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La tempête d’irréalisme et de mensonges

01-05-2012

La tempête d’irréalisme et de mensonges

Par Michel Frankland
Cet après-midi,  je suis allé à la centrale de la Saint-Vincent de Paul chercher des livrets de bons qu’on donne aux pauvres. Ces bons sont honorés dans les supermarchés d’alimentation. Devant Bois-de-Boulogne, en attendant l’autobus, je jase avec une jeune fille qui étudie à BdeB. Elle a un de mes bons amis et ex-collègue  comme prof en français. Vont-ils voter la grève lundi ? Vraisemblablement. Car le compromis de la ministre (rallonger quelque peu la date d’échéance des augmentations des frais de scolarité) ne les satisfera pas. Car, remarque-t-elle, plusieurs étudiants ne pourront fréquenter l’université à cause de la hausse.

Je lui mets sous les yeux deux faits. Premier fait : dans le reste du Canada, les frais sont deux fois plus élevés et les statistiques établissent que ça n’empêche pas du tout la fréquentation universitaire.  Au contraire, les inscriptions augmentent.

Or, dans le conflit des frais de scolarité en fin d’hiver 2012, des leaders étudiants font croire à leurs commettants qu’un grand nombre n’auront pas les fonds nécessaires  pour fréquenter l’université. D’autant plus que la ministre Line Beauchamp a encore accordé un nouveau créneau de bourses. Il s’agissait de couvrir une zone grise : les familles trop riches pour recevoir des bourses, mais pas assez riches pour être vraiment  à l’aise dans le paiement des frais universitaires. Bref, nous retrouvons cette attitude marxiste qui ment sans vergogne et avec une conviction passionnée. Souvent, plus le mensonge est gros, plus il est gobé par les adeptes fascinés par le charisme des menteurs.


Deuxième fait : notre gouvernement n’a plus les moyens du gel des frais de scolarité. Nous sommes dans les dettes jusqu’au cou. Les banquiers soufflent fort dans le dos de notre gouvernement québécois, rappelant la Grèce, mais aussi le Portugal et l’Espagne. Nous sommes comme eux au bord de la faillite. Le Gouvernement appelle donc les étudiants à contribuer leur juste part, eux qui feront des salaires supérieurs à la moyenne des payeurs de taxe qui bossent pour les instruire. Les citoyens sont taxés jusqu’au cou eux aussi (car l’étudiante affirme une solution irréaliste : augmenter les impôts). Elle insiste sur notre mauvaise gestion : «Il faudrait d’abord mettre nos efforts à une meilleure administration de nos avoirs collectifs.» Nous en sommes là parce que mal gérés ? Sûrement.  Cependant, la situation actuelle ne permet pas d’autres solutions que la hausse des frais de scolarité, normale par ailleurs.

Ça ne la touche pas. Sa conclusion : «les Canadiens sont de culture tellement différente de la nôtre. Il faut donc faire un référendum pour l’indépendance du Québec.»  O boy ! Nous sommes en faillite d’avance avec un tel irréalisme ! Les jeunes Canadiens  protestent peu ou pas  contre les frais de scolarité parce qu’ils sont simplement plus réalistes et plus matures. Moins victimes de leurs émotions. 

Je me souviens d’un aveu de René Lévesque : «Nous sommes une race d’artistes et de petits commis.» Je cite de mémoire mais c’était sa pensée. Nous trouvons  trop rarement en nous le réalisme pour nous gérer convenablement. Mais, comme insiste un ami, nous n’avons pas assez souffert. Plusieurs peuples ont perdu leur indépendance parce que conquis ; nous n’avons pas cette référence portante. Nous n’avons d’autres identités politiques que celle de colonisés. Si nous souffrons assez, peut-être trouverons-nous au fond de nous-mêmes le jugement et la force morale pour prendre la meilleure décision, quelque qu’elle soit. Car actuellement, à cause de l’endettement faramineux et de l’irréalisme tous azimuts d’un trop grand nombre, nous ne pouvons réaliser ni l’indépendance ni le fédéralisme.

Les pauvres que nous dépannons à la SVP  en ont souvent  bavé un coup.  La vie leur a appris des vérités  que je souhaiterais voir assimiler par les  étudiants contestataires. Et par des professeurs. Et par des recteurs.


Amitiés consolantes dans cette tempête d’irréalisme et de mensonges

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