Le Colorado’s Grand Canyon nous Sépare.
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    La Chronique d’Éric E.G. NOGARD
Ne pouvons-nous pas déplorer que déjà , le Grand Canyon du Colorado (U.S.A.) nous sépare cruellement les uns des autres, nous, les français des Antilles Francophones.
Aux uns, le bénéfice d’un salaire confortable agrémenté d’une majoration de 40% assortie d’allocations, de primes, de subventions, de tickets, avec en plus la garantie de l’emploi, sous l’œil vigilant des Cerbères Syndicaux.
Aux autres, les R.S.A., les R.S.T.A., les ASSEDIC, les fin de droits, les Zombis survivant sur les trottoirs, dans – semble-t-il – la plus grande indifférence des Assistantes Sociales et des Pôles Emplois, certainement payés par l’Impôt pour se soucier des uns, pour ignorer les autres.
Cela, au nom de la Solidarité, ce mot qui sonne si bien à l’oreille et dont on se gargarise dès-lors qu’on est du bon côté social.
Qui, dans ces Territoires se laisse émouvoir par l’emploi de gens hautement qualifiés comme en témoignent leurs Grades Universitaires, à des tâches scandaleusement au dessous de leurs compétences et leur maintien dans la plus scandaleuse précarité, voire dans une exclusion pire encore que l’excommunication de si triste mémoire.
Sans compter les abus d’autorité, les avanies, les sarcasmes et les turpitudes auxquels ils sont sadiquement soumis pour les humilier jusqu’à la folie ou au désespoir extrême, quand d’autres se vautrent dans les avantages et protections tellement occultes et inavouables.
Quand cessera enfin cette Ignominie Collective et Solidaire !..
Eu égard à la situation du moment, tellement révélatrice des méfaits sociaux devenus coutumiers et comme naturels et légitimes, quand donc nous déciderons-nous à réviser et à réformer notre mentalité et nos comportements.
- Quand nous nous soignerons-nous de notre réflexe de toujours demander à l’État – avec hargne en plus – de toujours cautionner et faire les frais de nos vices qui d’ailleurs, ne nous portent pas si grand bonheur que ça.
- Quand consentirons-nous en vue du bien public, à une meilleure affectation de nos sur-rémunérations, les 40% et Cætera.
Une sur-rémunération qui n’est certainement pas étrangère à notre addiction pour tous les jeux de hasard imaginables : « grattage », Loto, Tiercé, et puis encore, et puis encore.
Vu la Situation Économique qui nous voit si près du gouffre, et vu l’urgence à rendre justice aux Victimes du Système, quand souscrirons-nous à l’idée d’affecter nos accessoires salariaux à des Initiatives d’Intérêt Public comme :
–      L’ouverture de Conservatoires propres à la Formation Artistique et artisanale qui ne soient des Politico-Bidons propres à la Planche aux Bulletins de Vote.
Le Lycée Schœlcher n’aurait-il pas eu sa Section des « Arts Appliqués » Libre de toute Infiltration Politique.
–      La Création d’une Banque Spécifique à chaque Territoire, qui, par ses prêts assez conséquents et ses taux supportables, permettrait à toute personne motivée d’ouvrir son Entreprise en faisant l’Économie d’une Subvention dont on se demande qui du désir d’entreprendre ou du bénéfice de la subvention est le plus alléchant.
–      La Contribution à l’Impôt, ce qui ferait espérer une plus grande prospérité de l’Entreprise, du Travail pour le plus grand nombre, un Impôt plus généralisé, plus justement réparti, avec en ligne de mire la suppression de ce vol à la tire qu’est ce fameux octroi de mer qui n’est connu que chez nous.
De telles initiatives ne pourraient-elles pas remplacer :
- Le Drum-drum qui nous oblige à acheter nos tambours extra-muros, à la satisfaction d’économies qui nous sont étrangères.
- Le Baragouin des BOUC-MAN (qui sonne BOOK-MAN pour faire intellectuel) et qui n’a rien de notre Créole : ce qui est un vrai Génocide par Substitution de notre Sympathique Patois, ce que CÉSAIRE n’a pas imaginé.
- L’incurie des Services Hospitaliers Publics devenus un Danger quotidien pour les Malades, malgré le bon vouloir des Médecins.
Bref, n’est-il pas temps que nous nous rapprochions les uns des autres en comblant notre Grand Canyon de nos vices, de notre sotte mentalité, comme de notre Superflu et notre Mauvais Fond.
Car enfin, la France est loin d’être pire que nous-mêmes, pour peu qu’on y regarde autrement que par les yeux d’un Césairisme d’Abrutis.
L’Abîme est là et notre choix aussi : ou nous y jetons nos tares, ou nous y sombrons tous, sans retour.
Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.
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