Excès du pouvoir par la gauche et la droite (1)
Par Michel Frankland
Nous avons été confrontés, avec l’élection fédérale du 2 mai 2011, avec la notion de gauche et de droite. Comment conçoivent le pouvoir ? Quels excès de pouvoir les aguichent ?
Pour l’essentiel, la gauche perçoit le pouvoir comme une mobilisation populaire. Elle veut mobiliser les citoyens et devenir un champion pour la justice, l’égalité. Le slogan de la Révolution française est de la même eau : «Liberté, égalité, fraternité.» Le peuple au pouvoir ! Autant la gauche part d’en bas, du petit peuple dont elle désire être la voix (et la voie), autant la droite veut gérer le pays par la qualité des administrateurs. Pour la droite, cent moutons ne font pas un lion. La droite part d’en haut. Elle sera donc plus naturellement sensible à l’influx monétaire à sa campagne. La gauche ramassera un million avec 50 000 dons de 20 $ ; la droite investira du temps pour rencontrer des gens influents : il en résultera 500 dons de 2000 $. Bref, la gauche table sur la quantité des dons ; la droite, sur la qualité des montants. Obama et Mc Caine, en simplifiant quelque peu, ont représenté ces deux attitudes lors du scrutin américain de 2008.
On objectera le mouvement populaire du Front National. Voilà un mouvement de droite qui adopte vraisemblablement les modes de financement de la gauche. En fait, il s’agit d’un problème circonscrit : Le peuple français se perçoit envahi par des groupes qui s’avèrent rébarbatifs à l’assimilation. C’est donc un réflexe d’état de guerre qui motive une part substantielle de l’engouement populaire pour le parti de Marine Le Pen. La situation diffère du fonctionnement en état de paix.
J’ai signalé, dans un article sur la gauche, que cette attitude politique ne pose jamais sérieusement la question du coût de son programme. La gauche ne se préoccupe guère, dans les faits, de gestion financière. C’est pourquoi les partis de gauche, une fois au pouvoir, sont plus que les autres sujets aux déficits considérables. La gestion prudente connote davantage la droite. L’élection fédérale de 2011 en fournit un bon exemple. Les personnes qui en mettent beaucoup du côté d’une gestion mesurée se sentent davantage en syntonie avec le Parti Conservateur ; celles qui trouvent qu’il convient de mettre l’accent sur les familles et les conditions de vie, en mettant moins d’emphase sur les coûts et la réduction de la dette, voteront plus naturellement pour l’un des partis de gauche.
D’où deux excès. La gauche ne tient pas assez compte de l’argent ; la droite le vénère. La gauche ne saisit pas naturellement (sauf dans ses feuillets électoraux) que l’argent concrétise les grandes choses de la vie : l’amour, le bien-être nécessaire à l’épanouissement, la paix, la sécurité. Le travail. Enfin, les grands axes de la vie. Le film Elvira Madigan l’illustre. Voilà deux jeunes amoureux, beaux, rayonnants de vie, de tendresses. Ils partent à l’aventure, circonstance romantique typique. Mais bientôt, ils manquent d’argent. Ils n’ont plus rien à manger. Pas un sou pour louer une chambre. Et l’inévitable se produit : tensions, chicanes, séparation. On ne vit pas d’amour et d’eau claire. En fait, les gens de gauche, dans leur vie personnelle, gèrent assez souvent leurs finances personnelles d’une manière décente. Mais cette prudence ne se traduit pas en politique.
Parce que la gauche conçoit la politique comme un idéal. Que le peuple ait tout ce qu’il faut ! La vie réussie ne doit pas être seulement le privilège des riches. Il y a dans la gauche une méfiance naturelle du succès financier des riches. Ils ont sûrement dû voler pour réussir aussi bien ! À telle enseigne que les programmes de la gauche contiennent souvent un article qui affirme qu’il faut taxer les riches davantage. L’État est perçu par la gauche comme le Grand Pourvoyeur. Le déficit ? C’est plein de comptables au gouvernement. Ils arrangeront ça !
Le deuxième volet, au prochain numéro, terminera l’analyse de la gauche et traitera des excès de pouvoir de la droite
Michel Frankland
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