{"id":4387,"date":"2011-02-02T14:37:59","date_gmt":"2011-02-02T19:37:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/?p=4387"},"modified":"2011-02-02T14:37:59","modified_gmt":"2011-02-02T19:37:59","slug":"la-surenchere-de-l%e2%80%99information-%e2%80%93-conclusion-1","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/?p=4387","title":{"rendered":"La surench\u00e8re de l\u2019information \u2013 conclusion 1"},"content":{"rendered":"<p><strong>La surench\u00e8re de l\u2019information \u2013 conclusion 1<\/strong><\/p>\n<p><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-4386\" title=\"photo Michel Frankland 2\" src=\"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/photo-Michel-Frankland-23-134x107.jpg\" alt=\"\" width=\"134\" height=\"107\" \/> <span style=\"color: #800000;\"> Par Michel Frankland <\/span> <br \/><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des constantes de base de toute civilisation consiste dans sa relation au temps.\u00a0 Il est en effet n\u00e9cessaire puisqu\u2019il constitue une condition sine qua non \u00a0\u00e0 la notion de signification collective.\u00a0 Sans l\u2019histoire, il n\u2019existerait pas de continuit\u00e9, donc pas de relation entre les g\u00e9n\u00e9rations.\u00a0 Pas de sagesse. Pas de cl\u00e9s pour comprendre les circonstances particuli\u00e8res dans lesquelles se d\u00e9bat ce groupe humain.\u00a0 Serait de m\u00eame absente la prudence n\u00e9cessaire pour \u00e9viter les traquenards diplomatiques et les subtilit\u00e9s ennemies.\u00a0 Bref, l\u2019histoire fonctionne \u00e0 la mati\u00e8re d\u2019un GPS collectif.\u00a0 Elle marque la route parcourue et propose le cheminement\u00a0 le plus appropri\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l\u2019histoire, prise en charge collective du temps, rec\u00e8le une autre vertu aussi fondamentale que la sagesse. Elle procure au peuple son identit\u00e9\u00a0; de celle-ci se d\u00e9gage une certitude collective qui g\u00e9n\u00e8re paix et bonheur pour le groupe.\u00a0 J\u2019ai v\u00e9cu ma jeunesse dans ce que l\u2019on a \u00e0 tort nomm\u00e9 \u00abLa Grande Noirceur\u00bb. C\u2019\u00e9tait un temps heureux. Les familles,\u00a0 les institutions, l\u2019\u00c9glise, les cours classiques et les instituts techniques formaient un tout passablement harmonieux \u2013 en tenant compte, \u00e9videmment, des vicissitudes de la faiblesse humaine.\u00a0 En somme, au profit d\u2019une sagesse, l\u2019histoire ajoute celui, affectif, d\u2019un bonheur collectif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si j\u2019ai \u00e9crit cette longue pr\u00e9sentation en conclusion, c\u2019est pour montrer, par mode de repoussoir, que les collectivit\u00e9s elles-m\u00eames\u00a0 sont loin de\u00a0 respecter la dimension chronologique de la vie collective.\u00a0 J\u2019en donne deux exemples qui nous touchent de pr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Qu\u00e9bec,\u00a0 c\u2019est un fait reconnu, nous avons rejet\u00e9 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant la  R\u00e9volution tranquille. Par un juste retour magique des choses, cette p\u00e9riode a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9e, tel que signal\u00e9 plus haut,\u00a0 de \u00abGrande Noirceur\u00bb.\u00a0 La cause \u00e9tait instruite\u00a0: l\u2019h\u00e9g\u00e9monie de l\u2019\u00c9glise, la soci\u00e9t\u00e9 scl\u00e9ros\u00e9e,\u00a0 bref un monde abruti\u00a0 dont la R\u00e9volution tranquille \u2013 Tadam\u00a0! \u2013 allait nous lib\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons en somme\u00a0 refus\u00e9 la sagesse et le bonheur que procure un commerce f\u00e9cond avec le temps. C\u2019est pour cette raison que nous avons perdu beaucoup d\u2019ascendant sur les immigrants. Nous avons perdu la s\u00e8ve vitale. C\u2019est une perte que la raison ne voit pas toujours bien\u00a0; l\u2019instinct le saisit. Cette jeune vietnamienne, immigr\u00e9e au Qu\u00e9bec depuis environ 6 ans, brillante autant que discr\u00e8te, est assise dans mon bureau de prof au coll\u00e9gial. La mati\u00e8re r\u00e9gl\u00e9e, je lui demande comment elle per\u00e7oit le Qu\u00e9bec. Elle h\u00e9site, s\u2019empourpre. Je sens qu\u2019elle n\u2019ose pas r\u00e9v\u00e9ler un point de vue qui pourrait me contrarier. Je l\u2019assure de mon estime. Je vais accueillir tout ce qu\u2019elle me dira. \u00abOn dirait que vous \u00eates en orbite. Vous niez votre histoire. Vous \u00eates d\u00e9racin\u00e9s.\u00a0 Vous \u00eates comme amput\u00e9s.\u00bb Et dans son pays\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle me\u00a0 fournit une illustration d\u2019une tradition significative. \u00abChez nous, quand un type devient voleur, on dit qu\u2019il n\u2019a plus de famille. En effet, en tant que hors-la-loi, il est une honte pour sa famille. \u00bb Il s\u2019est coup\u00e9 d\u2019une source collective vitale. Il n\u2019a plus de famille, et, d\u2019une certaine mani\u00e8re, sa nationalit\u00e9 s\u2019en trouve amoch\u00e9e. Autre exemple,\u00a0 cette jeune vietnamienne explique une coutume chez les jeunes femmes devenues \u00abfamili\u00e8res\u00bb des soldats am\u00e9ricains durant la guerre que l\u2019on sait.\u00a0 \u00abCes filles se coupaient les cheveux. C\u2019\u00e9tait pour tout le monde un indice social \u00e0 la fois discret et tr\u00e8s parlant. Une jeune femme dans mon pays portait les cheveux longs, marque de travail sur soi-m\u00eame et de dignit\u00e9\u00a0 toute naturelle. Elles se coupaient les cheveux par respect pour leur famille. Elles ne voulaient pas que leur \u00e9tat de prostitu\u00e9e ternisse l\u2019honneur familial. Elles se \u2018coupaient\u2019 donc de leur famille par cette coupe qui voulait tout dire.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et c\u2019est parce qu\u2019on a des racines d\u00e9p\u00e9ries qu\u2019on a accept\u00e9 l\u2019hallucinant comit\u00e9 des accommodements raisonnables.\u00a0\u00a0 Un peuple bien enracin\u00e9 dans son histoire aurait tout de suite cri\u00e9 \u00e0 la tentative d\u2019assimilation. Il aurait requis l\u2019\u00e9vidence\u00a0: \u00ab Au lieu de commencer \u00e0 l\u2019envers par les accommodements, partons de nos valeurs de fond.\u00a0 Et, en regard de ces valeurs, y a-t-il besoin d\u2019accommodements\u00a0?\u00a0 Si oui, d\u00e9finissons-les pr\u00e9cis\u00e9ment.\u00a0 Sinon, que les personnes venues d\u2019ailleurs et qui refusent nos coutumes cherchent sous d\u2019autres cieux.\u00a0 Si elles se sentent en syntonie avec nous, nous les accueillerons. Nous userons du m\u00eame respect avec ces groupes qu\u2019ils en usent avec nous.\u00bb Voil\u00e0 qui viendrait d\u2019un peuple\u00a0 qui a \u00e9volu\u00e9 en continuit\u00e9 avec la mouvance historique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9racinement connote surtout le monde urbain.\u00a0 Mais dans les entrailles du peuple, on n\u2019a pas quitt\u00e9 un commerce f\u00e9cond avec notre chronologie. D\u2019o\u00f9 H\u00e9rouxville, r\u00e9action essentiellement saine, dont les urbains se sont moqu\u00e9s \u00e0 tort, tout occup\u00e9s \u00e0 la d\u00e9construction\u00a0 des racines qu\u00e9b\u00e9coises. Car il faut \u00eatre moderne, n\u2019est-ce pas\u00a0!&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au total, il n\u2019y a pas de fa\u00e7on plus respectueuse d\u2019accueillir les immigrants qu\u2019en \u00e9tant soi-m\u00eame, bien enracin\u00e9s dans sa propre histoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la deuxi\u00e8me partie de la conclusion, nous consid\u00e9rerons la fragilit\u00e9 de la perspective anglo-canadienne par rapport \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des immigrants. Nous analyserons en quoi la surench\u00e8re d\u2019information en ce domaine les dirige vers une libert\u00e9 illusoire.<\/p>\n<p>[1]<em> Mensa Canada Communications, <\/em>vol. 25, no 9, d\u00e9c. 1992, pp. 5, 8 et 9.<\/p>\n<p><strong>Michel Frankland<\/strong><br \/>site de bridge jug\u00e9 incontournable par les experts<br \/><a href=\"http:\/\/pages.videotron.ca\/lepeuple\/\"><strong>http:\/\/pages.videotron.ca\/lepeuple\/<\/strong><\/a>___________________________________________________________<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Christine Schwab<\/strong><br \/>psychologue comp\u00e9tente et extr\u00eamement honn\u00eate avec ses clients<br \/>(pas de prolongation inutile de traitement)<br \/><a href=\"http:\/\/www.cschwab.net\/\"><strong>www.cschwab.net<\/strong><\/a>____________________________________________________________<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Henri Cohen<\/strong><br \/>Un expert en pollution domestique et industrielle,<br \/><a href=\"http:\/\/www.coblair.com\/\"><strong>www.coblair.com<\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4388\" title=\"au l\u00e8che doigts\" src=\"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/au-l\u00e8che-doigts4.jpg\" alt=\"\" width=\"554\" height=\"252\" srcset=\"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/au-l\u00e8che-doigts4.jpg 554w, http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/au-l\u00e8che-doigts4-300x136.jpg 300w, http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/au-l\u00e8che-doigts4-400x181.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 554px) 100vw, 554px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<script type=\"text\/javascript\">\n\nvar addthis_config = {\"data_track_clickback\":false,\"data_track_addressbar\":false,\"data_track_textcopy\":false};\n<\/script><script type=\"text\/javascript\" src=\"\/\/s7.addthis.com\/js\/250\/addthis_widget.js#pubid=a457a6d63fb9e6ccabdde4110343bd85\"><\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La surench\u00e8re de l\u2019information \u2013 conclusion 1<\/p>\n<p> <span style=\"color: #800000;\"> Par Michel Frankland <\/span> <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des constantes de base de toute civilisation consiste dans sa relation au temps.\u00a0 Il est en effet n\u00e9cessaire puisqu\u2019il constitue une condition sine qua non \u00a0&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4387","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-accueil"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4387","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4387"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4387\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4437,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4387\/revisions\/4437"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4387"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lecarrefourdesopinions.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}