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Le prosaïsme veule et à courte vue de nos architectes politiques a converti Haïti en une entité chaotique ingouvernable. Cette épithète odieuse, relevée dans le glossaire des mondialistes, sert à étiqueter les pays pauvres où les problèmes sont devenus insolubles. Au nom de la solidarité internationale, ils peuvent déclarer forfait et leur enlever la liberté de se gouverner eux-mêmes comme peuples souverains et indépendants.  Comme des faucons qui s’abattent sur un cadavre en décomposition, nos leaders s’acharnent sur les élections sans tenir compte de l’environnement politique. Ils ne font preuve d’aucune indépendance de pensée et s’alignent en direction du vent le plus propice qui puisse les porter sur le fauteuil présidentiel. A force de compromis et de compromissions, ils ont perdu le sens de la dignité et de l’honneur.  La banalisation de l’espace politique haïtien par des leaders avides de pouvoir nous a conduit au bord du gouffre. La mesure unitaire de la politique haïtienne maintenant c’est le tragique. Tout le monde en boit et s’empiffre. C’est pourquoi il n’est pas toujours prudent d’accuser une seule équipe politique dans ce marathon vers le Palais national. L’auréole de gloire, en bout de ligne, sera certainement décernée au leader qui aura accumulé le plus grand nombre de bêtises c’est à dire celui qui aura occasionné par l’intermédiaire de ses chimères le plus de casses, brûlé et tué le plus grand nombre de nos compatriotes.  Qui pis est nous n’avons aucun cadre de référence nationale. L’Eglise Catholique qui autrefois servait de rempart est en défection. La violence actuelle est le ressac moral de la plus cruelle doctrine chrétienne diffusée en Haïti: la théologie de la libération. En effet, l’engeance lavalassienne a reçu son baptême de feu en 1985 à la faveur de l’année eucharistique et mariale. L’Eglise Catholique, dépositaire de la morale, par le biais de la Conférence Episcopale d’Haiti, dans une situation aussi triste, aurait dû, comme jadis, prononcer le mot juste pour apaiser la tempête.  Malheureusement nos ecclésisatiques ne jouissent d’aucune crédibilité. Ils ont allumé le boucan et continuent à le tisonner. Le Curé de Petite Place Cazeau fut jeté en prison pour des activités subversives. L’Archevêque de Port-au-Prince fut mis à l’index pour ses penchants de déchouqueur. Quant à l’Evêque de la Grand’Anse il fut connu comme le loup noir, maître des eaux déchaînées, des vents, des tempêtes et sans conteste du Rache Manyok. Les Caritas diocésaines furent les rampes de lancement de la lutte armée avec leurs TKL.  Qui pis est les FAD’H qui ordinairement nous réservaient un dernier carré de sécurité et écartaient le pays in extremis de l’hécatombe est renvoyée par le Prêtre-Président. Bill Jefferson Clinton a grandement contribué au chaos qui sévit actuellement en Haiti. Qu’est-ce que le Co-Président de la CIRH a encore à dire au Peuple Haitien? Non seulement il a détruit le riz de l’Artibonite pour le remplacer par le riz de l’Arkansas, mais encore il a fait débarquer 20.000 soldats américains pour mettre en déroute l’Armée d’Haiti et restaurer Aristide au Palais National. Jusqu’à  présent l’Administration Obama, sur le plan factuel, n’arrive pas à retracer les 4 milliards de dollars investis en Haiti au retour d’Aristide dans la première moitié des années 1990. Finalement les Christo-marxistes avec la démobilisation de nos soldats ont complété le triangle de la mort. Maintenant il n’y a aucune Institution Nationale capable de nous secourir en plaçant le mot juste.  Ce vide créé par l’esprit de méchanceté et de déchouquage du Clergé Catholique haïtien a forcé l’ONU à deux reprises à débarquer ses troupes en Haïti. Pour le pire ! Vouloir implanter la démocratie au sein de la misère et en pleine période de troubles politiques c’est ouvrir la brèche aux bandits. Ils en profitent pour confondre les revendications politiques avec l’aura de leur déviance sociale. Les narcotrafiquants, les gangsters et la gent menue et ailée joignent leurs voix à ce capharnaüm.  La présence étrangère loin de nous aider à alléger nos problèmes les complique. Nos leaders politiques, rongés par leurs ambitions politiques, restent sur le caniveau à compter les étoiles du ciel en attendant les mots de Washington ou du Quai d’Orsay. Haïti a besoin d’un Homme qui porte bien son pantalon ou encore d’une femme qui n’est pas niquée ni paniquée. Il nous faut une nouvelle incarnation de Dessalines ou de Marie Jeanne pour relever le gant.  L’atmosphère sulfureuse de la scène politique haïtienne nécessite au Palais National la présence d’un chevalier sans peur et sans reproche, un duc d’antan qui doit être capable de:
- dire non à la poursuite de la politique suicidaire de la Communauté Internationale et des USA en Haiti,
- rétablir l’Armée d’Haïti dans ses fonctions de garantir la sécurité des vies et des biens,
- déclarer l’état de siège pour un nettoyage à sec en bonne et due forme,
- suspendre les garanties constitutionnelles,
- décréter le couvre-feu afin de permettre au moins aux gens de dormir tranquillement
- adresser une lettre de plaintes au Vatican contre les vendeurs du temple afin de les mettre en laisse
- déclarer hors la loi les fauteurs de troubles et spécifiquement les chimères qui sèment le deuil
- mettre l’appareil judiciaire en branle contre les criminels de grands chemins,
- freiner l’appétit gourmand de la famille Clinton qui veut tout rafler en Haiti, même notre espace.
A quoi sert-il de vivre si ce n’est que dans la misère, la honte de la soumission totale aux étrangers. Pour grands que soient les Héros de l’Indépendance, ils étaient des hommes et des femmes comme nous ! Le pays a besoin d’un Louis Jean Beaugé capable de le dégager des liens de la servitude dans laquelle le maintiennent les chimères prévalassiens avec la bénédiction du Clergé Catholique, sous les regards indifférents et même moqueurs de la Communauté Internationale. Nous n’avons plus besoin de ces Chefs de gouvernement pleutres et péteux qui font « Trois petits tours et puis s’en vont » avec les caisses publiques. Souvent le mal porte sa guérison, principe du vaccin! Il faut prendre les mesures appropriées aux circonstances. Chaque période de l’histoire engendre ses héros. Actuellement Haïti est à la recherche de ce Spartacus noir prédit par l’Abbé Raynald.

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