Maître ! Levez mes doutes.
Par Eric E.G. NOGARD
Maître, Vous, l’Avocat justement connu du Barreau de Fort-de-France comme de la Martinique entière, pour votre Discrétion, comme pour votre Pondération digne d’Aristote le Sage.
Vous avez déclaré de façon constante, pour l’avoir fait, tant devant le Tribunal Correctionnel, que devant la Cour d’Appel de la Juridiction de la Martinique, dans les Antilles Françaises :
« Ma Charge est de poursuivre Alain HUYGUES-DESPOINTES,
Non pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il a dit ».
Premier Doute, NON pour ce qu’il est.
Vous sentiez-vous tenu d’exprimer une telle Réserve et de façon si Constante, quand rien ne vous y obligeait, au contraire.
Qu’avez-vous tenu à mettre en Lumière, quelle mise en garde avez-vous discrètement et nettement tenu à faire au Tribunal.
En ceci, tout en vous employant Honnêtement à l’Obligation à laquelle vous avez souscrite de plaider de votre mieux la Cause de Vos Clients, n’avez-vous pas fait Honneur à la Population Martiniquaise qui, en désertant la Salle d’Audience, s’est prononcée sur l’inanité d’un tel Procès.
Quel Aveu, Bien Cher Maître, Votre Intime Conviction a-t-elle voulu faire aux Juges par cette Mise en Garde :
Non pour ce qu’il est… car ce qu’il est exclut le Procès qui lui est fait. Maître, levez ce Premier Doute.
Deuxième Doute : Mais pour ce qu’il a dit.
Pour « ce qu’il a dit », sous réserve qu’il soit distingué entre ce qu’il a dit et « ce qu’on lui a fait dire », car on a beau dire, car on a beau faire accroire :
Celui qui veut dire – ou du moins c’est son propre – va délibérément à une oreille, à un auditeur, à un auditoire qui veuille l’entendre et donne sa becquée aux oreilles qui se tendent.
Il est douteux que tel fut le cas. En tout cas, ce cas n’a pas été envisagé, pas plus qu’il n’a été établi ni prouvé.
Et si tel fut le cas, Maître, affranchissez-moi de ce doute.
S’agissant de celui à qui on veut faire dire, c’est tout autre chose, nonobstant la raison qu’on a de faire parler, même au forcing.
- Il y-a la Démarche en elle-même comme il y a le Motif de la Démarche.
Alain HUYGUES-DESPOINTES a été démarché, c’est indéniable.
Or, le Démarché serait-il SUJET Actif ou OBJET Contraint, forcé par USURE.
- Il y a eu Tromperie dans la Motivation de la Démarche.
Alain HUYGUES-DESPOINTES a consenti à une Interview sur l’Economie.
Alain HUYGUES-DESPOINTES pas plus que quiconque n’a vu quoi que ce soit sur l’Economie à Travers la Production du Grand Reporter.
Il n’y a pas à sortir de là , BOLZINGER a Abusé DESPOINTES.
- Il y a eu TORTURE pour extorsion d’Aveux et Confidences.
Il fut déclaré et jamais démenti, ni en Première Instance, ni en Appel que DESPOINTES fut soumis par BOLZINGER à DEUX JOURS d’INTERVIEW, CAMERA au POING.
De la part d’un Grand Reporter, cela ne tiendrait-il pas de la TORTURE, cela ne rappellerait-il rien à la L.I.C.R.A.
ü   Quel Homme de Science ou de Médecine peut aujourd’hui prétendre que n’a rien d’atroce, d’inhumain et de suspect une interview (pour mieux dire un harcèlement) de deux jours en un seul-à -seul avec un presque Nonagénaire.
ü   Quel Limier peut prétendre qu’il pourrait se satisfaire du Misérable Exsudat de quelques minutes d’une Interview de Deux Jours, Caméra au Poing, surtout quand ce minable reportage ne fait en rien état de ce qui était prévu, Annoncé.
Quel Limier accepterait l’idée de la Destruction du Reste du Reportage et se contenterait de ce trognon plus que suspect de saucisson.
ü   Quel Juge ne verrait pas surgir le DOUTE de ce Méprisable Dossier dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est trop incomplet pour être digne de FOI.
Et quel Juge refuserait le Bénéfice de ce DOUTE à Qui de Droit, Attendu que : In dubio pro reo.
Maître, ce dossier m’en rappelle un autre et me laisse dans la Bouche le même Goût Amer.
Ce que je n’ai pas obtenu pour l’un, Consentez le moi pour l’autre.
Maître ! Levez mes doutes.







