LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES, NOUVEAU SERMENT DU TEST
Par Michel Frankland
Wikipedia nous rappelle ce qu’était le serment du test : «Le serment du Test (1673 – 1828) était un serment qui assujettissait tous les fonctionnaires et officiers anglais et qui avait pour but d’exclure les catholiques de toutes les charges administratives. Ainsi, ceux qui professaient la religion de Rome ne pouvaient pas obtenir d’emplois de l’État ou d’organismes officiels, tout comme ils ne pouvaient pas être membres d’un jury.»
C’est exactement l’intention majeure qui m’apparaît être celle de la Charte des valeurs québécoises. Elle fait abstraction d’une religion qui a tissé en profondeur la société québécoise. Tant dans ces institutions que dans sa politique et sa sensibilité même. En ce sens, plusieurs de nos athées se reconnaissent comme «athées chrétiens».
Le titre même est de la plus odieuse hypocrisie . D’une part, il prétend promouvoir les valeurs québécoises ; d’autre part, il entend éradiquer la religion qui est intimement mariée à son histoire et à ses luttes.
Bien sûr, mensonge oblige, on affirme ses grands athéismes qu’il s’agit simplement de l’espace officiel. Il y aura quand même des accommodements… Mais justement, cette religion catholique, matrice de notre devenir collectif, est ravalée au rang de toutes les religions, voire des sectes dont la plupart ne connaissent au mieux que le nom.
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Il est hallucinant que le Québec ne s’oppose pas plus vigoureusement à  ce «Sois athée ou meurs», nouvelle inquisition menée sous la parade fallacieuse de l’identité. Sommes-nous trop avachis devant la télé ou hypnotisés par nos Ipads ?
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