Montréal

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Médiateurs ! A vous de Jouer.

29-11-2011

Médiateurs ! A vous de Jouer.

Par Éric E.G. NOGARD          

 

Et voilà qu’en France est institué l’Ordre des Médiateurs : Il est vrai que l’Espèce existait, mais son Ordre est nouveau.

 

De quelle Classe serait donc ce fameux Ordre des Médiateurs : de celle des Mammifères, de celle des Juges ou de la Classe des Arbitres.

 

N’est-il pas bon qu’on le sache à travers ce qu’on en dit.

 

Certes, par définition, le propre du Médiateur est de régler les litiges entre les parties, en intervenant pour l’une auprès de l’autre.

 

Mais cet Ordre apparaît à quel titre, pour assurer quelle fonction, pour répondre à quel besoin, telles sont les questions qui se posent.

 

 

A l’évidence, le Médiateur ne peut être ni un Justicier, ni un Arbitre, ni un Juge. Que peut-il donc être de nos jours.

 

 

Le Médiateur ne peut être un Justicier. Il n’a pas à faire Justice, si intense que puisse être son désir de Justice : notre Société n’admet pas le Justicier et nous ne saurions trop nous en féliciter.

 

Le Médiateur ne peut apparaître comme un Arbitre, dans la mesure où le rôle de l’Arbitre est de sanctionner sur le vif toute transgression à la règle du Jeu, ainsi sont prévenus les risques de litige.

 

Le Médiateur ne peut non plus apparaître comme un Juge, dans la mesure où la Fonction du Juge est à la fois et successivement, dans tout litige soumis à sa compétence et qu’il déclare recevable et fondé :

 

  • D’assurer la mise en balance, conformément aux règles de Droit, du Corps du litige ou du délit, des preuves, des témoignages, des circonstances atténuantes ou aggravantes, des expertises et des rapports de moralité que produisent les parties à l’appui de leur Cause. Ce rituel constituant la Mise en État de l’Affaire.

 

  • De se prononcer, eu égard à son Intime Conviction, sur ce que mettent en évidence les plateaux de la balance, étant bien entendu qu’une balance est une balance : telle une aiguille aimantée, ses plateaux peuvent se voir soumis à des champs magnétiques considérables et des plus divers.

 

Ainsi, le Politique, l’Économique, la Rue, sans compter, sans compter… avec en plus la Raison d’État, en dépit du Principe de la Séparation des Pouvoirs.

 

Cyrus VANCE n’aurait-il pas cédé à la Raison d’État en se lavant les mains de Dominique STRAUSS-KHAN pour sauvegarder l’amitié Franco-Américaine de tous les opportunismes pervers.

 

Et c’est ça, après en avoir délibéré, le VERDICT.

 

Comme on le voit, il faut être Juge pour savoir ce que c’est que d’être un Juge.

 

Bref, le Médiateur ne peut apparaître comme un Juge et ce n’est pas que l’on veuille minimiser sa Mission.

 

 

La Mission du Médiateur peut être immense et lui demander immensément.

 

Laissons à cet Ordre Nouveau, avec le Temps de sa Mise en Place, le Temps de Maîtriser ses Marques, le Temps de Prendre son Pied.

 

Dans l’attente, souhaitons lui le meilleur, dans la mesure ou, notre Société Souffrant de Tant de Carences, il pourrait pour le Bien Commun y jouer un Rôle Considérable au lieu de se révéler tel un hybride d’espèce indéterminée dont on se demanderait ce qu’il serait venu faire dans le décor.

 

Car il serait dommage que l’Ordre des Médiateurs soit une Sinécure de plus à supporter par le Contribuable déjà plus Pelé que notre Montagne, une Sinécure à offenser le Grand Saint-Pierre dont, les Misères ne font de doute pour Personne.

 

 

D’ores et déjà, nous lui souhaitons assez d’Imagination Créatrice, d’Indépendance de Pensée et de Détermination dans ses Suggestions pour combler bien des Lacunes Naturelles ou Acquises ou Forcées dans des Domaines aussi Divers que l’Administration, la Justice etc.

 

Et ce, notamment en ce qui concerne, dès lors qu’il y a préjudice :

 

–       La tombée dans l’anachronisme de certaines règles du jeu.

 

Ainsi, un Licenciement fondé sur le fait qu’un Employeur ne soit pas tenu de garder à son Service un Employé qui lui déplaise.

 

De tels jugements ont été pris hier et pouvaient se comprendre.

 

Qui de nos jours y consentirait. Or de tels cas existent avec leurs Victimes.

 

 

–       La Chute en Forclusion d’une Affaire en attente de Preuves ou Témoignages.

 

Ainsi une affaire perdue, faute de preuves ou témoignages dans les délais :

 

De tels cas sont là qui crèvent les yeux mais hélas Légalement sans Remède :

 

Une Médiation serait-elle inopportune et inopérante en Ce Cas de Figure.

 

 

–       Un Cas de Médisance rendant impossible l’Obtention d’un emploi, la victime n’ayant pu établir dans les temps la culpabilité de son Diffamateur, la Victime ignorant d’ailleurs avec quel acharnement morbide, on médisait d’elle, dans son dos.

 

Ce Cas Crapuleux existe, même si la Preuve est apportée par la Plus Haute Édilité, la Forclusion rend le Préjudice sans remède, quand pourtant la Victime est encore là, son Diffamateur aussi, au vu et au su de la Communauté Entière.

 

 

Et ces cas ne sont pas exhaustifs, la Crapule sachant faire son Profit de toute Lacune Législative qui rende Impuissant le Meilleur des Juges, faisant que trop de Victimes du Crime soient des laissés-pour-compte.

 

Bref. L’Ordre des Médiateurs a bien sa Place dans la Cohésion Sociale, par le biais du Renforcement du Sentiment de Sécurité et la Protection des Victimes dont le nombre va croissant aux Antilles Françaises, de façon Exponentielle.

 

Et, maintenant, à Vous de Jouer, Mesdames et Messieurs les Médiateurs.