Retour sur ce Toubib, notre Docteur Schweitzer.
 
Éric EG Nogard
Chroniqueur.
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RETOUR SUR CE TOUBIB, NOTRE DOCTEUR SCHWEITZER.

F1 : Portrait du Docteur Arthur COSTET… Il n’avait d’yeux que pour ses Patients.
Dans notre évocation du souvenir du bon Docteur Arthur COSTET, notre Docteur SCHWEITZER, chronique intitulée « Il est Minuit Docteur SCHWEITZER, Ou, Notre Docteur Arthur COSTET »publié le 07 Avril 2009 et répercutée aux États Généraux de l’Outremer, initiés par Monsieur Nicolas SARKOZY, Président en exercice de la République Française, nous avons dû choisir entre la forme de pudeur qui vous impose cette manière de Loi qui vous oblige à la discrétion sur votre propre Nom, et les exigences de la Narration, même pas Historique, mais des Faits, quels qu’ils soient, dans leur réalité, car les Faits sont les Faits, n’est-il pas Sacrilège pour l’Historien comme pour le Chroniqueur, de les escamoter.
Une pudeur qui veut qu’on s’efface des Feux de la Rampe et des Faits qui Vous concernent tant soit peu, voire beaucoup, sous peine de passer pour un présomptueux.
Que Justice nous soit rendue, nous n’avons pas joué les Ânes de Buridan entre le seau d’eau et le seau d’avoine, aussi vitaux l’un que l’autre pour le célèbre grison.
Nous avons fait un choix conforme à notre Éthique, nous avons par décence effacé notre Nom du devant de la Scène, sans la moindre velléité prétéritoire.
Mais peut-on contenter son Éthique et les Faits.
Car les Faits sont les Faits, ils ont leurs exigences, bien souvent Légitimes, au demeurant.
N’ont-ils pas eux aussi leur obstination à se faire connaître.
Et les Faits, les voilà , à la faveur desquels nous avons le plaisir de communiquer ce portrait, ces photos que nous avons pu prendre ou obtenir, comme les constatations qui ont fait notre perplexité tout comme l’objet de notre gratitude.
Le bon vieux Docteur Arthur COSTET avait un voisin et ami, un aussi bon Maître d’École que bon père de Famille et aimable pour tous.
Veuf, seul à éduquer et à élever ses six enfants, leur tenant lieu de Père et de Mère des plus attentionnés.
Il s’appelait Ange René NOGARD.
                                          
F2 :Ange René NOGARD, Maître d’École.
Et ce voisin fut vraiment l’Ange Gardien du Vieux Toubib, dans la plus Grande discrétion, entre gens qui s’appréciaient comme des Frères, surtout que l’un, devenu vieux, avait perdu la Vue tout comme son Autonomie Locomotrice.
Ange, René NOGARD se chargea des Obsèques du bon Docteur COSTET au point que de toute l’Ile on vint y assister dans le recueillement le plus ému.
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Voici encore debout la maison qu’habitait le Maître d’École, et voilà celle qu’occupait notre Docteur Schweitzer, les piliers de sa véranda si accueillante autrefois apparaissent encore sous leur tapis d’herbe et semblent défier le temps.
Leur maison ou plutôt ce qu’il en reste… deux soldats criblés par les balles de l’âge et qui cependant ne veulent pas tomber.
Même les Pelleteuses s’en sont émues et les ont épargnées dans les travaux d’élargissement de la Chaussée.

F3 : La Maison du Toubib et celle du Maître d’École… ou Plutôt ce qu’il en reste.
Un Maître d’École et un Docteur aussi bons l’un que l’autre.
Et leurs Maisons qui ne semblent pas vouloir Mourir.
D’un côté était un vaste Flowers Garden ou l’Instit cultivait roses, glaïeuls et dahlias.
Derrière un Colombier ou quatre espèces cohabitaient et une basse-cour.
Une basse-cour comme bien des Fermes pourraient, non pas s’enorgueillir, mais s’en faire un brin de joie : Canards, Dindons, Coqs et leur harem, Pintades jacassantes, jusqu’à un couple de Paons… Dans le temps, c’était rare, surtout dans un tel état de méticuleux entretien.
A l’intérieur, des Livres, que des Livres… pourrait-on dire chez l’un comme chez l’autre.
Des Livres chez-eux, quoi de plus naturel quand on y pense.
Et, puisque nous avons parlé de Livres, parlons donc de Lecture, en à peine deux mots.
Ce Maître d’École, Ange René NOGARD institua dans sa maison et obtint de ses enfants la lecture du Jeudi aux Servantes.
A l’une, Fifi, quand elle effectuait ses travaux de repassage du linge de maison.
A l’autre, Florence, alors qu’elle préparait son dîner.
C’était dans l’après-midi du jeudi, jour de congé scolaire à l’époque.
Aujourd’hui, c’eût été le mercredi… tant de choses ont changé.
Ainsi, Fifi et Florence connurent-elles Hector MALO tout comme la Comtesse de SÉGUR, tandis qu’elles ne savaient ni lire, ni écrire et qu’elles n’étaient ni Syndiquées, ni Secourues.
Isala, la servante du Docteur, ne boudait pas ces séances et même les appréciait, elle qui savait à la fois lire, écrire et compter.
Isala apprit beaucoup de son Patron et à sa mort, elle se fit « Matrone », donc Accoucheuse, à la plus grande satisfaction de générations de parturientes Gros-Mornaises.
De cela, nous rendons un témoignage ému, sur le fondement d’une source autorisée.
Même si Prosper MÉRIMÉE dans sa célèbre CARMEN avait suggéré un effort en ce sens, prenant exemple sur la Lecture pratiquée à Tolède, aux ouvrières du Tabac et bien sûr à Cuba cette fille de l’Espagne, qui d’autre qu’Ange René NOGARD a eu l’idée de pratiquer la Lecture aux Servantes, aux Gens de Maison, comme on les nomme aujourd’hui.
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Tel est l’Hommage rendu au bon Docteur Arthur COSTET par la Commune à qui il consacra sa vie dans un dévouement sacerdotal et désintéressé jusqu’à l’auto-sacrifice du nécessaire :.
Une Rue portant son Nom, dans la verdoyante campagne qui jouxte l’agglomération.

F4Â : Rue Arthur COSTET.
Un Dispensaire à son Nom et à sa Mémoire, avec son Portrait, réalisé par un Artiste Pierrotain et Martiniquais nommé Hector CHARPENTIER, en place d’Honneur.
 
F5 : Un Nom bien présent dans la Mémoire Gros-Mornaise.
Le souvenir de lui qu’aucun avatar des temps nouveaux ne saurait effacer des Esprits.
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Le Monument érigé par cette Commune à la mémoire de ses Enfants Morts pour la France.
 
F6Â : Pro Patria.
Mourir au Service de son Prochain, n’est-ce pas Mourir pour la Patrie.
Épilogue.
Comment achever cette Chronique sans exprimer notre gratitude et nos félicitations pour leur aimable courtoisie :
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Au Grand Maître de la Loge Droit et Justice, Morne Tartenson, Martinique.
Nous lui devons de pouvoir montrer à nos aimables Lecteurs, la Photographie du Maître d’École Ange René NOGARD.
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A Monsieur le Maire du Gros-Morne et à sa Municipalité qui nous ont volontiers donné accès au Portrait du Docteur Arthur COSTET, avec l’autorisation d’en prendre la photo.
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A Madame la Documentaliste/Archiviste de la Mairie du Gros-Morne qui, en plus de son Accueil, nous a aidé dans nos recherches.
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A Madame la Directrice du Centre de Soins Arthur COSTET pour son sens irréprochable de « Maîtresse de Maison ».
Et Nous, au « Cri d’Alarme », s’il en était possible.
Que notre Joie serait grande de faire l’acquisition de ces ruines et de les reproduire in situ, à l’Identique… pour que demeure la Mémoire de l’Instit comme celle du Toubib… In Memoriam.
Car certains Souvenirs ne devraient pas Mourir.
Éric EG Nogard
Chroniqueur.
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Ne Peut être reproduit – même partiellement – sans l’autorisation de l’Auteur.
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Nota : Nous ne traitons que de Faits et de Noms rendus Publics.
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N.B.: – Nous Recommandons instamment et systématiquement l’ouverture de la (ou des) pièce(s) jointe(s) à l’e-mail, sous format Pdf, les illustrations y sont incluses.
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