LE MONDE D’APRÈS

par Henri-Paul Labonté
Le monde dont je veux parler ici n’est pas celui d’après le jour J ni celui d’après la Bombe. C’est celui d’après l’élection du gouvernement Libéral du 19 octobre 2015. C’est comment moi je vois ce monde et comment je le vivrai, tout en ayant beaucoup de respect pour celles et ceux qui feront autrement.
Tout d’abord, il faut savoir que mon vote pour la candidate NPD dans le comté de Richmond-Arthabaska n’a pas été gagnant, ni sur le plan de la circonscription ni sur le plan global. Tout de même, c’est avec sérénité que j’accepte et accueille le verdict de la population votante ou non votante (Car ne pas voter est aussi un choix). Car, aussi, «le cynisme» ne fait pas partie de mon bagage.
Le nouveau député Conservateur de mon comté aura tout mon encouragement pour bien représenter ma région, afin de se débattre pour aller chercher les ressources du Canada, pour aider mon coin de pays dans son développement économique et social ainsi que durable, comme on dit ici.
Le nouveau Premier ministre, et son gouvernement Libéral, aura aussi mon appui pour faire de mon pays actuel, le Canada, un état dont je serai fier, dans le monde et partout dans son territoire, de l’Atlantique au Pacifique, en passant par une province différente des autres et qu’on nomme Québec.
Bien que de tout temps, d’une façon ponctuelle, j’ai pris des positions le plus clair possible, lors d’élections, de référendum et d’événements importants, je resterai toujours principalement dans l’action politique non-partisane. En ce sens, je ne me laisserai tirer en avant et par en haut, par aucune organisation politique, y compris celles de gauche. Conserver mon esprit critique et mon indépendance est ce qui est le plus important pour moi. Cela ne veut pas dire que je ne reconnais pas que certains doivent s’impliquer au niveau des organisations politiques. Mais certaines personnes sont plus à l’aise pour agir sur ce plan. Moi cela ne fait pas partie de mon bagage.
Moi, mon niveau, c’est l’étage du bas et souvent le sous-sol. Sur ce plan, je continuerai, comme on a déjà dit au Collectif pour un Québec sans pauvreté, à rêver, mais surtout à rêver logique. Cela veut dire: avoir toujours une vision d’un monde meilleur et surtout être en action, agir pour l’amélioration de celui-ci.
J’ai 71 ans. Je continuerai donc à être attentif sur le plan fédéral et provincial, à ce qui arrive concernant les personnes aînées. Il y a l’augmentation du supplément de revenu garanti qui est dans ma mire. Il y a aussi l’accessibilité aux médicaments. Il y a le transport Collectif. Il y aura toujours l’accessibilité à tout qui doit permettre aux personnes âgées de vivre mieux. Et concrètement, moi j’aiderai toujours, sans condition, une personne qui a de la misère, dans sa marche indépendante.
Je l’ai toujours fait. Je le ferai encore concernant les jeunes. Je serai attentif à la place qu’on fait «aux générations montantes» comme on a dit dans la campagne électorale. J’aimerai en tout cas, si je ne puis faire autre chose, qu’à tous les niveaux, des jeunes s’engagent socialement. J’aimerai aussi que la justice sociale s’applique concernant les jeunes. Pour moi, «Les jeunes» ce n’est pas avant tout l’élite. Ce sont celles et ceux «qui sont peinturés» dans le coin par le monde sauvage d’aujourd’hui. C’est ce jeune homme qui en veut à son géniteur de n’avoir jamais rien fait pour lui et qui tente désespérément de trouver son chemin. C’est cette adolescente qui a été temporairement privé de sa liberté pour quelques grammes de marijuana et qui a besoin bien plus de justice sociale que de justice tout court. C’est beaucoup de jeunes!
Ceci dit, pour moi, il y aura toujours chaque jour, quelques KM de vélo ou de ski de fond où je rêverai, bien sûr, «logique», ce qui permettra à ma sérénité de ne jamais m’abandonner. Tout ça, c’est mon monde, celui d’après l’élection mais d’un maintenant qui commence aussi.






