Montréal

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Comment décourager les vrais syndicalistes?

26-10-2011

Comment décourager les vrais syndicalistes?

Par Jean-Paul Kozminski        

 

Réponse facile : en jouant des bras, en intimidant, en évitant de débattre démocratiquement  d’un sujet, en évitant les manifestations légales et pacifiques, et surtout en insultant et maltraitant des femmes. À ce sujet voir le rapport sur la côte nord. Au chantier de la Romaine, trois femmes auraient été fortement bousculées.

J’écoutais Madame Sylvie Déraspe qui, lors de son témoignage en commission parlementaire sur le projet de la loi 33, disait regretter l’absence d’une travailleuse de la construction, absente pour causes de blessures causées par un membre de la FTQ-Construction. Cette dame, dont l’argumentation a déplu, aurait eu des muscles écrasés à coup de bottes à cap d’acier par un HOMME, un VRAI.  Que c’est beau! Que c’est noble! Que c’est SPONTANÉ!

Pour moi, être syndicaliste, c’est adopter des valeurs : de lutte contre l’exclusion, de démocratie, de justice sociale, de protection de l’environnement, et même de rentabilité sociale et économique, etc. De ces valeurs se dégage une vision, portée par une action collective, qui place l’humain avant les profits.

Le syndicalisme, comme l’économie sociale, répond aussi, à des besoins réels : protection des travailleurs, services aux personnes vulnérables, insertion sociale, francisation, éducation, etc…

Ce que je vois aujourd’hui me fait dire que certain syndicat ne pense qu’à leur propre intérêt, à leur propre milieu, à leur seul profit. Est-ce que cette attitude contredit la mission fondamentale d’un syndicat? Pourrais-je ajouter que la lutte contre la corruption devrait-être une priorité?

Autour de moi, des travailleurs, des salariés ordinaires (pour paraphraser la litote du milieu) se disent ulcérés par ce manque d’ouverture et de désir d’assainir le milieu de la construction.

Pendant des années nous, payeurs de taxes, avons été spoliés et volés. Quand on paye un prix exorbitant pour un service, en sachant que certains s’en mettent plein les poches, et bien ça fait un court-circuit dans les neurones. Autrement dit, ça fait péter les plombs.

L’argent qui est volé, est volé à nos enfants et petits-enfants, à nos parents et grands-parents, qui ont bien besoin de services hospitaliers ou scolaires, et, bien sûr, à nous qui devons payer nos impôts sans possibilité d’évasion ou de fausses factures.

En attendant, pourrais-je dire à ces brutes, que, si leur seul argument est de frapper le corps d’une femme avec des bottines au cap-d’acier, c’est que leur cerveau est gravement atteint… Il y a-t-il assez d’argent dans les caisses de l’État pour dénicher des spécialistes pouvant soigner ce genre d’attitude?