Gloire à CAESAR!
Par Eric E.G. NOGARD
Un « Gloire à César » qui sonne comme un « High Hitler ».
Un Gloire à Caesar plein de conviction, de Foi et d’Ostentation pour Créer le Climat.
Un Gloire à Caesar refusé par les autres qui savent ce qu’Aduler veut dire et ce qu’il en Coûte.
C’est que, même la réalité du Bûcher n’a pas toujours su Convaincre ni Forcer.
En fait, de quoi s’agit-il, étant bien précisé qu’il ne s’agit en rien d’une Personne EN SOI, mais d’un phénomène qui consiste au Culte de l’Individu entrepris dès l’Enfance de la Façon la plus Inconsidérée comme ce fut déjà le cas : Hitler – Staline – Duvalier –Castro… l’Enfer au bout du Compte et puis CESAIRE… Ça recommence !
Ça recommence après qu’on ait si souvent dit « Plus jamais ça ».
Que son nom figure au Panthéon Français pourquoi pas : toutes les choses de la vie sont-elles à portée de toutes les compréhensions.
Sans compter qu’ici-bas, quoi qu’on puisse considérer, il y a ceux qui aiment – c’est bien leur droit – et ceux qui n’aiment pas, et cela pourquoi pas.
N’est-ce pas assez dire que nous n’aimons pas, non pas Aimé Césaire en soi, mais la Césairite aiguë qui en est faite, quoi que peu nous importe qu’on la fasse : nous comptons pour si peu, mais, n’en est-il pas autrement « des Jeunes qui viennent ».
Que le Cul-Terreux aime la glaise, n’est-ce pas son affaire… son Plein Droit.
Mais qu’on astreigne et condamne l’autre, dès son enfance, à s’y soumettre… Pouah.
Nous n’aimons pas l’astreinte qui est faite, dès les bancs de l’Ecole, à Idolâtrer quoi que ce soit, ni qui que ce soit, c’est une affaire d’éthique.
Certains Terrains devant demeurer, et Neutres et Vierges jusqu’aux études secondaires avancées, les exploiter avant nous semble prématuré, relever d’un pernicieux conditionnement.
Car quoi, en quoi CESAIRE s’est-il jamais révélé Plus qu’un autre.
Certes, bon élève il le fut, mais tant d’autres le furent aussi, tant avant, tant après : notre grand’ homme aurait-il été un SURDOUE ?
Il fut bon Etudiant, mais pas tellement que ça, il rata sa sortie d’E.N. Sup.
Il fut Grand Ecrivain, mais pour qui ? Prend-on tellement que ça plaisir à le lire.
Admettons qu’il fût un Patriote. Quel Ennemi vainquit-il et quels furent ses vaincus.
Aurait-il « bouté » quiconque hors de Martinique ou vaincu une quelconque Armada.
Fut-il notre Garibaldi, la Martinique se serait-elle faite d’elle-même ?
Sa Plume Française fit beaucoup pour lui, et que ne doit-il pas à sa peau de Sang Mêlé : s’il donna (et il le fit certainement), que ne reçut-il pas en Retour.
Admettons qu’il fut un bon Administrateur : Fût-il Roi, qu’eût-il pu faire sans la Départementalisation, ce Protectorat Français porteur d’Emplois dans tous les domaines : que soient prises à témoin les Générations d’avant 1945.
Sans la Départementalisation, qui fit sur nous tomber des SOUS comme s’il en Pleuvait, qui ouvrit des Emplois « en veux-tu, en voilà ».
Qu’aurait fait CESAIRE de mieux que LETCHIMY en cette Période de Crise et de Délinquance : LETCHIMY fit de Fort-de-France une BELLE VILLE quand ceux qui prétendent aimer CESAIRE la salissent la vandalisent « de leur mieux » !
Admettons qu’il sut Ecrire, car il faut l’admettre, il maîtrisa l’Ecriture Française…
Mais aima-t-il la Martinique plus que ne l’a aimée ou plus que ne l’aime tout autre Martiniquais Authentique.
Peut-être Aimé CESAIRE fut-il de l’Ecole d’André BRETON, un SURREALISTE.
Or, de nos Performances Littéraires au Surréalisme, la Route est encore longue… Rébarbative.
S’agissant de la Dignité, que le Martiniquais qui doit la sienne à Césaire « lève le doigt » et il lui sera dit « c’est fort bien, voire tant mieux ».
En revanche, nous ne pensons pas que la Martinique doive à Césaire plus que Césaire ne lui doit.
Dans quelque Domaine que ce soit, chacun faisant de son mieux pour son Pays.
Admettons donc avant de Clore, qu’il y a Grand Danger à laver les Cerveaux, depuis les bancs de l’Ecole, d’une Idolâtrie dont les arrières pensés semblent se lire en filigrane et autoriser à redouter le Pire.
Le propre de l’Adulateur est de faire le lit de la Dictature… de l’Enfer… donc en GARDE.







