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PLUS QUE TROIS JOURS AVANT SA SIGNATURE A NEW YORK

17-12-2018

Le pacte de l’ONU qui vise à rendre les migrations plus sécuritaires (adopté à Marrakech (10 et 11 décembre 2018)
PLUS QUE TROIS JOURS AVANT SA SIGNATURE A NEW YORK

par Agnès Dévarieux

Le 19 décembre 2018, cent cinquante-neuf gouvernements se préparent à signer le pacte de l’ONU sur les migrations, sans avoir consulté au préalable leurs peuples respectifs. Le pacte prétend promouvoir « des migrations sûres, ordonnées et régulières (!).» Il est présenté avec complaisance par nombre de médias comme juridiquement non-contraignant et invoque la souveraineté nationale comme « principe directeur ».

 

En fait ce pacte est un exercice parfait du cynisme et de l’hypocrisie ambiante. Parmi les objectifs de l’article 17 du pacte citons :

 

Objectif 2 : « sensibiliser et informer les professionnels des médias sur les questions migratoires et la terminologie adaptée »

 

Commentaire : Remarquez bien le terme choisi de « terminologie » Nombre de médias semblent confondre « migrants » (illégaux, sans respect pour les lois en vigueur) et « immigrants » (légaux ayant suivi le processus de demande et d’acceptation du pays choisi).

 

Objectif 3 : « [cesser] d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants »

 

Commentaire : L’objectif 3 est sensiblement le même que l’objectif no. 1. Dans celui-ci, les médias sont simplement directement visés. Surprenant quand on considère qu’ils se font déjà la voix des gouvernements qui les subventionnent. De nombreuses tentatives des élus pour museler ceux qui n’adhèrent pas à la pensée unique sont déjà en place. Réseaux sociaux et certains médias en font déjà l’expérience.

 

Objectif 4 : que les « prestataires de soins de santé […] fassent cas des spécificités culturelles [des migrants] dans le cadre de leur pratique », d’« allou[er] aux établissements […] fréquentés par une forte proportion d’enfants migrants des ressources destinées à financer des activités d’intégration », la « reconnaissance mutuelle des diplômes étrangers [pour] […] une harmonisation à l’échelle mondiale »

  1.  

  2. Pourquoi Emmanuel Macron tient-il tant à signer ce pacte alors qu’en «2016, une loi a été votée pour « mieux accueillir les étrangers » selon les termes du Ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve (Le bien public 18/02/2016). Dans son livre La France interdite, Laurent Obertone ajoute que :

Cette loi comprenait entre autres:

 

  • La création de titres de séjour pluriannuels (de 2 à 4 ans)


  • La possibilité de demander une carte de résident valable 10 ans une fois la durée de validité du titre de séjour épuisée.


  • Le droit de venir se faire soigner en France si le traitement médical approprié est inaccessible dans le pays d’origine.

  • Un titre de séjour provisoire pour les parents d’un enfant étranger malade soigné en France.

Laurent Obertone cite l’ONU qui établit que: « le nombre d’Africains, qui a dépassé le milliard d’individus, aura doublé en 2050 et quadruplé en 2100. Une tempête migratoire dont les quelques millions d’individus présents en France ne sont que la première goutte d’eau. » (La France interdite –page 61)

  1. Pourquoi insister sur le qualificatif « non contraignant » sinon pour rassurer et endormir le bon peuple.

  2.                                                                                                                                                                                                                                      Je n’ai pour ma part jamais vu un document être signé sans engager la responsabilité du signataire. Parlez-en aux banques.

 

Tous les objectifs « suggérés » impliqueront de lourdes dépenses additionnelles aux pays pour la plupart déjà fortement endettés. Ce pacte ne propose aucune solution pour endiguer le déferlement humain actuel, ni résoudre les problèmes engendrés.

 

Combien de migrants serons-nous capables de recevoir, d’héberger, d’intégrer? Les gouvernements signataires se sont-ils fixés un seuil maximal? Y ont-ils seulement pensé?