La Course aux bons Derniers.
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            Par Éric E.G. NOGARD    Â
Haïti est bien une République Souveraine et ses Dirigeants sont tous des Démocrates du plus Grand Humanisme.
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Cependant, à voir comment sont partagés les Secours qui lui viennent de partout, ne pourrions-nous pas nous poser certaines questions.
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Ésope aurait garde de nous contredire en ceci :
Il fut un temps où aux Jeux d’Adresse, de Force ou de Vitesse, chacun était nommé, chacun avait son Prix, cela jusqu’au dernier.
De nos jours, mis à part ceux qui « en cours de route » en arrivent à perdre leur quille, ou à donner en plein dans un chalutier, ou à se fouler, que ce soit la cheville, que ce soit le poignet, de nos jours disons-nous, il n’y a que pour les bons Premiers.
Le Premier et les deux qui suivent, qui montent sur le Podium, empochent toute la mise au milieu des bravos et des vivats.
Quant aux autres ils sont pour la galerie, pour l’ombre, ils sont laissés pour compte.
C’est ça la course aux bons Premiers.
Si nous imaginions une Course aux bons Derniers.
Une Course aux bons Derniers serait-elle du fantasme, tiendrait-elle de la lubie, bref serait-elle du domaine de l’impossible.
En vérité, nous ne le croyons pas.
Une telle course est de l’ordre du possible et pourrait même tenir la dragée haute aux sprints et marathons, aux régates sur la Tamise comme aux tiercés du Parc de Vincennes.
Si nous imaginions ad libitum une course à l’Indépendance de la Martinique ou à son Autonomie, et que nous déclarions les paris ouverts, n’y aurait-il pas chez-nous moins de Compétiteurs que de starting-blocks au niveau de nos Leaders Politiques.
C’est qu’il n’y a pas que les rêves qui puissent devenir réalité, les idées saugrenues le peuvent tout aussi bien que celles dites académiques.
Et si nous proposions une Course aux bons Derniers, qui, selon vous, monterait sur les deux premières marches du Podium.
Sans la moindre hésitation « Martinique Province Française » placerait toute sa mise sur « P’tit Coq » et sur « Champion ».
« P’tit Coq » le MIM-iste et « Champion » le PROGRES-siste.
Car, sans avoir à consulter le marc de café ne sont-ils pas les deux premiers à savoir l’équilibre – le déséquilibre si l’on préfère – qu’il y a entre ce que la Martinique se rapporte à elle-même et ce qu’elle obtient de la France, de l’Europe, sous toutes les formes, dans tous les domaines, jusqu’à la « remotorisation » de nos Canots de Pêche pompeusement mentionnés sous l’appellation de Bateaux.
Quant aux Hôpitaux et aux Écoles, n’en parlons pas, surtout quand nous considérons tous les Impôts que nous payons, pour que nos Établissements en soient réduits à l’Aumône, qui d’un ordinateur, qui d’une autre misère, par quelque KIWANIS, LION’S, ROTARY, ou quoi encore.
A cet égard, cependant, nul, nul ne parle d’antinoblesse, d’antidignité ni d’anti « respé ».
Pourtant il fut un temps ou le Pauvre de chez-nous n’était pas un mendiant, un temps où il enseignait à ses enfants :
« Ne demande pas… refuse ce qu’on t’offre ».
Car il convient de laisser certaines générosités à ceux qui dorment sur le trottoir.
D’ailleurs, certaines pratiques sont-elles compatibles avec les exigences de la Déontologie de la Chose Publique.
Pour revenir à « P’tit Coq » et à « Champion », de même qu’ils sont en tête pour claironner ou pour trompéter « A nous l’Indépendance » !  … « A nous l’Autonomie », il y a gros à parier que si une telle course devait passer des Jeux de Carnaval à ceux du Cirque des Romains, à choisir entre le PODIUM de leurs Spécificités et la Voiture-Balai du Concours des « Nasyon », il n’y aurait place pour eux que dans la seconde, et c’est ce qu’il conviendrait de chercher à comprendre de ce qui se passe en Martinique.
La Martinique n’a-t-elle pas assez joué à la Course aux Bons Derniers sous la baguette de « P’tit Coq » et de « Champion » qui se rient de nous du haut de leur Podium.
Remarque : Nos chroniques expriment l’opinion de « Martinique Province Française », un Mouvement Français dont la consistance se confirme de jour en jour.
La Chronique d’.






