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COVID-19: FAITS ET MÉFAITS. SEPTEMBRE 2020

11-10-2020

COVID-19: FAITS ET MÉFAITS. SEPTEMBRE 2020

par dr  Robert Zamore

. La COVID-19 aura marqué l’année 2020. Crise sanitaire, crise économique, crise sociale, tout ceci avec un avenir assombri, nous invitent à nous interroger sur les différentes stratégies utilisées ici et ailleurs pour combattre la pandémie. Il nous a paru opportun de relever les faits et méfaits qui ont marqué cette période, bien que la pandémie reste encore activée

À partir des statistiques de Google, des dictionnaires et autres données sur le net, nous avons dressé un tableau simple, qui montre l’impact de la Covid-19, sur une vingtaine de lieux, allant de l’Inde, avec son milliard trois cent millions d’habitants, à la Guyane Française, avec ses deux cent trente mille habitants. Ceci nous permet d’avoir une idée de la diversité et de l’ampleur de la pandémie. Bien entendu ce tableau peut être complété par d’autres rubriques, dont les fameux pourcentages. Nous avons au premier rang les populations, au deuxième rang la population à risque soit un pour cent de la population totale en moyenne, au troisième rang le nombre de contaminés jusqu’à septembre 2020, au quatrième rang le nombre de décès jusqu’à septembre 2020. Nous sommes conscient qu’il existe une marge d’erreurs dans tous ces chiffres. Mais l’essentiel est d’avoir une orientation, car le virus en cause a un polymorphisme d’expressions aussi bien pour les individus que pour les territoires et pays.

Analysons le tableau.

Le premier rang nous donne la population en ordre décroissant.

Le deuxième rang nous donne la population à risque. Il s’agit de ceux qui feront une forme grave de la maladie avec décès éventuel. En moyenne il s’agit de un pour cent de la population. Cela signifie également que le nombre de décès directement et essentiellement impliqué à la Covid-19 ne dépassera pas ce nombre.

Le troisième rang, les contaminés. Il s’agit du nombre de sujets contrôlés positifs depuis le début de la pandémie. Pour différentes raisons, fiabilité des tests, nombre de tests, il ne s’agit que d’une estimation.

Le quatrième rang, les décès. Il y aurait lieu de distinguer les décès essentiellement imputables à la Covid-19, des suites de décompensation d’affections préexistantes.

En dépit de ces imperfections, ce tableau nous permet de disposer ,tout de même, d’éléments pour une meilleure compréhension de la maladie et de son évolution.

Voyons les faits.

Une affection virale, parmi tant d’autres. Bien que de découverte récente, si nous jugeons à l’échelle de l’apparition de notre espèce, le monde microscopique, bactéries virus, levures…joue un rôle essentiel dans notre vie et notre évolution.

Ici nous sommes en présence d’une affection virale qui cible une partie de la population. Quatre vingt dix neuf pour cent d’entre nous tolère le virus. Ce qui laisse supposer un rôle, une propriété qui nous sont inconnus. Ce fait trouve une confirmation dans la contamination des porte avions américains et français. Dans la majorité des cas le virus n’altère pas notre capacité de travail. Il est accepté par la majorité d’entre nous. Ce qui explique l’absence d’anticorps et le nombre important des asymptomatiques.

Le public à risques a un profil déterminé: plus de soixante ans, des affections associées, un surpoids et depuis quelques temps, il se précise, des anomalies du système immunitaire. Ceci ne signifie pas que tous les sujets ayant plus de soixante ans auront obligatoirement une forme majeure de la maladie.

Le virus présente une contagiosité très grande, ce qui explique sa propagation rapide et l’état de pandémie en peu de temps.Il y a fort à penser qu’il existe plusieurs types de transmission.

Nous avons eu des rassemblements, sans précautions, au début et durant l’épidémie, match de foot-ball, groupes de jeunes, sans pour autant submerger les services médicaux. De même les péripéties des bateaux de croisières, les mésaventures des porte-avions américains et français n’ont pas occasionné un rush vers les services médicaux. Tout ceci nous montre le rôle du terrain. Avec ce virus c’est manifeste. En pareil cas il est difficile de distinguer les bons gestionnaires de la crise aux critères du nombre de décès ou de contaminés.

La réaction face à la covid-19. L’épidémie se manifeste en général par les formes majeures justifiant l’hospitalisation et évoluant vers les complications et les décès, alors que le virus circule depuis un certain temps chez les asymptotiques. Il se crée de la sorte une vision d’une maladie gravissime menaçant toute la population et générant une atmosphère de panique renforcée par la saturation du système de santé. Le premier réflexe en pareil cas fut de limiter la circulation du virus. Port de masques, distanciation et confinement furent adoptés par la majorité des pays. Des contrôles sanitaires furent mis en place ici et là. Nous avons oublié que la majorité de la population tolérait le virus. Le problème essentiel étant la protection du public à risques.

Une étude de notre tableau montre des différences importantes entre les pays: Viet-Nam quatre vingt quatorze millions d’habitants, mille cent contaminés, trente cinq décès, Guyane Française, deux cent trente mille habitants, neuf mille neuf cent contaminés et soixante six décès. Nous pourrons multiplier les exemples. Cela signifie que la contagiosité n’est pas le seul élément à prendre en compte pour faire face à l’épidémie. L’immunité du groupe joue un rôle fondamental et déterminant. C’est lui qui donne le tempo.

Voyons les méfaits. Le problème n’est pas leur identification, mais la recherche de leurs causes. Mais nous sommes frappés par les dégâts provoqués par la Covid-19, alors qu’il s’agit d’une affection bénigne pour la majorité d’entre nous. Nous sommes frappés par les écarts entre les pays en ce qui concerne les décès. Singapour cinq million cinq cent mille habitants, vingt six décès, Guyane Française, deux cent trente mille habitants, soixante six décès. De multiples exemples viennent conforter cette remarque. Ceci suscite deux remarques.

Des facteurs génétiques et immunitaires contribuent à la polyvalence de l’évolution de la Covid-19, en fonction des territoires. Ce n’est pas une nouveauté. Mais dans ce cas d’espèce, nous assistons à un véritable ciblage des territoires.

D’autre part il y aurait lieu de prendre en compte des éléments tels que la pyramide des âges, les mesures mises en place, dont le confinement, la composition de la population.

Un mot sur la polémique déclenchée par l’utilisation de la chloroquine. Étant donné qu’il s’agit d’une affection mineure pour la majorité d’entre nous, il est difficile de juger de l’efficacité d’un traitement préventif. Vouloir en faire un traitement curatif, utilisé dans les services hospitaliers, était soit présomptueux ou animé de la volonté de dénigrer le produit. De toute façon, ici et là des traitements furent appliqués, dont le binôme paracétamol, anti-inflammatoire non stéroïdien avec des résultats mitigés. Il ressort de tout cela que la Covid-19 avec son polymorphisme d’expressions de part le monde attire l’attention sur notre système immunitaire.

Évènements importants:

Début de l’épidémie

Confinement en Chine

Décès de chercheurs travaillant sur le virus, en Chine

Propagation du virus en Asie

Propagation du virus en Europe

Confinement en Europe avec une exception la Suède

Quarantaine des bateaux de croisières

Contamination des porte-avions

Extension de l’épidémie

Rebond lors du déconfinement

Confusion entre contaminés et malades