L’injustice du procès Turcotte
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       Par Michel Frankland
La prétendue sagesse affirme que le procès Turcotte est conforme aux principes et à la pratique du droit. Conséquemment,  affirment les tenants de cette position, il ne faut pas confondre la justice avec l’émotion primaire du peuple contre un tueur d’enfant.
Cette affirmation m’apparaît doublement fausse. D’une part, la religion étant évacué chez un grand nombre, surtout chez les intellos, la notion de culpabilité morale se trouve chez eux presque anéantie. Si bien qu’on se demande d’abord de quelle maladie souffre le criminel ; sa liberté personnelle, et la culpabilité morale qui s’en suit lors d’un crime, se trouve pratiquement évacuée.
D’autre part, l’intelligence consiste dans la capacité à gérer l’information. Or, je crois évident que le quotient est resté pratiquement le même depuis les Anciens. Mais la quantité d’informations croît d’une manière exponentielle. Si bien que les membres du jury se trouvent démunis  lorsque des sommités en psychiatrie leur lancent à la face les méandres du psychisme. Surtout que les experts engagés par la défense ont tout intérêt à brouiller les esprits du jury, naturellement dépassés par ces présentations de haut vol.
Bref, l’attitude, confortable et réductrice, de la pseudo-sagesse versus un bon sens populaire qui a conservé des racines morales et n’a pas subi la haute voltige des experts.






