Montréal

Nouvelles

Violations Systémiques des Droits de L’homme

13-04-2011

Sixième cas : démantèlement de l’Eglise Tara Puor des Ede

La plupart des montagnards sont des fidèles de l’Eglise Protestante. Mais les autorités communistes vietnamiennes ont interdit les pratiques de l’eglise sur les Hauts Plateaux du Centre. Les autorités ont cherché à réprimer, et démanteler l’eglise protestante depuis 1975 jusqu’à maintenant. L’eglise au centre de Ban Me Thuoc a été détruite par les autorités, les pasteurs et les missionnaires ont été arrêtés et emprisonnés.

Le cas le plus récemment est celui de l’eglise protestante du village Buon Tara Puor, le missionnaire Y Soai (responsable de la Jeunesse de l’Eglise) a été arrêté par les forces de sécurité depuis le 19/9/2002 jusqu’en Mars 2003. Pendant la période de détention du missionnaire Y Soai, l’eglise Tara Puor a été démantelée, les écrits saints et les biens de l’eglise confisqué. D’après le missionnaire Y Soai : “Cette méthode de répression ne vise pas uniquement l’eglise Tara Puor, mais également l’ensemble des églises dans toute la région.”

Septième cas : Répresson des manifestations des minorités ethniques sur les Hauts Plateaux du Centre

Le 14/8/2008, plus de 8000 personnes de la minorité ethnique de Jarai, commune de Lgia To du district Chu Sê, Gia Lai, les plus nombreux sont à Ia Uor, Cu Drang, Ia Sion, R’Sai, buon K’Nut, de la Commune K’rông Pak avec quelque 7000 personnes, et plus de 1000 personnes de la minorité Ede des communes Duc Co, Cu Sê, Ia Grai, Dak Doa, Gia Le, Ayumpa, Phu Thien, province de Gia Rai, commune Hleo, K’Rông Pawk, K’Rông A Nang, Lac, K’Rông Nô, province de Dak Lak, les districts de Plei Rac, Sa Thay, Honrobang, province de Kontum Buon-Tieu, Buon E-Nao, Chu M’Ngal, E’l Leo, province de Dak Lak se sont rassemblés pour manifester pacifiquement pour exiger la libération de 350 personnes des minorités ethiniques qui ont été emprisonnés en 2001 et en 2004 et la restitution des maisons, rizières, terres qui ont été confisquées par les autorités vietnamiennes et le respect des libertés religieuses. Ces 350 personnes sont en train de se dépérir en prison comme M. Siu Lul, un responsable de l’Eglise Catholique d’origine des minorités ethniques qui est décédé dans les prisons communistes, après de nombreux mois de souffrances, de privations, et de tortures. M. Siu Lul, âgé de 62 ans, domicilié au district de Chu Sê, province de Gia lai, sur les Hauts Plateaux du Centre, a été transféré au Nord dans la prison de Ha Nam depuis 2004.

Les autorités vietnamiennes ont envoyé 1500 troupes de l’Armée Populaire, les forces de police 113, les forces de police mobile, des hommes de main de gangs déguisés dirigés par le Service Secret TC2 , les forces de sécurité locales dirigés par le Commandant Nông Van Luu ont réprimé sévèrement les manifestants. Ils ont utilisé des matraques et des fouets électriques (fournis par la France) pour réprimer sauvagement les femmes et enfants, plusieurs personnes ont été blessées et un certain nombre d’autres décédées.

Plusieurs personnes des minorités ethniques ont dû fuir dans les zones montagneuses ou au Cambodge.

Huitième cas : La minorité ethnique H’Mong

Pendant les dernières années, il y a plusieurs de dizaines de milliers des minorités ethniques H’mong, fidèles de l’Eglise Protestante, habitants des provinces de Lai Chau, Lao Cai, Ha Giang, et Tuyen Quang ont dû fuir vers les provinces du Sud ou dans les zones montagneuses à cause des recherches d’arrestations pour pratiques religieuses. Un certain nombre ont été arrêtés ou détenus dans les camps de travaux forcés. Plusieurs réunions familiales ont été annulées par la force et des églises fermées.

Selon les témoins, les fonctionnaires ont tabassé M. Giang Thanh Phia à Lai Chau, jusqu’à la mort, pour son ferme engagement envers sa croyance. Le fils de M. Giang Thanh Phia, âgé de 10 ans a été également torturé jusqu’à la mort pour avoir refuser d’avouer le lieu de refuge de son père.

En Novembre 2003, les forces de sécurité ont arrêté le dirigeant de la minorité ethnique H’Mong, M. Ma Van Bay à Binh Phuoc et l’ont emmené à Ha Giang. M. Ma Van Bay, né à Ha Tay, qui a traduit la Bible en H’mong, a dû fuir au Sud Vietnam pour éviter d’être arrêté par les forces de sécurité communistes vietnamiennes.