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EAT FAT, GET THIN du DR MARK HYMAN (1)

13-04-2017

EAT FAT, GET THIN du DR MARK HYMAN   (1)

 

par Michel Frankland

Vous recevrez plusieurs articles rédigés à partir du livre du Dr Mark Hyman,
Eat Fat, Get Thin. On se souvient des articles sur la superimmunité, proposé par le Dr Furhman. C’était alors le meilleur livre que j’avais lu en nutrition. Le bouquin de Hyman m’apparaît meilleur encore. Les fondements biochimiques, assurant la solidité de l’analyse et portant sur tous les aliments étudiés, confèrent à cet ouvrage un intérêt certain. Je suis convaincu que vous recevrez des renseignements qui changeront certains aspects de votre alimentation.

Voici le premier de ces articles.

Le livre porte en exergue une citation du président Kennedy :

For the enemy of truth is very often not the lie – deliberated, contrived and dishonest – but the myth – persistent, pervasive, and unrealistic. Too often we hold fast to the clichés of our forbears. We subject all facts t a prefabricated set of interpretations. We enjoy the comfort of opinion without the discomfort of taught.

En effet, un des clichés véhiculés par une médecine qui semble ancrée dans le bon sens consiste à rappeler un fait apparemment indéniable : plus on mange de gras, plus on ingère de calories ; la viande contient clairement moins de calories. Il faut donc diminuer considérablement la quantité de gras dans notre nourriture quotidienne.

RIEN N’EST PLUS FAUX, affirme Hyman. Le kérygme médical de Hyman prouve le contraire. PLUS VOUS MANGEZ DE GRAS, PLUS VOUS MAIGRISSEZ.

Il n’est pas le seul à penser ainsi. En 2015, le US DIETARY GUIDELINES ADVISORY COMMITTEE a exonéré le cholestérol et a supprimé toute limite aux matières grasses – excepté les gras saturés. Avec les clichés préfabriqués, pour reprendre les termes de John F. Kennedy, en supprimant les gras, et en oubliant que le sucre constitue le poison le plus fréquemment ingéré, nous avons créé, de façon exponentielle, une population obèse, diabétique et cancéreuse. Bref, un des périls d’une diète faible en gras consiste dans le désir biologique de compenser par des matières énergisantes – des produits bourrés de sucre…

Hyman s’est basé sur plusieurs faits. D’abord, ses 20 000 patients. Également, plus de 1000 personnes qui suivent sa diète riche en gras. Résultats pour le moins excellents !

Mais attention ! La réalité alimentaire n’est pas simpliste. Il montre les limites de ce qu’il qualifie de « nutritionisme ». C’est-à-dire l’isolation des aliments par apport pointu : les vitamines, les gras, les glucides. Mais chaque aliment constitue un ensemble complexe, contenant certains types de gras, de glucides, certaines vitamines dans telle proportion, etc. Précisions là-dessus plus loin.

Il précise qu’il y a plusieurs sortes de gras. Certains sont nocifs ; d’autres nous sont bénéfiques. Il décrit ainsi la chimie des gras. Ils sont faits d’atomes de carbone, d’oxygène et d’hydrogène. Ces chaines moléculaires varient en longueur et selon le nombre de liaisons. Ainsi, les chaines contenant plusieurs doubles liaisons sont dits polyinsaturés ; s’ils n’ont aucune liaison, ils sont saturés. D’une manière générale, les gras sont formés de trois molécules. D’où leur nom de triglycérides. Ceux-ci sont surtout fabriqués dans le foie par les glucides que nous ingérons.

Ces acides gras jouent un rôle de premier plan dans le réglage des inflammations, des hormones, de l’humeur et du système nerveux. Mais justement, si nous n’ingérons pas de glucides pour pourvoir nos cellules en énergie, ce sont les gras qui prennent la relève. Et cela s’avère meilleur pour la santé. Nous avons longtemps cru que le cerveau se nourrissait exclusivement de sucre. Mais c’est faux. Le cerveau s’accommode mieux de certains acides gras et fragments d’acides gras. Si bien qu’en fonction de ces données de base, on distingue plusieurs sortes de gras. En fait, il faut comprendre que ce terme désigne évidemment des acides gras.

GRAS SATURÉ : Aucune double liaison. Il est donc « saturé » avec de l’hydrogène.

GRAS MONOSATURÉ : N’a, comme son nom l’indique, qu’une double liaison.

GRAS POLYSATURÉ : Possède plus d’une double liaison. Il est instable quand il est en contact avec certains éléments, comme la lumière, la chaleur et l’oxygène. Cela le rend dommageable à la santé.

GRAS TRANS, ou TRANSATURÉ : La double liaison se trouve à l’autre bout de la chaine de molécules par rapport où elles se situent dans les autres sortes de gras. Il n’existe pas dans la biologie humaine.

Dans le deuxième article, nous verrons que la science alimentaire s’avère plus compliqué que ça. Nous serons donc plus à même de nous nourrir le plus correctement possible.