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Le premier Prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik

14-02-2010

Le premier Prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik

Par Yves Alavo

Le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, accompagné de la présidente du jury et membre du comité exécutif, Mme Helen Fotopulos, ainsi que du président du Conseil interculturel de Montréal, M. Bergman Fleury, a décerné aujourd’hui à l’hôtel de ville de Montréal le premier Prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik à Mme Marie-Claude Barey.  L’événement a eu lieu mardi 20 octobre 2009 en présence de Mme Lise Roy-Limonchik, épouse de feu Abe Limonchik, de nombreux invités, plus de 200 personnes pour la plupart issues des réseaux des droits de la personne et de lutte à la discrimination, du développement social, représentants et membres d’organismes de promotion des droits des réfugiés ainsi que les principaux partenaires des secteurs culturel (Conseil des arts de Montréal et Diversité artistique Montréal), socioéconomique et politique. « À l’instar d’Abe-Limonchik, Mme Barey, par son engagement et son apport exceptionnel aux communautés de diverses origines, contribue grandement, depuis plus de 20 ans, à faire de Montréal une ville accueillante, inclusive et respectueuse des différences. Nous sommes extrêmement reconnaissants de son dévouement à améliorer la qualité de vie de nos citoyens et citoyennes et à faire de Montréal une ville où il fait bon vivre pour tous. C’est un honneur de rendre hommage aujourd’hui à cette digne héritière d’Abe Limonchik », de déclarer le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay.« La recommandation faite par le Conseil interculturel de Montréal prend véritablement vie aujourd’hui par la remise du premier Prix interculturel de Montréal à cette véritable artisane des rapprochements interculturels qu’est Mme Barey.  Ce moment est une autre preuve que Montréal est sans contredit une ville à échelle humaine, ouverte sur le monde, reconnaissante des apports de tous et consciente de la richesse que lui apporte la diversité », d’affirmer M. Bergman Fleury. « Je suis très fière d’avoir été associée à cette démarche depuis les tout débuts. Montréal regorge d’hommes et de femmes de conviction qui savent créer l’échange et le dialogue et façonner ce Montréal cosmopolite unique qui doit beaucoup à Abe Limonchik. Nous disposons d’un bassin de récipiendaires pour de nombreuses années, mais en tant que responsable de la condition féminine au comité exécutif, je suis très fière que ce premier Prix Abe-Limonchik soit remis à une femme, en la personne de Mme Barey », de poursuivre Mme Helen Fotopulos. Comme récipiendaire du premier Prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik, Mme Marie-Claude Barey s’est vu remettre une œuvre de l’artiste Hassane Amraoui, intitulée La tribu du soleil.

Le Prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik

Ce prix vise à souligner la contribution exceptionnelle d’un individu, d’un organisme ou d’une entreprise à l’amélioration des relations interculturelles et à la promotion de la diversité sur le territoire montréalais. Il sera remis tous les deux ans à une personne, à un organisme ou à une entreprise qui réside ou qui a son siège social à Montréal et qui œuvre sur le territoire montréalais depuis au moins cinq ans.

Comme c’est une œuvre de l’artiste montréalais Hassane Amraoui qui a été offert comme prix, nous vous présentons le peintre.

Hassane Amraoui, peintre et maître en Arts Visuels

Depuis 20 ans, cet artiste prolifique au talent exceptionnel crée et expose, en solo ou en collectif, dans les lieux les plus prestigieux en Afrique du Nord (Algérie et Tunisie surtout), en Europe (France) ailleurs sur le continent mère Afrique (en 2007, il a participé à une exposition collective à Libreville au Gabon) et aussi, ces quatre dernières années, il est présent sur la scène culturelle montréalaise.  Il est parmi les professionnels les plus remarqués de Diversité artistique Montréal (DAM) sous l’égide du Conseil des arts de Montréal (CAM).

Il est engagé dans la promotion du langage pictural ancestral des Arts Premiers jaillis de la culture Amazigh ou Berbère, fondatrice d’une expression artistique ancienne originaire du bassin méditerranéen.  Fort de cet enracinement dans les traditions profondes d’une culture transversale qui a inspiré les arts de la Renaissance et s’est mariée aux expressions arabo-berbères et négro-africaines, formé aux techniques modernes et confronté aux expressions universelles tant en peinture que dans tous les arts visuels, Hassane Amraoui s’est imposé par la qualité de ses œuvres. À Montréal, Hassane Amraoui s’est vite mis au diapason d’un mouvement culturel en mutation marqué du sceau de la diversité des expressions culturelles et des pratiques artistiques professionnelles nouvelles qui en résultent.  Il a pris part à la 6e exposition du Collectif Bain Mathieu en 2008.  Hassane Amraoui a  aussi présenté une exposition solo, intitulée Où va le monde?, à la galerie Crescent Contemporain toujours à Montréal en 2006. Hassane Amraoui a réalisé dans son pays d’origine, l’Algérie, plusieurs fresques mesurant entre 15 et 40 m dans des grottes et sur des rochers.  Entre 1997 et 2005, Hassane Amraoui a exposé dans la plupart des grandes galeries tunisiennes et algériennes, de même qu’à l’Hôtel de ville de Paris (2001).
Ses œuvres sont exposés dans différents lieux publics (édifices, hôtels, banques) dont notamment le Musée de Sapa Djerba.  On retrouve aussi de ses œuvres dans différentes collections en Europe et dans le monde arabe dont des tableaux acquis par la commission d’achat des artistes tunisiens pour la Collection de l’État.

Diplôme en arts de l’École nationale de Batna (Algérie) et de l’École supérieure des Beaux-arts d’Alger (Algérie).  Formation en photographie à la Maison de la presse d’Alger.  Il a aussi suivi de nombreuses formations et participé à des ateliers de perfectionnement technique, administratif en Europe et au Canada.