Vous avez lu «La vitrine de Noël» dans la dernière parution du Carrefour.
Par Michel Frankland
Les contes véhiculent essentiellement, à travers une histoire où l’insolite apparaît furtivement au fil de la narration, un pan de l’existence. Le conte est d’abord de nature pédagogique. Il entend dévoiler, à travers la fantaisie, voire le bizarre, une leçon sur la vie.
«La vitrine de Noël» nous livre la vanité de la mode. Un homme immobile dans une vitrine constitue un événement parfaitement neutre en soi. Il constitue l’antithèse de l’événement à  sensation, comme le seraientt le meurtre des enfants du voisin ou la morsure d’un chien par un juge. Il se transforme en attraction mondiale parce que la planète entière a soif d’insolite, bien qu’il constitue, en soi, l’anti-attraction. Mais c’est le caractère nouveau du procédé qui emporte la mise. Comme le serait le chapeau d’une star surmonté d’un perroquet parlant. Mais vous saisissez le paradoxe. Cette star est dynamique. Elle est belle, féminine, aguichante. «La vitrine de Noël», au contraire, utilise une montre parfaitement sans charisme pour mieux dégager à l’état pur la nature de la mode.
Et maintenant, que comprenez-vous du conte que voici : «Le lac»






