Montréal

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Contestation étudiante Méprise 4

22-05-2012

Contestation étudiante Méprise 4

Par Michel Frankland

 

Je continue à illustrer l’attitude bonasse de Plusieurx.  Ils ne cessent de se méprendre sur la nature camouflée des menées marxisantes.  Je poursuis à cette fin mon témoignage personnel.

Nous sommes en 1972. Je suis président du syndicat. Nous allons nous embarquer dans une grosse grève. Mais nous voulons avoir l’info pertinente à ce sujet.  Claude Paquin, prof de maths et membre de l’exécutif, et moi allons à la réunion des délégués de chaque syndicat à Québec. Nous écoutons les infos. La position patronale  est inacceptable. Il y a des orateurs naturels qui parlent de faire la grève. Ils soulèvent l’adhésion. Bientôt, Jérôme Choquette, ministre en cause (de la justice, sauf erreur) nous envoie par la tête une amende de 150 000 $ par jour pour toute personne qui  n’entrerait pas à une date butoir prochaine, et un autre 150 000 $ au quotidien (loto quotidienne négative) qui nous vise spécifiquement, nous de l’exécutif,  pour inciter les profs à ne pas rentrer. Mais tout se règle et nous entrons au travail.

Pendant cette grève, le prof maoiste,  dont j’ai parlé dans Méprise 3, fait partie de l’équipe majeure de négociation. Il nous invite à une séance.  Je comprends les désirs meurtriers de mon ami ministre à son égard. Je n’ai, je pense, jamais vu un adulte aussi «gripette» que ça. Il interrompt la partie patronale, y va en snyping  joyeux et varié, les écoeure de 36 façons.  Moquerie, quolibets, encore les armes de l’AGIT-PROP.

Quelques mois après, je vais présenter mon syndicat à un post-mortem.  J’ai oublié le nom du négociateur principal, qui nous résume ce que nous avons vécu. Il est né en France et a été plus tard fonctionnaire pour le métro. Mais il se dévoile par inadvertance. Il avoue que pour être efficace, son équipe a camouflé la vérité sur l’enjeu de la négociation. »COMMENT ÇA ! VOUS NOUS AVEZ MENTI ! AVOIR SU ÇA, ON N’AURAIT PAS FAIT LA GRÈVE !» Je me souviens d’un représentant de la CEQ dans le bout de St-Jérôme assis à mes côtés.  Nous sommes tous deux furieux. Une jeune marxiste de l’Outaouais nous tance vertement : on ne renie pas ainsi la lutte des camarades ! Bref, les marxistes à la tête du syndicat trouvaient l’occasion trop belle de miner le système capitaliste. La vérité, c’est quoi, sinon le triomphe du Grand Soir ! Si les masses laborieuses ne comprennent pas sur le coup, elles comprendront  plus tard…

Quelques mois après, un «ami de ton syndicat» veut me rencontrer. Il vient chez nous. Il me parle de la lutte du «vrai monde.» Il écoute attentivement ma réaction.  Je suis plutôt neutre sans être tendu ni négatif. Il quitte. J’y repense le soir.  Il se cherchait un militant marxiste.

Environ deux ans plus tard, une couple de syndiqués d’une autre institution et une couple du PQ, dont celui qui a été chargé de la gérance du PQ, m’invitent à faire partie d’un groupe qui étudiera le marxisme. OK.  J’achète le livre de Mao indiqué. Nous nous réunissons une fois par semaine. Après 3 ou 4 semaines, je  constate que je suis vraiment allergique non seulement à la pensée marxiste, mais aussi au climat qui s’en dégage. Fond et forme. Je dis au groupe merci beaucoup et je quitte.

Quelques années plus tard, je vais prendre un verre au Bouvillon (ça s’appelle Le Crocodile maintenant). Il est tard, environ 1h00. Ça va fermer bientôt. Nous sommes une quinzaine encore.  Des visages qui me sont assez familiers pour plusieurs.  Je vais au Bouvillon 5 à 6 fois par année. Tout à coup, ils entonnent l’hymne marxiste : «C’est l’histoire finaaale«, etc. Ce qui me frappe alors, c’est la spontanéité. Rien de préparé, «un deux trois go on chante.» Non, comme des gens qui parlent une langue étrangère et qu’ils ne voulaient pas parler en public. Mais maintenant, entre eux, ils y vont spontanément. Je suis frappé par l’aspect taupe de leur implication. Le mot d’ordre, comme maintenant dans la contestation étudiante : il serait malhabile de parler de nos convictions. Agissons au contraire sur des problèmes concrets.

Récemment, vers le début de la contestation étudiante, un journaliste revient d’un entrevue avec les chefs étudiants. Il remarque avec étonnement qu’il a entendu beaucoup de «camarade» par ci «camarade» par là… Tirez vos conclusions. Pour moi, c’est déjà fait.

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