Montréal

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Quatrième proposition optimale

20-05-2010

Quatrième proposition optimale RÉUNIFICATION DU QUÉBEC

 

Par Michel Frankland

Il en va des sociétés comme des individus. L’individu doit puiser au fond de lui-même pour trouver sa vérité intérieure ; c’est à cette seule condition qu’il pourra entretenir une saine relation avec les autres.  Il en va de même des collectivités.

Le problème le plus épineux pour les collectivités se situe dans la relation entre la métropole et le reste de la collectivité. L’histoire nous montre de nombreux exemples de ces relations, tantôt réussies, tantôt assez catastrophiques pour mener à une révolution ou à la guerre civile.

Plus précisément, la métropole se trouve le lieu de relations multiples et affluentes. Elle est le siège naturel des entreprises internationales. Les immigrés s’y installent à cause de son caractère cosmopolite. Les grandes universités s’y trouvent, amenant une vie intellectuelle, des chercheurs, qui rehaussent de l’aura prestigieuse de l’esprit la métropole. Sans compter que plusieurs des brillants provinciaux venus y étudier préfèrent y demeurer. Ils apprécient l’encadrement plus propice à l’épanouissement de leur vie professionnelle.

Il n’en fallait pas plus pour que la métropole s’éloigne du reste de la collectivité. Il s’agit ici des gens «branchés», non du «monde ordinaire». Le monde ordinaire fait partie du Québec profond. Chez nous, Montréal regarde de haut le reste du Québec. «Québec profond» rime pour plusieurs Montréalais avec «Québec creux». Certains chantres de la glorification de la métropole vantent le multiculturalisme. Ou même, dans un élan de délire verbal, y vont de l’apparente subtilité, l’interculturalisme.  Rien n’est plus injuste. Rien n’est plus dangereux.

On constate d’abord une entreprise  de mépris des «provinciaux». Bergeron estime que «l’inter/multiculturalisme est une doctrine unitaire qui se fonde sur la disqualification (par la ringardisation) et la criminalisation (par le néo-anti-fascisme primaire) de la référence nationale comme pôle d’intégration des immigrés[1]

Que rejette au fond les nouveaux snobs de la métropole ? Le caractère historique de la collectivité. Sa «verticalité». On ne veut rien comprendre de l’âme populaire. De ses besoins fondamentaux. Cela en effet exigerait un sens des responsabilités, un approfondissement que le chatoyant «tout à l’instant» de la métropole dérange. Plusieurs incluent dans cet esprit arrogant  la commission Bouchard-Taylor et  son appellation de «ces Québécois d’origine française.» Ils jugent, dans leur tour d’ivoire (mais sans y voir…), que l’histoire et les problèmes liés à toute histoire de collectivité les dérangent et les agacent. Et ils en refusent le caractère national. Aussi bien, jugent-ils,  les réduire à un groupe comme un autre. C’est pour cela qu’ils ont posé le problème à l’envers. Il aurait convenu de rappeler la définition de nos valeurs nationales. Ensuite, si jamais il se posait par rapports à ces  valeurs des questions d’accommodements, on les analyse à la pièce. On ne commence par les accommodements !

Or, rien de vraiment progressif ne se fera au Québec sans une solution raisonnable au problème constitutionnel. La solution à la Harper et sa «société distincte» ne fait que pourrir le problème. L’essentiel du Québec n’est pas seulement une société distincte ; c’est une nation. Une des nations fondatrices du Canada.

Personnellement, je pense que ce sont les racines chrétiennes du Québec qui attirent la haine des illuminés et autres clercs empesés de la rectitude métropolitaine. Comme l’écrivait Scot Peck dans Le chemin le moins fréquenté, « la névrose consiste dans le refus d’une souffrance utile et légitime.» Le refus rageur et méprisant de l’histoire aux racines chrétiennes du Québec, voilà qui équivaut au refus de la fécondité des rapports. Le multiculturalisme, ou sa forme plus aérienne mais équivalente d’interculturalisme, voilà des voies assurées d’échec. Ou pire.  Cette nouvelle hypocrisie rejette l’histoire, et donc la culture authentique.

L’application à l’immigration en constitue un exemple patent. Dans la mesure où l’on réussit l’entreprise de déclassement du Québec profond auprès des immigrants, on crée de nouveaux citoyens à qui on fournit tout ce qu’on peut pour qu’ils ne s’intègrent jamais vraiment au Québec. Ou bien ces nouveaux citoyens comprendront un jour ce qui se passe vraiment. Et ils auront alors deux options. S’intégrer vraiment ou quitter le Québec vers une autre province ou aux États-Unis. Ou bien ils seront sourds à la véritable réalité québécoise, et ils feront partie de ceux qui contribueront à la création d’un climat politique insalubre, et dont les conséquences n’augurent rien de bon.

Un bon test : avez-vous vraiment compris la signification d’Hérouxville ? Ou alors avez-vous joint les esprits snobinets qui ont rejeté du revers de la main ces «demeurés de l’arrière-pays» ?…

 

D’où la quatrième proposition optimale : POUR UNIFIER LES DIVERSES COMPOSANTES DU QUÉBEC, DONT LES IMMIGRANTS, NOUS DEVONS EN PRIORITÉ COMPRENDRE ET RESPECTER L’HISTOIRE ET LA CULTURE DU PEUPLE QUÉBÉCOIS.

 


[1] À lire absolument : http://cbergeron.wordpress.com/2010/05/01/editorial-du-samedi-le-postmodernisme-feodal-du-projet-identitaire-montrealais/ ; de même, sur la «nouvelle identité bobo» : http://cbergeron.wordpress.com/2010/04/10/editorial-du-samedi-lintermulticulturalisme-et-la-nouvelle-identite-bobo/

 

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