Montréal

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Oïez ! Présidentiables à la République.

08-02-2012

Oïez ! Présidentiables à la République.


Par Éric E.G. NOGARD

Présidentiables !..  Oïez.

Il s’agit pour vous d’accéder à la Présidence de la République, bonne chance à vous.

Il va s’agir pour nous de tenter de traiter d’un phénomène dont nul ne semble réaliser la monstruosité, quand cependant, chacun le constate et le touche du doigt à chaque instant qui passe : ce à quoi nos humanistes ne pensent pas, ou se gardent de penser.

Certaines Sociétés – dont la France – ne poussent-elles pas à la prolifération des enfants, tout comme le fermier s’emploie à la reproduction de son cheptel, à seule fin d’un meilleur profit…

Disons plus élégamment, pour une bonne santé économique, à tel point que notre Société soit devenue, hélas, un élevage humain propre à assurer aux dépens des uns, la fortune des autres, outrageusement.

Outrageusement quant aux profits aussi phénoménaux qu’insensés réalisés par les uns, à s’en péter vaniteusement les bretelles, mieux que l’a fait Charlie CHAPLIN dans son rôle de Charlot, faisant bisquer les mauvais riches, les méchants et les sots.

Outrageusement quant au sort fait au surnombre :

La galère, la mendicité, le trottoir, la prison, l’asile pour aliénés et, le cimetière synonyme de délivrance, de levée d’écrou.

Outrageusement, tellement semble proche le temps où, telle une portée indésirable de petits chats et personne n’en voulant, ces surnuméraires humains seront jetés en vrac, à la mer, à la rivière, dans la cuvette d’un W.C. au nom de la Sainte Humanité dont se vantent si bien tous nos grands humanistes.

La Misère qui sévit n’est pas innocente, elle est un Crime !

Bon jeu, bon argent, ne laissons pas le temps à cette Misère de s’appeler SPARTACUS, pas plus que SPARTAKUS car, cette fois-ci, le choc serait autrement plus terrible qu’il ne fut dans le cas du premier comme dans celui du second.

Chômage et Exclusion ont beaucoup trop duré et nous ne devons pas plus longtemps nous faire leurs complices, nous faisant par cela même, aussi criminels qu’eux.

La Terre n’a-t-elle pas été donnée en Héritage à l’Homme, et, quel est celui de l’Espèce Humaine qui mérite, sauf à être victime de Crime contre le Créateur, d’être frustré de sa juste et légitime part d’Usufruit de ce Bien Indivis.

Parler de Travail et parler de Richesses n’a vraiment pas de sens, à moins qu’il soit fait référence à la Terre, ce bien commun en soi.

Nul ne peut travailler sur Rien ni à partir de Rien qui ne soit à Tous.

Autrement, l’Air, l’Eau, la Terre et tout ce qu’ils renferment seraient en propre à qui ? A Adam ? A Eve ?

Nul ne peut parler de richesses sui generis pas plus que de richesses acquises autrement qu’à partir d’un Patrimoine Commun à vocation de Bien Public.

L’inventeur de l’allumette, n’a-t-il pas inventé une miraculeuse petite merveille et ne s’en est-il pas enrichi.

En revanche, le bois, le soufre et le phosphore sont-ils de lui, les a-t-il imaginés, découverts ou inventés, et qu’en serait-il sans les consommateurs d’allumettes et que serait-il sans les producteurs d’autre chose que les allumettes !.. à moins de manger ses allumettes !

C’est qu’à l’origine, chacun prélevait librement sa part de l’Héritage au petit bonheur de l’endroit, de la saison et selon ses besoins.

Hier sont apparus la notion de Propriété, le Concept du Travail, de l’Outil, de la Machine, de la Robotique.

Certains en ont fait et en font leur profit aux dépens des autres et jusqu’à l’abus.

Comme si un génie lui-même, à lui tout seul eût pu ainsi faire et avoir… tout avoir.

Aujourd’hui, nombreux, trop nombreux sont ceux qui s’en trouvent réduits au chômage, à l’exclusion, à la misère la plus noire.

Et le fossé se creuse de plus en plus entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

La Machine, fruit de la recherche à laquelle chacun a contribué de part son savoir ou par sa sueur ou par l’impôt, la Machine ne Profite qu’à des Privilégiés, les autres étant laissés pour compte.

NON ! Cette situation est Criminelle, ce Crime ne peut durer, pas plus que ne peut se concevoir le fait que ceux-là qui ont le privilège d’un salaire assuré, assorti de généreuses primes, sont poussés au nom du droit de grève à réclamer davantage quand tant d’autres n’ont RIEN.

Nous vivons dans le Crime et nous vivons du Crime.

Un Crime hypocrite que ne saurait absoudre ces petites charités sporadiques jetées par-ci, par-là, pour se donner bonne conscience.

La Misère est là et ce Crime quand il vous frappe ne vous laisse aucun droit si ce n’est celui de vous autodétruire.

Cependant tous, tant que nous sommes, nous sommes Co-indivisaires de la Terre comme de tous ses Fruits Matériels ou Spirituels et, de ce fait, nous avons tous droit à notre juste part des dividendes qu’elle engendre.

De part le Créateur, nous en sommes les Actionnaires, les Co-propriétaires, donc les co-bénéficiaires de plein droit.

Dès lors :

–    Chacun devrait percevoir de la richesse commune une part égale pour tous, qui lui permette une vie décente, qu’il ait ou non un poil dans la main, qu’il soit oisif ou pas, la machine s’étant approprié l’emploi, la machine étant le fruit de la recherche payée par l’Impôt donc par tous, faisant de chacun un actionnaire sur la richesse commune, comme il l’est en cas de Catastrophe, de Guerre, d’Apocalypse, et ce, sans discrimination.

D’ailleurs, reproche-t-on au rentier de vivre dans la totale oisiveté.

–    Chacun devant gagner en plus de ce minimum commun et sans favoritisme, au prorata de sa contribution  à la Valorisation du Patrimoine Commun, une majoration indiciaire, ce qui suppose une hiérarchie nécessaire des parts respectives, selon une grille raisonnable des revenus de chacun, du Président au miséreux, des Crésus aux Diogène, ce qui n’exclurait ni le Capitalisme, ni le Paupérisme, ils seraient Humanisés.

Telle est notre Conception d’un Monde Meilleur en espérant qu’il soit proposé mieux, un espace largement acceptable étant possible entre le Communisme aussi enragé que trompeur et le Capitalisme abusivement glouton.

Bref, un Projet de Société soumis à votre appréciation.

Faute d’y prendre garde, tôt ou tard l’Humanité le paiera cher… certaines révoltes faisant plus de ravages que les chevaux d’Attila.

Gare ! Avant qu’il soit trop tard, à notre complicité envers ces crimes que sont le chômage, l’exclusion, géniteurs de misère, des misères les plus atroces.

Gare aux manquements envers le souci de la juste part, ce souci qui devrait primer sur tout autre.

En tout cas, ne laissons pas le temps à la Misère de s’appeler SPARTACUS, elle s’y prépare déjà, à ce qu’il semble, à voir dans le marc de café.

Présidentiables,   Oïez.