marche de l’Entreprise, de l’Économie.
Des mesures incitatoires devraient être imaginées pour rendre dynamiques les Fortunes au Dodo, passé un certain niveau.
C’est là que la Hargne Bolchevique est le plus à redouter.
Comment concevoir que cette Liste soit exhaustive : pour peu qu’on cherche on trouve, tant les niches sont nombreuses au Pays du Bas de Laine.
Comment imaginer qu’à faire la guerre aux Capitalistes on puisse aboutir à autre chose qu’à leur faire peur, à les faire fuir, à les rendre frileux, à les effaroucher.
Or, des Pays pour leur faire bon accueil, eux avec leur oseille, jamais ne feront défaut, autrement que selon les idiots.
Comment concevoir que certaines idéologiesPolitico-Syndicales, voire ésotériques soient sans action néfaste sur les Courants Monétaires qui, eux, n’aiment guère s’accommoder ni de la contrainte, ni de la menace, ni de l’intégrisme.
Il convient d’y prendre garde.
Bref. Si la Fortune s’accommode de certaines philosophies, les Suisses en savent quelque chose, les Monégasques et tant d’autres aussi, la Fortune redoute comme la Peste certaines mentalités, certaines idéologies bornées comme des marteaux.
Quant à l’Argent, il est là , davantage qu’il n’en faut pour notre Croissance, mais il guette avec Méfiance à l’Abri dans ses refuges.
A notre Mentalité Collective d’y penser et d’apprendre à y faire, la Croissance reviendra.
Trouvez les Causes de la fuite de Capitaux,
Trouvez les Raisons de l’Attrait qu’exerce sur eux d’autres Pays,
Tirez-en les Conséquences, notre Système Social mérite d’être Repensé.
Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.






