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En évoquant « l’autonomie » de la Guadeloupe

29-11-2021

En évoquant « l’autonomie » de la Guadeloupe

envoyé par Christian Martin

LCI : Une chaîne de télévision française d’information en continu du groupe TF1.Titre : En évoquant « l’autonomie » de la Guadeloupe, Sébastien Lecornu fait des vagues

https://www.lci.fr/politique/guadeloupe-en-evoquant-l-autonomie-de-l-ile-sebastien-lecornu-fait-des-vagues-2203096.html « Voir le lien, les réactions et l’extrait ici cité): « Dans une allocution télévisée aux Guadeloupéens, diffusée vendredi, Sébastien Lecornu a expliqué que le gouvernement était « prêt » à parler de l’autonomie de l’île. Une annonce surprise qui se voulait un début de réponse à des élus qui lui ont fait savoir, au cours de réunions pour tenter de régler la crise aux Antilles, qu’ils souhaitaient « moins d’égalité avec l’Hexagone, plus de liberté de décision par les décideurs locaux », selon le ministre. « Il n’y a pas de mauvais débats du moment que ces débats servent à résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens », a poursuivi le ministre. »

Personnellement, j’ai été quelque que peu été choqué par le ton adopté pour être ferme lors de sa prestation face aux journalistes, il se présente en fait aux yeux de tous comme le Maître. Allocution terminée, il se retourne, donne le dos aux journalistes et s’en va.

Une Faute lourde, grossière pour ne pas dire « une bourde » qui exprime déjà à l’arrivée le mépris.

La réaction de certains manifestants et ou syndicalistes face à la proposition de l’autonomie a été simple et directe : L’autonomie n’a pas été demandée ni consignée au cahier des revendications.

  « Que ceux qui n’ont du monde aucune expérience sont aux moindres objets frappés d’étonnement: et puis nous y pouvons apprendre, que tel est pris qui croyait prendre. » Dixit Google

J’ai immédiatement compris la portée de cette confirmation, soit « la carotte à grignoter impliquant une diversion afin d’éviter les vrais sujets des revendications:

C’est donc « LE PIÈGE »

https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2014-2-page-23.htm ( Voir ci-dessous deux extraits)

« En théorie politique, les définitions de l’État présentent deux aspects. L’un concerne l’exercice du pouvoir par un ensemble d’institutions politiques centralisées. L’autre implique une délimitation spatiale précise du territoire sur lequel l’État exerce son pouvoir. Le premier s’est révélé fondamental dans toutes les discussions relatives aux relations entre l’État et la société ainsi qu’à l’autonomie relative de l’État par rapport à d’autres fondements possibles de la vie en société. Cependant, en théorie des relations internationales, c’est le second aspect qui a été le plus important. C’est la distribution géographique du monde en États territoriaux mutuellement exclusifs qui a servi de base à la définition de ce champ d’études. De fait, l’expression « relations internationales » suppose de mettre l’accent sur les relations entre les États territoriaux par opposition aux processus qui se déroulent à l’intérieur des frontières territoriales de l’État. Il s’ensuit que l’État et la société sont liés à l’intérieur desdites frontières, mais que tout ce qui se trouve à l’extérieur n’entre en relation qu’avec d’autres États. »

« Le piège territorial :….La souveraineté territoriale est également consubstantielle au second présupposé, l’opposition entre intérieur et extérieur. La solution trouvée par l’État au problème de l’ordre à l’intérieur de ses frontières contraste avec l’anarchie régnant à l’extérieur. Hors des frontières, on ne trouve que la lutte pour la puissance entre les acteurs individuels des relations internationales : les États souverains. Il existe entre les États un conflit d’intérêts fondamental dans lequel les gains de l’un se font au prix des pertes d’un autre à moins que, selon des conceptions plus libérales et plus idéalistes, les États ne puissent négocier de manière temporaire un régime de coopération dépassant leurs intérêts antagoniques.