« Petite Nation »

par Serge H. Moïse
Détenteur certes de la vérité tranquille
Chacun de nos intellos un peu débiles
S’enferme dans sa tour du quant à moi
Et à tous les autres veut imposer sa loi
II
Sa lecture plutôt savante de la situation
Fait déjà de lui le futur chef de la nation
Il n’a pas à courir par vaux et par monts
Il est fin prêt en attendant : les élections
III
Il est chef de son parti pour toute la vie
Être remplacé lui causera de l’insomnie
Alors pas question d’élections primaires
Pareilles démarches seraient : téméraires
IV
Il se dit sociologue ou même politologue
Véritable amateur ramant dans sa pirogue
Il parle interminablement de gouvernance
Étalant de plus en plus son incompétence
V
Et on dit n’importe quoi de n’importe qui
Dans notre pays où il existe trop de partis
Lesquels disparaitront comme de la fumée
Aussitôt que les élections seront terminées
VI
L’on comprend donc qu’à chaque élection
Il se présente une ou deux sortes de larron
Et qu’au bout du compte cette petite nation
Soit encore et toujours en pleine confusion






