Montréal

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Le qui paiera Economic System.

31-01-2012

Le qui paiera Economic System.
Par Éric E.G. NOGARD

Imaginons des parpaings en formation de pyramide, Khéops et Khéphren nous aidant à nous en faire une idée.

Imaginons ce qui se passerait si, nos parpaings devenaient simultanément, de plus en plus lourds et de plus en plus fragiles.

A n’en pas douter, la masse de l’ensemble se ferait de plus en plus considérable et cela ne serait pas sans conséquences.

Ne pouvant plus tenir, les parpaings de base seraient pulvérisés.

Insensiblement, imperceptiblement, le sommet de la pyramide s’abaisserait inéluctablement, inexorablement.

Les parpaings peu résistants s’effriteraient dans la masse, à n’importe quel niveau intermédiaire, mais l’ensemble tiendrait tout comme tient le mur auquel on prélève quelques moellons par voie de décèlement.

Et voilà que, quel qu’en soit le rythme, ce phénomène conduirait à l’affaissement, à l’écroulement, à la chute, à la fin de notre pyramide par écrasement de ses parpaings.

Tel est le sort de notre société, ou du moins, celui qui lui est réservé si elle n’y prend garde.

Plus question qu’on se demande si on pourra payer ce que l’on entreprend.

Plus question qu’on se demande ni qu’on sache qui paiera.

On y va tant qu’on peut… après soi le déluge.

Ne sommes nous pas devenus des Louis XV plus incorrigibles encore que le Royal Bien Aimé.

Le Qui paiera est admis comme système économique, et de lui, on ne se soucie guère.

Le tout est qu’on s’en tire.

Et pour qu’on s’en tire, tous les moyens sont bons, le tout étant de ne pas se faire avoir dans ce sauve qui peut devenu un réflexe, une religion, une institution.

Ce qui, bien entendu, n’exonère pas que, par coquetterie de langage, on se gargarise de jolis mots comme, disons-les en vrac : responsabilité, solidarité, loyauté, amour de son prochain, dignité, etc… etc.

Ne serait-ce pas cela le signe de la décadence amorcée.

Et dans la catastrophe, que restera-t-il de notre pyramide.

Et dans cet apocalypse, quelle jouissance aura le riche de ses richesses accumulées.

Nous voulons toujours plus, nous ne pensons qu’à nous, l’important pour nous étant que ce soit l’autre qui paie notre ardoise, une ardoise dont peu importe la lourdeur.

Nous voulons tous être ou paraître plus que l’autre, un syndrome qui nous va comme un gant.

C’est si bon d’être aux commandes de ce nouveau système, de ce modèle d’économie politique et morale, modèle qui, en définitive, n’est qu’un modèle d’abcès :

Tout pour soi, rien que pour soi, et que les autres paient.

Et notre abcès grossit, il grossit, jusqu’à ce qu’un jour il crève, car il faut bien qu’il crève un jour, qu’il le fasse de lui-même, ou que lui vienne un bon coup de lancette… après mille relances.

Mais alors ce jour là, et de ce bel abcès, quel pus en sortira.

Gare au pus qui sortira de l’abcès de notre bien aimé
Le qui paiera economic system.

Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.