Montréal

Nouvelles

Où est passée la Clef du Paradis.

30-04-2014

Où est passée la Clef du Paradis.

Par Éric E.G. NOGARD          

 

Réponse à un « obligeant ami. »

 

Comme tout autre et, selon mes moyens, Je fais ce que je peux et de mon mieux pour mon pays.

 

Infime contribution qui me coûte beaucoup sans me rapporter ce que vous croyez.

 

Eric E.G. NOGARD

 

***     ***     ***

 

 

Il est en Martinique, cette île de la Mer des Caraïbes, un adage on ne peut plus vivace et de plus grande actualité.

 

Il est dit en « Martiniquais », mais le voilà exprimé en Français :

 

« Si tu fais rencontre avec un serpent, tue-le.

Qu’il soit blanc, qu’il soit noir, un serpent est un serpent.

Tue le serpent avant qu’il te morde. »

 

 

Un adage qui devrait donner à méditer, un adage qui devrait interpeler chaque fois qu’on l’entend, tellement il peut être plus redoutable que la morsure du serpent.

 

Que nous le prenions en son sens propre, pourquoi pas.

Le serpent n’est-il pas venimeux, même si tous ne le sont pas.

 

Qu’il soit blanc, qu’il soit noir, un serpent est un serpent, tuons-le.

Ce qui veut dire que tous les serpents se valent, n’est-ce pas.

 

Cependant, lequel des deux est plus dangereux pour l’autre :

Le serpent pour l’homme, ou l’homme pour le serpent.

 

Et, dans la mesure où la vipère est venimeuse, et la couleuvre pas.

Peut-on dire que tous les serpents se valent, demandons le nous.

 

 

Mais alors, ce n’est pas tout.

 

Tentons de prendre cet adage en son sens figuré, juste en ce sens qu’il s’adresse aux bonnes gens d’une société témoins, pas de la nôtre, la nôtre étant comme l’agneau nouveau-né, sans tache et sans défaut, avec l’esprit le plus large et le plus grand des cœurs.

 

Selon l’adage en son sens figuré, la société serait faite de gens.

Les uns étant des serpents, de vrais serpents, et les autres pas, c’est possible.

 

Dès lors, ceux-ci devant exterminer ceux-là et ceux-là devant exterminer ceux-ci car, si les uns sont redoutables pour les autres, les autres ne seraient-ils pas redoutables pour les uns, selon le principe de la réciprocité, ou, si l’on préfère, de la cause et de l’effet.

 

Dès lors, dans cette société, serait-on tous semblables.

 

 

Hélas, ce n’est pas encore tout, le cercle pouvant être élargi à la faveur de notre adage blanc ou noir ou jaune ou bariolé de toutes les couleurs, un serpent est un serpent. So, Crush hit under your heel.

 

Certaines sociétés ne sont-elles pas des serpents pour les autres, par exemple, celle des Capitalistes et celle du paupérisme, celle des fonctionnaires et celle des ouvriers, celle de ceux qui ont du travail et celle de ceux qui sont sans emploi, ceux qui descendent des colons et ceux qui descendent des esclaves, la liste des exemples et surtout pour les myopes est loin d’être exhaustive.

 

Que serait l’humanité si notre adage n’était pas une imbécilité que contredit à la fois le fait que nous prenions toutes les sociétés pour semblables et que nous soyions assez différents pour que les uns veuillent « Fouté les zott déro ».

 

 

Ne sommes-nous pas différents les uns les autres, nos sociétés ne sont-elles pas différentes les unes des autres et, n’est-ce pas ce qui rend nécessaire et noble que les uns aillent aux autres, au lieu que nous nous enfermions dans des idées pernicieuses et stériles qui nous font prisonniers, que ce soit de nos tours d’ivoire, que ce soit dans nos ghettos de misère, ou alors, que nous mettions en culture défiance et haine des uns envers les autres.

 

Défiance et haine, ces bâtons dans les roues dont nous sommes tous coupables.

 

 

N’est-il pas temps que nous changions et que chacun fasse sur soi le petit effort sans lequel tous, tant que nous sommes, nous serons juste des faux, de mauvaises contrefaçons de l’Homme, tel que Dieu l’a voulu.

 

Sans cet effort, nous serons toujours de mauvais pauvres, de mauvais riches, de mauvais mâles, de mauvaises femelles, de mauvais petits, de mauvais grands.

 

Et, quoi que nous pensions de nous-mêmes, aucun rédempteur ne sera parvenu ni ne parviendra à effacer notre tache originelle, nous sommes tous maudits.

 

Il n’y a qu’un miracle qui puisse changer les choses :

 

Un effort sur nous mêmes sans lequel nous pourrons toujours nous demander où est passée la Clef du Paradis.

 

Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.

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