Rejets par la gauche et la droite
Par Michel Frankland
Chacune de ces deux tendances de l’animal politique est absolument essentielle et fondamentale à la saine gestion de la Cité. Mais qui dit point de vue dit conviction. Et qui dit conviction implique des heurts avec les points de vue différents.
Nous examinerons d’abord des convictions tant de la gauche que de la droite – celles que je n’ai pas abordées dans mes articles précédents sur les deux axes. Ce faisant, nous traiterons de leurs rejets.
Gauche et droite, faut-il le rappeler, sont orientées respectivement vers les valeurs  collective s et les aptitudes de l’individu. La gauche voit la société comme un tout ; la droite considère d’abord la valeur individuelle. La gauche carbure à l’idéal social ; la droite table sur les qualités personnelles des individus.
D’où le conflit entre ces deux tendances sur l’importance de l’inné et de l’acquis. La gauche en met beaucoup du côté de l’acquis ; la droite est au contraire sereinement convaincue de l’inégalité génétique entre les individus. Pour la gauche, les vies ratées, les sans-emploi n’ont tout simplement pas joui de la base nécessaire à en faire des battants. La droite se dit qu’on ne peut donner à quelqu’un un talent qu’il n’a pas. Un individu de droite m’a déjà donné l’exemple suivant : un cheval qui se cabre devant deux enfants de 4 ou 5 ans provoquera vraisemblablement des réactions différentes. Par exemple, l’un des enfants n’en sera pas affecté alors que l’autre aura profit à consulter plus tard, le choc émotif ayant été troublant pour lui.
Ce qui nous amène au problème délicat de l’inégalité des groupes humains. Sont-ils différents en soi, par leur code génétique, ou faut-il conclure à un partage inégal des dispositions historiques qu’une éducation de qualité améliorera d’une manière satisfaisante ? Le commentateur politique américain Fareed Zakaria exprime clairement, bien que d’une façon quelque peu délicate, la position de la droite : «L’Afghanistan sera aussi pauvre dans 20 ans.» Il croit forcément la même chose de tous les pays pauvres. Simplement, il applique ses convictions à un pays qui ne crée pas beaucoup d’atomes crochus avec les civilisations occidentales. Son point passe alors facilement sans heurter les susceptibilités.
Dans la même optique, la droite française, Marine Le Pen à la proue, fustige les Magrébins : ils ne s’adaptent pas, leur religion est parfaitement incompatible avec nos valeurs. La gauche tient un autre discours : montrons-leur que nous les aimons, que nous les acceptons avec leur différence, et vous verrez comme ils se conduiront en citoyens responsables. Bref, la gauche croit mordicus à la bonté innée en tous. On retrouve ici une variante de la théorie du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau (l’homme naît bon ; c’est la société qui le corrompt). La droite est convaincue de l’existence de penchants héréditaires dont la force triomphe presque à tout coup des meilleures écoles. Elle se dit que de donner un de ses enfants à un crocodile, loin de l’apaiser, le rendra plus vorace.
Le rêve universel de la gauche fait de ses adeptes des passionnés, des missionnaires. La gauche, ardente comme le rêve, est plus naturellement militante. Les médias nous ont montré des groupes de gauche venus relancer de façon agressive des réunions du Parti Conservateur. D’une manière générale, la droite est plus discrète. Comme elle est axée davantage sur l’individu et qu’elle met ses efforts à analyser l’économie et la société, ces esbroufes collectives lui apparaissent un déplacement émotif.   La droite aime la loi et l’ordre. Elle n’ira pas faire de désordre chez les autres.
En somme, la gauche déteste. Elle a le poing fermé. Sus aux infidèles qui ne croient pas à l’égalité entre les humains ! La façon de rejeter de la part de la droite réside dans le mépris. La main se présente ouverte, en signe de confiance en soi et dans ses chances de victoire.
La droite trouve que la gauche a un problème de Qi et/ou désordre affectif ; la gauche est convaincue que la droite est  arrogante et sans cœur. La droite juge que la gauche n’est pas réaliste ; la gauche trouve la droite inhumaine.
La gauche est verticale ; la droite est horizontale. La gauche rêve à la justice et à l’égalité ; la droite veut promouvoir les  valeurs de la personne et l’efficacité.
Michel Frankland
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